Le blog Invisible Bordeaux a démarré il y a sept ans, le 1er décembre 2011, et constitue désormais une bibliothèque d'articles, d...

De nouvelles aventures en vue du côté d'Invisible Bordeaux !


Le blog Invisible Bordeaux a démarré il y a sept ans, le 1er décembre 2011, et constitue désormais une bibliothèque d'articles, d'interviews et de reportages sur les lieux, les histoires et les personnages méconnus de Bordeaux et ses alentours. 

À présent, trois projets directement liés au blog prennent forme en coulisses et ces nouvelles déclinaisons d'Invisible Bordeaux devraient être dévoilées à partir de début 2019. Je n'en dirai pas plus dans l'immédiat, mais sachez qu'il y a des innovations intéressantes à l'ordre du jour autant sur la forme sur le fond !  

Doooooonc, au cours des prochaines semaines, les comptes Invisible Bordeaux iront faire un tour dans les archives afin de faire revivre quelques "vieilles" découvertes du blog.

J'espère que vous apprécierez la (re-)découverte de ces dossiers via les publications sur les réseaux sociaux, et à bientôt pour les prochains chapitres de l'aventure Invisible Bordeaux !  

> Suivez de près les évolutions d'Invisible Bordeaux sur Twitter, Facebook et Instagram !

0 commentaires:

Le vendredi 14 décembre à 21h00, ce sera au café Baryton à Lanton qu'aura lieu la première représentation sur le Bassin d'Arcach...

Première représentation du Shuman Show sur le Bassin d'Arcachon le 14 décembre à Lanton !

Le vendredi 14 décembre à 21h00, ce sera au café Baryton à Lanton qu'aura lieu la première représentation sur le Bassin d'Arcachon du spectacle musical d'Invisible Bordeaux, le Shuman Show !

Les lecteurs habitués du blog auront déjà entendu parler du Shuman Show, un récit musical qui parcourt la vie et l’œuvre d'un grand monsieur de la chanson : Mort Shuman. Dans le cadre du Shuman Show, d'une durée de 75 minutes, chansons et anecdotes se succèdent afin de mieux comprendre le personnage et son héritage musical. Le Shuman Show propose surtout un bon moment !

Lors du rendez-vous à Lanton, j'aurai le plaisir d'accueillir mes compères musicaux Olivier à la basse et Dorian au cajón, rajoutant ainsi une couche supplémentaire aux chansons signées Shuman !

Ne ratez pas cette soirée exceptionnelle et, si vous avez des connaissances habitant Lanton, Lège, Arès, Andernos, Audenge, Biganos, Le Teich ou ailleurs sur le Bassin d'Arcachon, n'hésitez pas à leur conseiller de passer leur soirée du vendredi 14 décembre au Baryton ! 

Informations :
> Vendredi 14 décembre, Café le Baryton, 8 rue Paul-Gauguin, Lanton.
> Entrée libre.
> Spectacle à 21h00, possibilité de dîner à partir de 20h00 sur réservation au 06 43 51 95 84.
> Une page événement Facebook est également à retrouver (voire liker et partager) en cliquant ici.

1 commentaires:

Après avoir rencontré la guide touristique Marie Hallier lors de divers événements à Bordeaux, et ayant publié sur le blog son article ...

À la découverte de l’estuaire de la Gironde en compagnie de la guide Marie Hallier

Après avoir rencontré la guide touristique Marie Hallier lors de divers événements à Bordeaux, et ayant publié sur le blog son article au sujet de la couleur de la Garonne, elle m’a gentiment proposé de faire équipe avec Mike Foster du site Bordeaux Expats et de partir, le temps d’une journée, à la découverte de la rive droite de l'estuaire de la Gironde.

Ayant parcouru cette zone lors d’un récent périple à vélo, j’avais hâte de revenir et de visiter certains sites que j’avais peut-être manqués lors de mon premier passage. Avec Mike, nous étions également impatients de faire meilleure connaissance avec Marie, dont le terrain de jeu s’étend de la Charente-Maritime à Bordeaux, du Médoc au Bassin d’Arcachon, et qui est particulièrement reconnue comme une référence sur cette rive nord de l'estuaire de la Gironde et les alentours de Cognac. 

