La maison Gobineau, ce bâtiment de forme triangulaire à la pointe sud des Allées de Tourny, est l’un des véritables « incontournables »...

La maison Gobineau, l’un des premiers cinémas de Bordeaux !


La maison Gobineau, ce bâtiment de forme triangulaire à la pointe sud des Allées de Tourny, est l’un des véritables « incontournables » de Bordeaux et est souvent comparé au célèbre Flatiron Building de New York. Le rez-de-chaussée est principalement connu aujourd’hui comme étant le Bar à Vin du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB) mais… saviez-vous que la maison Gobineau a été l’un des premiers cinémas de la ville ? 

Attardons-nous d’abord sur cet immeuble : la maison Gobineau a été achevée en 1816, construite par l’architecte Gabriel Durand selon les plans conçus en 1787 par son homologue Victor Louis, ce dernier étant également responsable du Grand Théâtre, non loin de là et inauguré en 1780. Suite à la décision de démolir le château Trompette (qui a finalement disparu pour de bon en 1818, laissant la place à l'esplanade des Quinconces), ce bâtiment a été érigé sur un terrain ainsi devenu exploitable dès 1786. Cette parcelle avait été allouée à un conseiller du Parlement de Bordeaux, Thibault-Joseph de Gobineau, pour y installer son nouvel hôtel particulier. 

Sa curieuse forme triangulaire (évoquant peut-être un navire ?) a ensuite dicté la manière dont le flanc nord des allées de Tourny et le cours du 30 juillet voisin allaient s’articuler et se développer. Vers 1920, l'architecte Raymond Mothe modifie radicalement le bâtiment – apparemment devenu un hôtel et un café restaurant à en croire les cartes postales de l’époque – en y ajoutant deux nouveaux étages, augmentant ainsi de façon conséquente la hauteur du bâtiment.

La maison Gobineau vers 1918 (avec enseignes d'hôtel et de café restaurant) et 1965 (devenue Maison du Vin de Bordeaux).
Passage aux niveaux supérieurs vers 1920. Source photo : groupe Facebook "Bordeaux, je me souviens".
À partir de 1925, la première succursale Citroën de Bordeaux a pris place au rez-de-chaussée, avant que l'immeuble de ne devienne, en 1948, le siège du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (ou tout simplement, la Maison du Vin de Bordeaux), d’où l’installation au rez-de-chaussée du Bar à Vin. Il est ouvert au public, permettant ainsi de découvrir différentes curiosités datant du milieu du 20e siècle dont deux vitraux conçus par René Butheau et une tapisserie d'Aubusson signée Marc Saint-Saëns sur le thème de la vigne.

Les spectaculaires vitraux à découvrir dans le Bar à Vin. À gauche : "Le triomphe de Bacchus" ; à droite : "À la gloire de Bordeaux".
La tapisserie d'Aubusson : "Le vin de Bordeaux, la naissance d'un cru".
Mais qu'en est-il de l'affirmation surprenante que la maison Gobineau était autrefois un cinéma ? Eh bien, il se trouve qu'un soir, je parcourais quelques-unes des cartes postales accumulées ces dernières années, dont cette photo de la maison Gobineau datant d’environ 1908 :


Et j'ai remarqué que, juste au-dessus de l'entrée principale du rez-de-chaussée, le mot « CINÉMA » est clairement visible : 


L’explication est que, dans les dernières années du 19e siècle et au tout début du 20e, le cinéma était encore une activité qui sortait de l’ordinaire, et constituait généralement une forme de divertissement mobile. Pour regarder un film - qui au début n’était pas tellement une œuvre de fiction mais plutôt des scènes de tous les jours filmées avec une caméra - les spectateurs se dirigeaient là où le projectionniste ambulant pouvait s’installer : fête foraine, salon public, bar, etc. ! La Maison Gobineau était l'un de ces établissements, et il est probable que, sur un jour donné à un horaire donné, les clients se rassemblaient donc dans une salle obscure à l'intérieur de la maison Gobineau pour regarder un film ensemble !

Est-ce ici qu'ont été projetés ces films du début du 20e siècle ?
Pour illustrer ce lien entre des immeubles a priori résidentiels (ou bureaux) et l'industrie cinématographique naissante, quoi de plus parlant que la plaque visible de l'autre côté des allées de Tourny (au numéro 10) qui célèbre la première projection publique d'images animées organisée à l’étage le 29 février 1896 devant différentes personnalités et la presse. Selon un reportage d’époque, revenant sur des séances publiques qui ont eu lieu le lendemain, « une dizaine de tableaux, reproductions de la vie courante, ont littéralement émerveillé les spectateurs ». (Source : Pierre Berneau, Les débuts du spectacle cinématographique à Bordeaux.)   

