Scénario catastrophe : vous êtes à Bordeaux, fatigué voire jetlagué, vous êtes parti sans montre ou téléphone portable, et il n'y a p...

Les horloges de Bordeaux 1/2

Scénario catastrophe : vous êtes à Bordeaux, fatigué voire jetlagué, vous êtes parti sans montre ou téléphone portable, et il n'y a personne dans les rues pour vous donner l'heure. Fort heureusement, il y a des horloges ! De plus, il y a de nombreuses horloges à Bordeaux et l'heure est venue de partir à leur découverte ! 

Sans doute la plus célèbre des horloges de Bordeaux, celle-ci se trouve sur la façade sud de la Porte Saint-Éloi sous la Grosse Cloche. Elle est accompagné de son cadran d'équation solaire, sujet d'un dossier dédié sur Invisible Bordeaux il y a quelque temps. L'horloge est bien opérationnelle par contre la fonctionnalité "date" est bloquée sur un mardi du mois de juin depuis un bon moment.
Sur la face nord de la porte Saint-Éloi on peut observer cette horloge qui propose aussi un globe indiquant les phases lunaires.
Ces deux jeux de quatre cadrans sont un point de rencontre incontournable sur la place de la Comédie !
Cette horloge pleine de couleurs se trouve du côté nord de la place de la Bourse.
Ces chiffres romains ont connu des jours meilleurs sur la Bourse Maritime.
L'horloge des Galeries Lafayette est l’œuvre de l'entreprise familiale Lussault, créée près de Poitiers et installée aujourd'hui un peu plus à l'ouest à Tiffauges.
Toujours sur la rue Sainte-Catherine, cette Rolex géante annonce l'ambiance qui doit primer dans la bijouterie Mornier.
Cette "Horlogerie d'Antan" sur le cours Maréchal-Juin a choisi un modèle moins bling-bling signé par la maison Brillié de Levallois-Perret.
Cette autre horloge Brillié (actuellement hors service) se trouve barrière de Médoc sur la façade de l'ancien bureau d'octroi.
Cette horloge (également hors service) dans l'enceinte du dépôt de bus de Lescure survivra-t-elle aux importants travaux en cours ?
Eh oui, c'est bien une horloge Siemens (ainsi que des guirlandes électriques) sur la rue Notre-Dame.
Nous sommes cours de l'Argonne devant l'ancien hôpital des enfants, et la première de trois horloges dans cette sélection signées par l'horloger bordelais Gaston Guignan (qui est également à l'origine de l'horloge à cadran à équation solaire de la porte Saint-Éloi).
Gaston Guignan a fondé son entreprise en 1850 et les horloges Guignan ont continué à être produites jusqu'en 1950. Celle-ci est à retrouver sur la façade de l'abbatiale Sainte-Croix.
Cette belle horloge Guignan domine la Place du Marché des Chartrons. 
Il reste encore quelques horloges (dont certaines très surprenantes) à découvrir dans la deuxième partie de ce dossier, disponible en cliquant ici !

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Sur la rive gauche de l'estuaire de la Gironde, à Jau-Dignac-et-Loirac, un peu au nord de Pauillac, le pittoresque phare de Richard...

Le phare de Richard : preuve que la taille compte sur l'estuaire de la Gironde


Sur la rive gauche de l'estuaire de la Gironde, à Jau-Dignac-et-Loirac, un peu au nord de Pauillac, le pittoresque phare de Richard offre un aperçu instantané de l'histoire des phares de la presqu'île du Médoc.

Le phare a été construit en 1843, à un endroit sur la rive de l'estuaire où un grand peuplier, connu sous le nom "l'arbre de Richard", servait d'aide à la navigation pour les marins jusqu'à ce qu'il soit détruit en 1830 par une violente tempête. Cependant, après son entrée en service, on remarqua rapidement que le phare de Richard avait une lacune sérieuse : à 18 mètres seulement, il était trop petit ! Ainsi, en 1870, il fut remplacé par une structure métallique moins travaillée mais bien plus grande (31 mètres) et plus efficace, et les deux phares ont cohabité côte à côte pendant près de 80 ans.

Le panorama autrefois : les phares de 1870 et 1843 côte à côte (source photo : www.phare-richard.com).
Une maquette à échelle 1/10, réalisée en 1997 par des lycéens de Pauillac, se trouve à l'emplacement où le deuxième phare était installé autrefois.
Mais avançons jusqu'aux années 1950, époque à laquelle les méthodes de navigation maritime ont évolué dans l'estuaire avec l'utilisation de balises. Le deuxième phare plus imposant a fort logiquement cessé de fonctionner en 1953 et a été démoli trois ans plus tard pour en récupérer la ferraille. Le premier phare de Richard ainsi que les terres avoisinantes ont été vendus à un particulier. Le lieu a ensuite été laissé à l'abandon pendant de nombreuses années. 

La localisation des balises sur l'estuaire est détaillée sur un plan d'orientation au pied du Phare de Richard.
Ce fut le cas jusque dans les années 80, quand un groupe de jeunes adolescents a pris l'initiative de nettoyer le site. Ils ont vite reçu le soutien de la mairie et, en 1988, la propriété a été rachetée par la commune. Au cours des années suivantes, le phare a été restauré de haut en bas et, en 1993, l'Association communale du phare de Richard a été créée pour redonner vie au phare en tant que site patrimonial, avec pour but d'attirer les touristes et d'organiser diverses activités culturelles.

Et c'est encore le cas aujourd'hui : le phare est en effet ouvert au public toute l'année et, pour un droit d'entrée symbolique (deux euros), les visiteurs peuvent grimper les 63 marches jusqu'au sommet de la structure et, depuis une petite plateforme qui entoure le sommet du bâtiment circulaire, profiter d'un point de vue unique sur l'estuaire de la Gironde. En plus de pouvoir admirer la rive nord et le village de Talmont-sur-Gironde, la vue embrasse une longue rangée de carrelets si typiques de la région.

La vue depuis le haut du phare avec, en face, Les Monards, Mortagne-sur-Gironde et, quelque part au fond à gauche, Talmont-sur-Gironde!
Une belle rangée de carrelets.
Au rez-de-chaussée du phare, un petite musée (avec un coin boutique) permet d'en savoir plus sur l'histoire du phare et, plus largement, des traditions de pêche sur l'estuaire de la Gironde. Au pied du phare, un carrelet construit par l'association en 2008 est également disponible à la location. Enfin, la zone autour du phare a été convertie en aire de pique-nique. Il y a en effet pire endroits pour profiter d'un casse-croûte !...

Le panorama en regardant vers le sud en dominant le carrelet construit par l'Association communale du phare de Richard.
Tout ce travail et et tous ces efforts ont porté leurs fruits : chaque année, près de 12 500 touristes à la découverte du Médoc, réputé surtout pour ses vignes et ses châteaux, prennent le temps de s'arrêter au phare de Richard, de respirer l'air vivifiant de l'estuaire et de s'imprégner de la culture des pêcheurs et des marins de la Gironde.

Vue aérienne du Phare de Richard, capturée lors d'un vol au-dessus de la côté Atlantique et l'estuaire de la Gironde il y a quelque temps.
> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux : phare de Richard, Jau-Dignac-et-Loirac.
> Site internet officiel : www.phare-richard.com (avec notamment un diaporama intéressant retraçant les hauts et les bas du phare, disponible ici).  
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