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés près d’une sortie de l’autoroute A10, et avons pris place dans le monospace de Marie en direction de notre premier arrêt, Saint-Georges-de-Didonne, juste au sud de Royan. Ensemble, nous avons admiré le phare de Villières et le monument en pierre érigé en souvenir du raid commando de l’opération Frankton (thème récurrent sur le blog ces temps-ci). Nous nous sommes alors dirigés vers l’autre côté de la « Conche de Saint-Georges », à savoir la baie où la ville de Saint-Georges s'est développée, pour nous rendre à la pointe de Suzac, l'endroit même où se confondent l'estuaire de la Gironde et l'océan Atlantique. Cette fusion est quasiment palpable : Marie a indiqué la ligne dans les eaux où le marron caractéristique de la Gironde se transforme en bleu marin !

Voici donc la frontière entre l’estuaire et l’océan !
Mais l’intérêt de cette pointe de Suzac, si stratégiquement située, va bien au-delà de son panorama spectaculaire. Nous nous sommes d'abord aventurés dans les vestiges d'un poste de garde et d'un magasin à poudre casematé de l'époque napoléonienne avant d'explorer toute une batterie de blockhaus, qui faisaient partie du dispositif Atlantikwall de surveillance et de protection du littoral pendant l'occupation de la région par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. La zone était alors fortement protégée (entourée de champs de mines) et devint la « poche de Royan » de résistance allemande après la Libération, mais fut bombardée par les forces alliées en mer en 1945. Les Allemands postés à cet endroit se rendirent finalement le 15 avril 1945.

Le poste de garde et magasin à poudre casematé de l'époque napoléonienne. 
Dès lors, le lieu a été abandonné avant d’être transformé en terrain de jeu pour enfants puis en piste de motocross ! Ces dernières années, le conseil municipal en a progressivement fait un paradis des randonneurs, avec ses sentiers de randonnée et ses points de vue. Bien sûr, les bunkers de l’Atlantikwall ne sont pas prêts de bouger et nous avons jeté un coup d’œil à l’intérieur de plusieurs d’entre eux, essayant d’imaginer à quoi pouvait ressembler la vie de ces soldats allemands pendant cette sombre période de la seconde Guerre mondiale. 

 

La prochaine étape imaginée par Marie était le village pittoresque de Talmont-sur-Gironde, en passant par le petit port de plaisance de Meschers et en longeant une baie sauvage composée notamment du banc de Dau et du banc du Bœuf (selon Googlemaps). L'écosystème y évolue à mesure que la zone devient de plus en plus envasée au fil du temps.

Talmont avait été une étape de ma récente randonnée à vélo, je comptais donc découvrir des  informations méconnues au sujet du village. Marie a partagé ses connaissances sur le quotidien de l’unique pêcheur restant à Talmont, a révélé les plans abandonnés conçus tout d'abord par les Américains pour transformer le village en un port militaire gigantesque, puis par les Français pour le convertir en un terminal pétrolier. Elle nous a montré les traces d’un chemin qui séparait autrefois les cimetières catholiques et protestants, et expliqué l'histoire et le symbolisme derrière l’«ex-voto», la maquette de bateau suspendue au plafond de l'église Sainte-Radegonde. Elle a même dévoilé pourquoi Sainte Radegonde était une figure emblématique de la Charente-Maritime ! Mais ne nous arrêtons pas là… Marie a aussi tout expliqué sur les effets de l'érosion, le système d’irrigation du port, les boulets de canon recyclés, les cadrans solaires qui ont disparu, comment une cabane à carrelet a levé des fonds pour une bonne cause, ou encore les relations privilégiées entre Talmont et les girouettes artisanales. Mike et moi avons été impressionnés !

En haut : l’unique bateau de pêche de Talmont ; gare à l’érosion. En bas : Mike étudie le système d’écluses et l’ex-voto de l’église Sainte-Radegonde.
En route pour Mortagne-sur-Gironde, nous nous sommes arrêtés en route pour admirer l'un des points de vue préférés de Marie sur l'estuaire, à un endroit où nous avons pu également observer les effets de la « poldérisation » : après l’inondation de terres agricoles au bord de l’estuaire en 1999, il a été décidé de laisser la nature suivre son cours, et le terrain marécageux qui en résulte abrite à présent une grande variété de faune et de flore. 