À voir en face de la maison Gobineau !
En ce qui concerne les établissements plus imposants, le théâtre l’Olympia (où se trouve actuellement la salle de concert Auditorium) et le théâtre le Français (aujourd’hui un multiplexe fraîchement rénové) proposaient des films dans leurs programmes de music-hall le soir, ainsi que des projections en matinée dès 1898-1899. La première salle de cinéma dédiée de Bordeaux, le Cinéma Hélios, s’est installée au 5 cours de l'Intendance à partir d'août 1902, présentant les premiers films « cinéma parlant » (à ne pas confondre avec le véritable cinéma sonore, qui n'a débuté qu'à la fin des années 1920) et offrant une combinaison cinématographique / configuration phonographique incompatible avec les systèmes mobiles. (Devenu plus tard le Cinéma National Pathé puis l'Intendance, cet établissement fermera ses portes en 1976.)

Le cinéma Hélios, devenu le cinéma National Pathé puis l’Intendance (source photos du haut : groupe Facebook "Bordeaux, je me souviens"), et cette même entrée de nos jours. 
En l’espace de dix ans, le centre de gravité des cinéphiles bordelais s'est définitivement déplacé des foires et des salles de bars vers des lieux polyvalents reconnus, qui proposaient désormais une vraie programmation cinématographique (c’est le cas notamment de l’Alhambra, sujet déjà largement couvert sur le blog, par le biais de son « Alhambra Cinéma Gaumont »), ou vers de toutes nouvelles salles dédiées. Selon Sud Ouest, en 1945, une quarantaine de cinémas opéraient à Bordeaux !

Combien de temps la maison Gobineau a-t-elle fonctionné en tant que cinéma ? Invisible Bordeaux n’a pas encore de réponse à cette question, mais c’était manifestement assez longtemps pour justifier l’installation de ce panneau au-dessus de la porte ! Bref, la prochaine fois que vous serez au Bar à Vin du CIVB, dégustant un verre de Médoc ou de Saint-Émilion, n’hésitez pas à déboussoler le personnel en demandant à quelle heure est la prochaine séance de cinéma !

> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux : Maison Gobineau, allées de Tourny, Bordeaux
> Site internet du Bar à Vin: baravin.bordeaux.com
> Merci à Rosine Duet et Stéphane Cazabat pour leurs précisions par rapport à la succursale Citroën ! 

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Le sixième épisode du podcast mensuel d'Invisible Bordeaux est désormais disponible, et vous invite à un voyage dans le monde du cin...

Podcast, épisode 6 : Jérôme Mabon (États Critiques, le blog cinéma bordelais)


Le sixième épisode du podcast mensuel d'Invisible Bordeaux est désormais disponible, et vous invite à un voyage dans le monde du cinéma bordelais en compagnie de Jérôme Mabon, jeune cinéphile qui est à l’origine d’États Critiques, qui se définit comme le blog cinéma bordelais.

Alors, Bordeaux est-elle une ville de cinéma ? Jérôme répond à cette question en évoquant les films qui ont été tournés dans la ville, en rappelant les personnages du septième art liés au port de la lune, en parcourant les festivals et les salles de la métropole, et bien plus encore ! 

Vous pouvez l'écouter via le bouton lecture qui doit s'afficher ci-dessous, ou alors sur diverses plates-formes dont Anchor, Apple Podcasts / iTunes, Spotify, Google Podcasts, Breaker, PocketCasts, RadioPublic, Overcast, Podbean, Podcast Addict et Stitcher. N'hésitez pas à vous abonner afin de ne rien rater ! Et, plus bas sur cette page, retrouvez tous les liens qui vous permettront d'aller plus loin. Bonne écoute !


> Vous retrouverez le blog États Critiques ici : ecritiquesblog.com

> La page Facebook est ici
> L'enquête sur le passage furtif du Corniaud à Bordeaux est ici.
> L'article de Jérôme sur Max Linder est ici (et le dossier Invisible Bordeaux ici).
> Jérôme évoque également son article sur Geneviève Fontanel, à retrouver ici.

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Le château de Tanaïs est un mystérieux manoir désaffecté situé vers la pointe nord-ouest de Blanquefort, au nord de Bordeaux. Les terrai...

Les fantômes du château et du camp militaire Tanaïs de Blanquefort


Le château de Tanaïs est un mystérieux manoir désaffecté situé vers la pointe nord-ouest de Blanquefort, au nord de Bordeaux. Les terrains environnants, ouverts au grand public, sont un lieu idéal pour une agréable promenade en harmonie avec la nature. Mais les nombreuses incarnations du château sont ce qui rend l’histoire de Tanaïs particulièrement intéressante… sans oublier les vestiges voisins d’une base militaire abandonnée et les diverses légendes urbaines qui ont transformé l'endroit en une destination quelque peu mystique pour les chasseurs de fantômes des temps modernes !

La bâtisse de 25 chambres fut construite en 1767 et a conservé le nom de son premier propriétaire, André Tanays. Au fil des années, le château changea plusieurs fois de mains et devint en 1886 la maison de campagne de Jean Léglise, un riche entrepreneur bordelais qui fit fortune en fabriquant des traverses de chemin de fer, bien que le domaine de Tanaïs lui-même se soit focalisé sur la production de vin. La propriété fut transmise à Paul Léglise, le fils de Jean, en 1912.

Mais tout allait changer en 1942 lorsque l'ensemble du domaine fut réquisitionné par les Allemands dans l'intention de le convertir en camp de repos pour officiers de sous-marins rattachés à la base sous-marine de Bordeaux. En février 1943, les premiers résidents qui s'installèrent dans le château (désormais équipé d'électricité, d'eau courante chaude et froide, d'une ligne téléphonique et d'un système de chauffage central) furent le général et l’état-major d'une branche du Service du travail du Reich (Reichsarbeitsdienst ou RAD). La Kriegsmarine (marine allemande) proprement dite prit leur place à l’été 1943. Au cours de leur séjour d'une année, les travaux de construction de 145 maisons situées dans la forêt avoisinante commencèrent, augmentant ainsi la capacité de la base.

Il est difficile de savoir si les Allemands ont effectivement utilisé cas maisons rudimentaires mais, après la guerre, vue la réticence de la famille Léglise à rentrer à Tanaïs, c’est l'armée française (officiers et leurs familles) qui s’y installa. Cette nouvelle base militaire, qui était un lieu quasi-autonome avec ses propres médecin, dentiste, cinéma et prison (!), abritait d’abord des sections du FFI, les Forces françaises de l’intérieur, puis des unités affectées par la suite à des missions dans des théâtres à l’étranger tels que l'Algérie ou Tahiti.

La base militaire de Tanaïs sur d'anciennes cartes postales, avec notamment le château et l'entrée principale (en haut à gauche), ou encore quelques logements en pleine forêt (en bas à droite). Source images : delcampe.net
L'armée française quitta les lieux au milieu des années 1960 et le domaine resta à l’abandon pendant une trentaine d'années, jusqu'à ce que la ville de Blanquefort le reprenne. La municipalité décida de démolir la plupart des maisons, transforma une bonne partie du terrain en lieu de promenade et créa une salle de réception adossée au château, qui peut encore être louée pour des mariages et autres fêtes.

Tout cela nous amène au chapitre peut-être le plus étrange de l'histoire de Tanaïs. Vu le statut énigmatique du manoir abandonné et le mystère entourant ces années où l’endroit était une base militaire, des rumeurs commencèrent à circuler, laissant entendre que le manoir et ses terrains étaient hantés. Parmi les récits récurrents, il y avait ceux d'événements paranormaux liés selon certains à la triste noyade de l'enfant d'un officier de l'armée dans l’étang artificiel situé non loin du manoir. Et, ces dernières années, une photo de groupe prise à l'extérieur du château lors d'une réunion de famille semblait montrer une silhouette mystérieuse se tenant à l'une des fenêtres de l'étage supérieur !
La mystérieuse photo où figure... un invité surprise ? Source: vidéo Youtube GussDx.
La vue est désormais moins dégagée depuis les fenêtres à l'étage.
Cette photo servit de point de départ à une aventure dans l'esprit du célèbre Blairwitch Project et partagée sur Youtube par le vidéographe Guillaume Durieux, ou GussDx, véritable chasseur de fantômes des temps modernes. Il passa une nuit sur le site accompagné par son fidèle détecteur EMF (fréquence électromagnétique) afin de prouver la présence de phénomènes paranormaux, à la fois dans les environs immédiats de la maison et dans l’une des anciennes demeures de la base militaire. Bien qu'aucune preuve catégorique n'ait été fournie, le clip présentait une poignée d'incidents mineurs inexpliqués et le tout était, pour employer un terme technique, assez flippant ma foi. Peu de temps après, quelques polémiques circulèrent sur la véracité du clip et de ces quelques incidents inexpliqués, mais la vidéo enregistra quand même près de 1,5 million de vues… La dynamique était lancée : GussDx enregistra un deuxième puis un troisième reportage sur place, d’autres chasseurs de fantômes se rendirent également sur les lieux pour en faire autant, et voilà que Tanaïs devint synonyme de domaine hanté à l’échelle nationale, label officieux dont la municipalité se serait bien passée !

En visitant le site aujourd'hui, l'une des premières choses que l’on remarque est que, depuis les premières visites du chasseur de fantômes Youtube GussDx, toutes les fenêtres du premier étage du château ont été tout simplement condamnées. Le parc tout autour est désormais un bel écrin de verdure, agrémenté d’une série de panneaux d’informations permettant de mieux s’approprier cet environnement à la fois paysagé et relativement sauvage, et de profiter pleinement des nombreux sentiers qui partent dans diverses directions.

Les routes du camp militaire d'antan.
Au bord de l'étang.
Mais le spectacle le plus étonnant, et de loin, est celui des nombreuses maisons de camp militaire abandonnées, qui sont interdites d’accès mais qui (ne le dites à personne) sont facilement accessibles via un sentier forestier à proximité. Les maisons sont devenues le territoire de graffeurs (principalement le street artist Saïr) mais, étant donné leur état avancé de délabrement, pas de squatteurs. En passant d'un bâtiment à l'autre, tout en veillant à ne pas se faire trop attaquer par les moustiques indigènes (le secteur est très humide), il est encore possible de comprendre à quel point les familles de militaires qui vivaient ici ont connu une existence hors du commun, sachant que la base abritait jusqu'à 1 500 personnes !