En arrivant à Mortagne-sur-Gironde, nous nous sommes dirigés vers les hauteurs de cette petite ville portuaire pour admirer une autre vue imprenable sur l'estuaire et inspecter un curieux monument en forme de main célébrant les exploits du prince et soldat gallois Owain Lawgoch (dit Yvain de Galles en français). Il a combattu pour les Français contre les Anglais lors de la guerre de Cent Ans, notamment lors du siège du château de Mortagne. Cette histoire mérite sans doute sa propre enquête Invisible Bordeaux à l’avenir !


Mais le meilleur était encore à venir, car notre prochaine étape, en redescendant au niveau de l’estuaire, était la visite de l’ermitage monolithe Saint-Martial. Deux guides accompagnateurs bénévoles, Patricia et François, aussi enthousiastes l’un que l’autre, nous ont accueillis avec d’autres visiteurs, et nous voilà embarqués sur la découverte en mode quasi théâtral du site : ermitage à l’époque médiévale, devenu un monastère au 18ème siècle puis bergerie, avant d'ouvrir aux visiteurs de passage à partir des années 1900. Et, vous l’aurez compris, les différentes salles sont soit des grottes naturelles, soit taillées à la main dans la falaise.


La visite a débuté par une ascension raide de 25 mètres pour admirer le clocher circulaire perché au sommet de la falaise, auquel on accède par un étroit escalier en pierre. Nous nous sommes ensuite dirigés vers la salle de prière et la salle d’eau (alimentées jadis par des sources d’eau douce qui se sont asséchées depuis, mais une autre a récemment été découverte). Tout au long de cette partie du parcours, Patricia et François ont dégagé une certaine énergie déjà débordante, mais en se dirigeant vers la chapelle le tout allait monter d’un cran supplémentaire. 


En y pénétrant, on nous a annoncé un « spectacle son et lumière », dont le premier chapitre était l’interprétation de Hallelujah signée Jeff Buckley diffusé à travers une enceinte Bluetooth dissimulée derrière l’autel en pierre. Patricia a tenté de nous faire chanter sur les refrains, déclenchant un sentiment tangible de malaise parmi les membres de cette chorale improvisée. Puis, tel un animateur d’Escape Game, François a claqué bruyamment la porte et nous avons eu droit au spectacle de lumière en jouant avec l'ouverture et fermeture de lattes à poulie. Puis les guides nous ont parlé de l’acoustique, des statues et des pierres (souvent les deux amoureux s’exprimant à l’unisson), et bien qu’intéressante du début à la fin, l’expérience a parfois viré vers le surréel. Mike et moi étions légèrement secoués lorsque nous sommes remontés dans le monospace de Marie, mais nous étions également conscients d’avoir vu de l’intérieur un des endroits les plus insolites de la région.

Nous nous sentions donc particulièrement privilégiés en prenant le chemin du retour. Tout au long de cette journée bien réussie, même les trajets sur la route étaient remplis d’enseignements ; nous avons échangé avec Marie sur son quotidien en tant que guide touristique, ses missions au service des agences de voyage, des offices de tourisme, des bateaux de croisière ou des groupes privés. Elle nous a également expliqué le rôle croissant des réseaux sociaux et partagé son analyse du marché relativement peu réglementé des guides touristiques de Bordeaux, à laquelle s’ajoute l'arrivée de plus en plus de guides non qualifiés.

En repartant vers nos domiciles respectifs, Mike et moi avons souligné ensemble l’apport indéniable d’une véritable guide touristique sur une journée comme celle qu’on venait de vivre ensemble. La mission de Marie était bel et bien accomplie et elle peut maintenant fièrement ajouter le label officieux « Approuvée par Invisible Bordeaux et Bordeaux Expats » à ses qualifications d’État !

> Les visites proposées par Marie Hallier sont détaillées sur son site internet, www.bordeauxcognactourguide.com, et elle peut également être contactée via Facebook et Twitter.
> Marie Hallier est également co-auteure du guide Je découvre l’estuaire de la Gironde, disponible aux éditions La Geste Girondine.
> Les photos n’étaient pas autorisées à l’intérieur de la chapelle de l’ermitage Saint-Martial, mais quelques clichés sont disponibles en ligne ici.
> This article is also available in English!

0 commentaires:

Vous l'aurez déjà constaté, ces temps-ci la ville de Bordeaux paraît régulièrement dans easyJet Traveller, le magazine destiné aux pa...

Les enseignes peintes de Bordeaux décollent avec easyJet

Vous l'aurez déjà constaté, ces temps-ci la ville de Bordeaux paraît régulièrement dans easyJet Traveller, le magazine destiné aux passagers de la compagnie aérienne easyJet. 