Au cœur des ruines et au contact des nombreuses œuvres signées Saïr.
À l'intérieur d'un logement.
Rencontre de street art et d'une inscription militaire. RCP : Régiment de Chasseurs Parachutistes.
La zone est étrangement paisible ces jours-ci, mais pour ceux qui y vivaient, comme par exemple une certaine Anita Jaulin-Fréchou, qui a partagé les souvenirs de son enfance passée sur la base dans le cadre d’une interview accordée à Sud Ouest en 2011, le camp reste dans les mémoires comme un lieu plein de vie. Anita se souvenait notamment des « réceptions sur le parquet ciré du château de Tanaïs… les bals, les cocktails, c’était Versailles, c’était superbe ! » et de la sensation d’être « libres comme l’air… Nous avions cet immense domaine à notre disposition et l’on crapahutait partout, surtout les garçons qui testaient le parcours du combattant réservé aux soldats. Plus tard, on jouait au tennis avec les sous-lieutenants et il y avait aussi un minigolf… » Mais des souvenirs plus difficiles sont également restés, comme en 1956 lorsque tout le régiment est parti pour l'Algérie, laissant derrière lui femmes et enfants ; Anita et les autres enfants s’alignèrent près du château pour les saluer.

Que le château Tanaïs et le domaine environnant soient hantés reste à débattre, mais sachez que vous ne me verrez pas passer une nuit là-bas pour mesurer l’activité électromagnétique de sitôt ! Au rayon insolite, lors de mon passage mon compteur vélo s’est remis à zéro sans explication quelconque, sans doute au moment où j’étais vers l’étang ou vers le château. Cela peut sembler anecdotique mais cette manip' exige normalement une intervention on ne peut plus humaine, et que le compteur fasse cela tout seul est pour moi, après des années de vélo, un événement totalement inédit. Incident paranormal ou pas impliquant mon modeste compteur vélo, il est clair que la ville fantôme qui demeure suite au passage de ces militaires du XXe siècle est parmi les sites d’exploration urbaine les plus incroyables de la région bordelaise. Il s’agit d’un exemple très parlant et même impressionnant de combien les lieux peuvent changer au fil du temps… et un rappel que rien ne dure à jamais.


> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux : avenue de Tanaïs, Blanquefort.
> De nombreuses informations dans ce dossier sont tirées de l’article disponible ici.
> Interview Sud Ouest de Anita Jaulin-Fréchou en 2011
> Et voici une excellente vidéo réalisée par des élèves du Lycée agro-viticole de Bordeaux-Blanquefort en 2008 (Anita Jaulin-Fréchou figure d'ailleurs parmi les grands témoins du reportage) :

Cliquer ici en cas de problème d'affichage [clip non disponible sur certains appareils mobiles].
> Et voici les fameuses vidéos de GussDx : épisode 1 (2014), épisode 2 (2015) et épisode 3 (2018).
> Un grand merci à Fabrice Brussac pour ses précieux conseils !
> This article is also available in English!

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Il y aura bientôt deux nouvelles opportunités de voir ou revoir le spectacle musical d'Invisible Bordeaux, le Shuman Show ! Rendez-v...

Deux nouveaux rendez-vous bordelais pour le Shuman Show les 14 juin et 5 juillet !


Il y aura bientôt deux nouvelles opportunités de voir ou revoir le spectacle musical d'Invisible Bordeaux, le Shuman Show ! Rendez-vous donc au Comptoir de l'Ubiquiste sur les quais de la Garonne le vendredi 14 juin, puis à Paul's Place dans le quartier des Chartrons le vendredi 5 juillet !

Les lecteurs habitués du blog auront déjà entendu parler du Shuman Show, un récit musical qui revient sur la vie et l’œuvre d'un grand monsieur de la chanson : Mort Shuman. Dans le cadre du Shuman Show, d'une durée de 75 minutes, chansons et anecdotes se succèdent afin de mieux comprendre le personnage et son héritage musical. Le Shuman Show propose surtout un bon moment !

Le Comptoir de l'Ubiquiste et Paul's Place sont tous les deux des cadres parfaits pour voir et écouter le Shuman Show... et proposent de quoi se restaurer afin que la soirée soit parfaite. Au plaisir de vous y voir !


Informations complètes :
> Vendredi 14 juin à 20h30, Le Comptoir de l'Ubiquiste
 39 quai Bacalan (Tram B - Les Hangars).
Entrée libre, bières vins, tapas... mets et breuvages locaux.
[Page événement Facebook ici]
> Vendredi 5 juillet, 20h30, Paul's Place
 76 rue Notre-Dame (Tram B - Chartrons ou Tram C - Paul-Doumer).
Entrée libre, réservations dîner via l'adresse paulsplacebordeaux@gmail.com
[Page événement Facebook ici]

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Le cinquième épisode du podcast mensuel d'Invisible Bordeaux est désormais disponible, et j'espère que vous êtes particulièrement ...

Podcast Invisible Bordeaux, épisode 5 : Mike Foster, Bordeaux Expats [entretien en anglais]


Le cinquième épisode du podcast mensuel d'Invisible Bordeaux est désormais disponible, et j'espère que vous êtes particulièrement bien assis car ce numéro est le premier en anglais ! Hourra ! C'est donc par ici pour cet entretien exclusif avec l'Australien le plus célèbre de Bordeaux, Mike Foster, créateur du blog et de la communauté des Bordeaux Expats.

Ensemble nous abordons la philosophie des Bordeaux Expats, nous revenons sur son arrivée à Bordeaux depuis Sydney via Londres, et nous échangeons autour de Bordeaux mais aussi de Saint-André-de-Cubzac, commune connue pour être le lieu de naissance du Commandant Cousteau et accessoirement la ville où Mike a aujourd'hui élu domicile.

Vous pouvez l'écouter via le bouton lecture qui doit s'afficher ci-dessous, ou alors sur diverses plates-formes dont Anchor, Apple Podcasts / iTunes, Spotify, Google Podcasts, Breaker, PocketCasts, RadioPublic, Overcast, Podbean, Podcast Addict et Stitcher. N'hésitez pas à vous abonner afin de ne rien rater ! Et, plus bas sur cette page, retrouvez tous les liens qui vous permettront de tout savoir sur Bordeaux Expats. Bonne écoute !



Vous retrouverez les Bordeaux Expats ici :
> Blog Bordeaux Expats : bordeauxexpats.com
> Chaîne Youtube Bordeaux Expats

Lors du podcast, Mike parle des vidéos réalisées avec Derek Rose. Voici un de ces clips : 


Cliquez ici en cas de problème d'affichage.

Enfin, ci-dessous vous pouvez admirer l'hommage au Commandant Cousteau situé sur un giratoire dans la commune de Saint-André-de-Cubzac, sujet évoqué également dans le podcast. Pour l'histoire qui va avec, consultez l'article Invisible Bordeaux (également en anglais) disponible ici.   


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La rue de la Rousselle, qui relie le cours d’Alsace-et-Lorraine au cours Victor-Hugo, est l’une des plus jolies petites rues du vieux B...

Les vraies (et fausses ?) vieilles enseignes de la rue de la Rousselle

La rue de la Rousselle, qui relie le cours d’Alsace-et-Lorraine au cours Victor-Hugo, est l’une des plus jolies petites rues du vieux Bordeaux. En fait, elle est tellement pittoresque qu’elle a servi de décor à de nombreuses scènes de films tournés dans la ville, y compris des productions récentes telles que 2 Automnes 3 Hivers (sorti en 2013), Compte tes blessures (2016) et Le vice caché des Navajos (également 2016).

On trouve aussi sur la rue de la Rousselle l'une des plus fortes concentrations de « ghost signs », ces vielles publicités et enseignes peintes à la main qui sont un thème récurrent sur le blog Invisible Bordeaux. Mais combien de ces enseignes sont réelles et combien sont des restes de décors de films ?

Le point de départ de cette énigme a été la découverte de l'enseigne « Steenvoorde » au-dessus de ce qui semble être un garage. Avec un peu d’aide de correspondants sur les réseaux sociaux, il a été rapidement établi que Steenvoorde était bien une entreprise du monde réel (et, qui plus est, le nom d'une ville du nord de la France), plus précisément une entreprise laitière fondée en 1911, qui a changé son nom en Stenval dans les années 1960 avant d'être repris par le groupe Gervais / Danone. Bien que la plupart des activités de la société d’origine aient progressivement fusionné avec la production de Danone, le site d’origine continue de produire du lait pour bébé sous la marque Blédina.


Grâce à une rencontre fortuite sur place, le propriétaire de l'immeuble lui-même m'a confirmé qu'il s'agissait bien d'une véritable enseigne et que, lorsqu'il a acquis l'immeuble il y a plusieurs années, le rez-de-chaussée était encore un dépôt de lait et de fromage. Il a aussi ajouté que les visiteurs du nord de la France étaient généralement ravis de repérer le nom Steenvoorde au-dessus de cette porte, car cela leur rappelait « leur chez eux et de bons souvenirs d'une époque lointaine ».

Mon nouveau consultant personnel croyait également que l’une des plus célèbres vieilles enseignes de Bordeaux, qui annonce le « Dépôt des biscuits Léon », était également authentique, tout en pensant que le signe avait été restauré ces dernières années. (Ceci se confirme en parcourant les archives du blog.) Bien qu'une recherche Google des « Biscuits Léon » n'ait donné aucun résultat, heureusement d'autres connaissances sur les réseaux sociaux ont pu confirmer que la maison Léon a bel et bien existé. Réputée, d'après ses réclames, pour ses petits beurres et ses gaufrettes vanille, les « Biscuits Léon de Paris » avaient en réalité comme ville d'attache Maisons-Alfort (aujourd'hui en Val-de-Marne). 