En ce mois d'octobre 2018, le sujet à l'honneur est celui de ces vieilles enseignes et publicités peintes qui résistent encore et toujours malgré les années qui s'égrènent, à savoir un des grands thèmes récurrents sur le blog Invisible Bordeaux !  

Cinq de ces "ghost signs" les plus emblématiques figurent dans ce listing, qui permet donc de transporter ces voyageurs des temps modernes quelques années en arrière, vers une ère où les techniques de communication étaient plus simples, directes et artisanales !

> L'article est à découvrir ici :
> Pour visualiser l'intégralité du magazine easyJet Traveller : https://ink-global.com/partners/easyjet/magazines/easyjet-inflight

0 commentaires:

Un récent dossier Sud Ouest est revenu sur une cérémonie solennelle organisée à Cestas pour commémorer l’anniversaire d’un important f...

Le grand incendie d'août 1949 : un « cataclysme atmosphérique »


Un récent dossier Sud Ouest est revenu sur une cérémonie solennelle organisée à Cestas pour commémorer l’anniversaire d’un important feu de forêt en 1949. Le Bordeaux Invisible se devait alors d’enquêter sur cet événement tragique qui coûta la vie à 82 personnes.

L'histoire commence vers midi le vendredi 19 août 1949 à la scierie Pioton, au lieu-dit le Murat, à mi-chemin entre Saucats et Marcheprime, à 30 kilomètres au sud-est de Bordeaux. Un gardien allongé sur son lit s’endormit en fumant une cigarette (certaines sources évoquent plutôt une poêle laissée sans surveillance). La cabane prit feu et les flammes s’étendirent rapidement au reste de la scierie. La colonne de fumée fut rapidement repérée depuis les hautes tours d'observation à proximité de Biganos, de Béliet et de Cabanac.

Piste menant vers le lieu-dit le Murat, lieu de départ de l'incendie. Aujourd'hui, il s'agit d'un tronçon du chemin de Grande Randonnée GR655.
Les premières personnes sur les lieux n’avaient que des branches d’arbres pour tenter d’éteindre l’incendie, et ne pouvaient rien faire pour empêcher les flammes de prendre de l’ampleur et gagner du terrain. Les arbres et les buissons environnants, particulièrement secs après un troisième été sec et caniculaire, s'embrasèrent rapidement.

Dans ces années d'après-guerre, les forêts de la région étaient mal entretenues, denses (la production de résine était un important gagne-pain) et peu accessibles, et les méthodes et ressources de lutte contre l'incendie étaient loin d'être efficaces. Il y eut des tentatives précipitées d’installation de contre-feux afin d'empêcher la propagation des incendies, mais les flammes ne faiblirent aucunement. Attisé par de forts vents du nord-est, l’incendie progressa rapidement vers Le Barp au sud-ouest. La ligne de front de l’incendie s’étendait alors sur cinq kilomètres et de nouvelles initiatives furent déployées pour le contenir. Puis, la nuit venue, les vents tournèrent, poussant le feu à avancer rapidement, cette fois-ci vers l’ouest, couvrant jusqu’à quatre kilomètres à l’heure et menaçant bientôt les villages de Salles et de Mios.  

À l'assaut des flammes armés de seaux et de branches. Source : reportage disponible sur le site INA.
Des maisons et des greniers partent en fumée. Source : Sud Ouest.
Puis, en milieu de matinée du lendemain, le samedi 20 août, on pensait que le feu de forêt avait finalement été maîtrisé lorsque, soudain, les vents changèrent une nouvelle fois de direction, continuèrent à se renforcer et renvoyèrent les flammes vers le nord-est. Les incendies reprirent une fois de plus, cette fois plus puissamment que jamais, y compris dans les zones où les flammes s'étaient éteintes auparavant. Au cours d'une incroyable période de 20 minutes, le feu engloutit 6 000 hectares de terre, tuant instantanément et violemment 82 personnes qui se battaient pour contenir le feu sur son flanc nord. Les victimes étaient principalement des bénévoles des villages environnants, des fonctionnaires employés par le département d’Eaux et Forêts et 23 militaires d’un régiment d’artillerie de Châtellerault, dans le centre de la France. Seulement sept personnes ont survécu à ce qui est devenu - et demeure toujours – l’incendie de forêt le plus meurtrier de France.