Les gardiens de ponctuation remarqueront que les guillemets sont ouverts devant le nom Léon, mais ne figurent pas après.
En regardant de plus près, on remarque que la dernière couche de peinture est encore relativement jeune.
Source : delcampe.net (merci Rosine).

Un peu plus loin dans la rue, il est fort probable que cette enseigne soit tout à fait réelle, en remarquant l'usure des années. Les lettres que l'on perçoit au-dessus des fenêtres forment l'inscription « Entrepôts J-E Bonnel & Cie », tandis que deux panneaux verticaux indiquent « Transit » et « Camionnage ». Bonnel & Compagnie fournissait donc des prestations de transport et de manutention.


Les deux commerces suivants pourraient bien être des œuvres de fiction. Le premier est un cordonnier qui se présente également comme un « spécialiste lacets », opérant sous le charmant nom de « Aux Galoches Réunies » (dans la version anglaise de ce dossier, j'ai proposé comme traduction le très footballistique « Shoes United »... difficile d'y intégrer le double sens du mot galoche !). Le second est le coiffeur Antonio Martinez, où l'enseigne en papier adhésif a connu des jours meilleurs. Bien que ce nom ait résisté jusqu'en 2019, il semble qu'il ne tienne plus qu'à un fil... ou à un cheveu ! 


Vient ensuite le plus photogénique de tous, un établissement baptisé « Café Cardinal », qui fournissait également du bois de chauffage et du charbon, et dont le propriétaire était un certain E. Vaton. Mon correspondant Steenvoorde était convaincu qu'il s'agissait vraiment d'un café dans une vie passée mais que l'enseigne peinte est un ajout récent. Encore une fois, tout cela est très difficile à vérifier. Quoi qu’il en soit, il existe deux certitudes : aujourd’hui, le « café » est une maison particulière et, comme le rappelle une plaque murale, il est situé à l’endroit même où Michel Montaigne, le célèbre et influent penseur du XVIe siècle ainsi que maire de Bordeaux, a vécu avec sa famille.


Enfin, du côté d’une petite place où la rue de la Rousselle rejoint la rue du Puits-Descazeaux, il serait formidable de se dire que ce panneau en imitation marbre annonçant « Service départemental, Architecture » remonterait à l’époque gallo-romaine. C’est bien sûr un ajout bien plus récent qui a marqué l'arrivée dans cet immeuble d'un cabinet d'architectes. Les architectes ont désormais quitté le lieux et cette partie de l'immeuble est maintenant une crèche d'entreprise !


Cette modeste enquête comporte donc quelques questions ouvertes et des mystères non résolus, combinés à quelques réelles traces du passé. Mais cet article ne demande qu'à évoluer au fil du temps sur la base des retours de lecteurs. Contactez-moi si je suis passé à côté d'informations essentielles, ou si vous avez gardé des souvenirs de votre café quotidien au Café Cardinal, ou encore si vous pouvez m'aider à faire la part du vrai et du faux, et à identifier les enseignes conçues simplement pour le grand écran ! À suivre ?...

> Localisez sur la carte Invisible Bordeaux : rue de la Rousselle, Bordeaux
> Un grand merci à l'auteure Sophie Poirier qui a soulevé ce sujet des vraies / fausses enseignes sur la rue de la Rousselle, à Tobye du côté d'Instagram qui m'a mis sur la bonne piste par rapport à Steenvoorde, à Rosine Duet pour les informations sur les Biscuits Léon, et surtout à Jérôme Mabon de l'excellent site États Critiques (fortement conseillé aux cinéphiles bordelais !), qui a identifié et visionné les films cités dans l'article...  même si les mystères demeurent !

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Nous voici en mode bande annonce, car sachez qu'en juin 2020, 3 500 concurrents de 45 pays et 40 000 spectateurs débarqueront à B...

RoboCup 2020 : Bordeaux accueillera la coupe du monde de foot robotique !


Nous voici en mode bande annonce, car sachez qu'en juin 2020, 3 500 concurrents de 45 pays et 40 000 spectateurs débarqueront à Bordeaux pour la RoboCup, la coupe du monde annuelle de football robotique, qui se tiendra au Parc des Expositions, dans le quartier du Lac au nord de la ville. Cela devrait être un grand moment !

Alors, de quoi s'agit-il ? Au milieu des années 90, le scientifique japonais Hiroaki Kitano a identifié un véritable "défi du XXIe siècle" pour prendre la suite des légendaires parties d'échecs opposant l'ordinateur Deep Blue à Garry Kasparov en 1996 et 1997. Kitano avait lancé l'idée qu'à l'horizon 2050, une équipe de robots serait en mesure d'affronter et de vaincre les champions du monde humains dans un match de football. Le tournoi RoboCup était né et l’événement de l’année prochaine à Bordeaux sera le 24e du genre. Et, chaque année, les robots deviennent de plus en plus polyvalents, rapides, précis et puissants.

Bien entendu, ce qui peut sembler être une simple activité insolite consistant à regarder des robots visant à placer un ballon dans des cages a des implications bien plus profondes : RoboCup est en fait une compétition de haut niveau qui met en œuvre des expertises avancées en matière de robotique et d'intelligence artificielle (IA). Le football représente une mise en pratique particulièrement exigeante, incluant des événements, des combinaisons et des variables illimitées qui rendent cette discipline beaucoup plus difficile et complexe que les mouvements d’échecs bidimensionnels mis au point par Deep Blue ! Qui plus est, les capacités d'IA et de robotique testées lors de ces événements ont d'innombrables applications potentielles dans le monde réel, allant de la santé aux opérations de sauvetage.


Par conséquent, au cours des sept jours de l’événement de juin 2020 à Bordeaux, au-delà des tournois de football qui se déroulent dans diverses catégories (humanoïde, standard, moyenne et petite tailles, et simulations), de nombreux concours sont organisés dans les domaines de la robotique domestique, du sauvetage et des applications industrielles. Des tournois juniors seront également organisés dans la plupart de ces disciplines. Tout au long de l’événement, les visiteurs pourront également découvrir un vaste espace d’exposition et un programme riche de conférences.

Cet événement est piloté par l'Université de Bordeaux en partenariat étroit avec la région Nouvelle-Aquitaine et Bordeaux Métropole, et les organisateurs misent sur une victoire à domicile : en effet, Olivier Ly, maître de conférence à l'Université de Bordeaux et l'un des principaux membres du comité de pilotage de l'organisation, a déjà conduit son équipe « Rhoban » à la victoire dans différentes catégories en 2016, 2017 et 2018. Il ambitionne de répéter cela lors de l'événement de cette année à Sydney… qui ouvrirait alors la voie vers un cinquième titre en France en 2020 !

C’est donc amusant et fascinant sur le plan technique, mais le soccer robotique est-il aussi passionnant qu’un véritable sport ? À en juger par les vidéos présentées par l’équipe RoboCup lors d’un événement auquel j’ai assisté visant à présenter l’événement à la presse et aux partenaires, les matches entre robots humanoïdes ressemblent un peu à des parties de foot au ralenti, bien qu’il y ait une vraie montée d’adrénaline quand une équipe est sur le point de marquer, et que le ballon est soit paré par un gardien robot en mode plongeon, soit dépasse la ligne de but. Cependant, d'autres vidéos ont montré des robots de petite taille, ressemblant à des aspirateurs automatiques et qui défilent sur le terrain à toute vitesse ; ces engins imparables pourraient certainement déjà concurrencer leurs homologues humains... comme quoi ce rêve d'une victoire espérée en 2050 n'est certainement pas si farfelue qu'il n'y paraît !

> Site internet officiel RoboCup France, comprenant divers renseignements sur l'événement de 2020 : www.robocup.fr
> Extraits en vidéo d'un match de 2018 opposant l'équipe française Rhoban et l'équipe MRL d'Iran :

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Le quatrième épisode du podcast mensuel d'Invisible Bordeaux est désormais disponible ! Cette fois-ci, nous partons à la renco...

Podcast Invisible Bordeaux, épisode 4 : Deux Degrés


Le quatrième épisode du podcast mensuel d'Invisible Bordeaux est désormais disponible ! Cette fois-ci, nous partons à la rencontre de Deux Degrés, créateurs du guide jouable Bordeaux Safari, qui a été la vedette d’une aventure sur le blog il y a quelque temps et dont la deuxième édition est récemment parue.

Mais, comme nous allons le découvrir, en parallèle le concept Safari s’est étendu à d’autres villes (dont Nantes Safari ces derniers jours) et, de plus, Deux Degrés est non seulement une maison d’édition mais aussi une véritable « agence de médiation » tissant des liens entre institutionnels, usagers, les modes de vie et les territoires. Pour les explications de texte, la parole est donnée à Gabriel Bord, urbaniste, et Julianne Huon, designer, tous deux chargés de projets de Deux Degrés (respectivement cinquième et troisième en partant de la gauche sur la photo ci-dessus).

Vous pouvez l'écouter via le bouton lecture qui doit s'afficher ci-dessous, ou alors sur diverses plates-formes dont Anchor, Apple Podcasts / iTunes, Spotify, Google Podcasts, Breaker, PocketCasts, RadioPublic, Overcast, Podbean, Podcast Addict et Stitcher. N'hésitez pas à vous abonner afin de ne rien rater ! Et, plus bas sur cette page, retrouvez tous les liens qui vous permettront de tout savoir sur Deux Degrés. Bonne écoute !


Pour tout savoir sur Deux Degrés :
> Site internet : www.deuxdegres.net
> Sur les réseaux sociaux : Facebook / Twitter / Instagram
> Les réalisations de Deux Degrés éditions : http://boutique.deuxdegres.net/index.php 

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Il y a quelques mois, le Bordeaux Invisible a publié deux photo-reportages recensant bon nombre d'horloges à découvrir à travers la ...

Les horloges de Bordeaux 3/3


Il y a quelques mois, le Bordeaux Invisible a publié deux photo-reportages recensant bon nombre d'horloges à découvrir à travers la ville (dossiers à retrouver ici et ici). Bien entendu, la sélection n'était pas exhaustive, donc le temps est venu pour que de nouvelles horloges puissent connaître, elles aussi, leur quart d'heure de célébrité. C'est donc par ici pour le chapitre 3 !

Les anciens abattoirs de la ville, situés quai de Paludate, ont été inaugurés en 1938. Désormais métamorphosé en "food court" La Boca, le bâtiment a gardé ses affichages de cours du marché ainsi que son horloge, qui a bénéficié d'un sacré coup de jeune ! 
 
Cette horloge colorée (et étoilée au niveau de chaque chiffre) se trouve en trois exemplaires sur le clocher de l'église Saint-Bruno, situé entre le quartier Mériadeck et le cimetière de la Chartreuse.
Ce joli modèle est à découvrir dans le Passage Sarget, passage couvert du 19e siècle entre le cours de l'Intendance et la place du Chapelet. Affichée comme étant "électrique", l'horloge est signée Paul Garnier (en réalité Jean-Paul Garnier), dont les réalisations principales se trouvent dans des gares ferroviaires en France et, plus surpenant, en Roumanie.
Cette horloge est visible sur le côté d’un immeuble vers les Bassins à Flot. L'ambiance maritime du quartier a dû plaire à l’horloger Henry Lepaute, lui qui était également ingénieur-mécanicien spécialisé dans les phares. Horloge actuellement hors service.
Dans un angle de la place Puy-Paulin on peut observer cette horloge à deux faces du fabricant Pilon. En parcourant le site internet du bistrot situé au rez-de-chaussée, le Puy Paulin, on constate que cette horloge est même évoquée dans le logo de l'établissement.
La basilique Saint-Michel a beau être l’un des plus grands lieux de culte de Bordeaux, elle comporte une horloge relativement petite. Nous avons rencontré l'horloger Guignan lors des précédents articles : Gaston Guignan a fondé son entreprise en 1850 et les horloges Guignan ont continué à être produites jusqu'en 1950. 
Cet autre modèle (identique ?) signé Guignan peut être aperçu de loin dans l'enceinte des négociants Lucien Bernard dans le quartier Belcier (désormais Euratlantique ? ) non loin de la gare Saint-Jean. Actuellement hors service.
Les étudiants du lycée Montesquieu près de Jardin Public n’ont pas besoin de consulter leur téléphone portable pour connaître l’heure, car cette horloge fait très bien l'affaire. Fait intéressant, le nom de l'école est inscrit sur le cadran d'horloge.
Véritable quatre-quarts temporel, cette horloge, actuellement hors service, est à retrouver sur la façade de l'église Saint-Martial dans le quartier des Chartrons. Comme d'autres horloges repérées dans les chapitres 1 et 2, elle porte la signature de Brillié, horloger de Levallois-Perret en région parisienne.
Cette horloge à deux faces se trouve dans la galerie Tatry, toujours dans le quartier des Chartrons et, elle aussi, est actuellement HS. Bien qu’elle soit à l’abri, elle semble être devenue un lieu de passage incontournable pour oiseaux...
Voici une horloge qui n'a jamais fonctionnée, bloquée à tout jamais sur trois heures ! Ce bas-relief se trouve rue de Grassi, à deux pas du théâtre Fémina. Explication dans le Nouveau Viographe de Bordeaux de Robert Coustet : « En 1877, l'architecte Jean-Jacques Valleton construisit pour le sieur Bonneval une salle de ventes publiques. De somptueux panneaux regroupent le bric-à-brac des objets rares et précieux offerts à la convoitise des acheteurs (pendules, bougeoirs, lampes à pétrole, urnes, cadres, argenterie, vaisselle, etc.). » À découvrir !
Nous terminons cette balade avec ce cadran solaire peint à la main, daté de 1990, sur le flanc sud-est d'un immeuble de la rue du Puits-Descazeaux (l'espace porte même le nom officieux de place Raymond-Colom). Comme vous pouvez le constater, compte tenu de son exposition, le cadran solaire n’est opérationnel que jusqu'en début d'après-midi ! Quand j’y étais par un jour ensoleillé de février, c’était plutôt 11 h 30, et non 10 h 30 comme il est affiché. Par déduction, on comprend que la personne qui a conçu le cadran solaire a choisi de privilégier l'heure d'été !

> Cliquez ici pour les chapitre 1 et chapitre 2 des horloges de Bordeaux !
> Un grand merci à Philippe Billé et Conchi d'avoir repéré quelques horloges qui figurent ici !
> This article is also available in English! 
> Toutes ces magnifiques horloges sont également à retrouver dans ce modeste clip vidéo. Bon visionnage !

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