Flammes et fumée. Source : reportage disponible sur le site INA.
Tout au long de cet après-midi, l’immense nuage de fumée était visible depuis 100 kilomètres à la ronde et l’ensemble de Bordeaux et ses environs était plongé dans l’obscurité dès 17h (l’éclairage public fut allumé exceptionnellement tôt dans la journée). Vers 22h, les vents tombèrent enfin et seules deux zones dangereuses demeuraient près de Léognan et du quartier Pierroton de Cestas. Dans l’ensemble la situation était désormais maîtrisée et les dernières flammes furent éteintes le jeudi 25 août, après une journée de deuil national tenue la veille. Au total, 50 000 hectares de forêts de pin furent détruits, ainsi que 710 hectares de landes. Selon des rapports contemporains (qui déploraient 106 décès), des « centaines » de fermes furent détruites et des milliers de villageois furent chassés de leurs domiciles (des récits plus récents évoquent plutôt la destruction d’une soixantaine de maisons).

Le chef du gouvernement français, Henri Queuille, était présent lors des grandes funérailles organisées quelques jours plus tard. La messe fut dirigée par l'archevêque de Paris, Monseigneur Feltin, et aux côtés des villageois se trouvaient des pompiers du Kent, dans le sud-est de l'Angleterre, qui avaient été recrutés pour renforcer les efforts de sauvetage dans la région.

Lors des funérailles : officiels, proches et pompiers du Kent. Source : INA video.
Naturellement, pour ceux qui ont été directement et indirectement touchés par les incendies, la vie ne serait plus jamais comme avant. Dans les commentaires postés sous un récit des événements (sur le blog "Paysages" du géographe Christophe Ness), une personne se rappelle avoir 12 ans et avoir perdu son frère aîné dans la tragédie - ce dernier effectuait son service militaire au sein du régiment d'artillerie à Châtellerault lorsqu'il fut affecté à la lutte contre l'incendie. Un autre parle de son père, Jean-Max Salzmann, un chauffeur d’ambulance militaire que l’armée envoya dans la zone avec son véhicule pour secourir les habitants des villages encerclés par les flammes. Initialement craint mort, Salzmann parvint finalement à revenir à la maison, mais était le seul des 30 membres de son équipage à sortir vivant. Avec ses collègues il avait cependant permis de sauver des dizaines de vies.

Tous les villages que le feu de forêt de 1949 a presque détruits - Cestas, Saucats, Marcheprime et Mios - ont, au fil des ans, repris pied et ont pu prospérer. Les forêts ont repoussé, sans doute en tenant compte des recommandations d'organisation et de diversification des cultures faites par un Pierre Allemand dans des articles apparentés publiés par la Revue Forestière Française en 1950. (Voir les copies d'archives ici et ici.)
Retour sur les lieux où l'incendie n'est qu'un souvenir lointain. Des champs de maïs à gauche, des pins à droite, le tout au nom de la diversité.
Mais certains observateurs soulignent que ces événements tragiques ont presque été effacés de la conscience collective (ce qui est peut-être la raison pour laquelle le sujet a été si long à figurer sur Invisible Bordeaux…). Au cours des dernières années, la publication en 2009 d’une publication de référence, « L’incendie meurtrier – dans la forêt des Landes en août 1949 », a permis de remédier en partie à ce phénomène. Ce livre revient notamment sur l'incendie au fil des jours, sur les méthodes utilisées afin de faire face aux flammes, et réunit les données biographiques de chacune des 82 victimes.

 
Et, pour revenir au point de départ de cet article, deux mémoriaux ont été érigés le long de la route D1010, à mi-chemin entre Cestas et Le Barp, dans une zone connue sous le nom de Le Puch, non loin du Murat. Le plus formel, cérémonial et imposant des deux (photo ci-dessus) comprend un bas-relief évocateur qui représente les pompiers entourés de flammes. Il énumère également les noms des habitants qui périrent dans ce que le monument appelle un « cataclysme atmosphérique », en les regroupant en fonction des communes dont ils étaient originaires : Cestas, Léognan, Saucats, Villenave d’Ornon et Talence. Le deuxième mémorial, en pin, est nettement plus minimaliste et a été érigé vers la zone où la plupart des personnes ont perdu la vie. Il appelle les visiteurs à « respecter et protéger la forêt pour honorer la mémoire des 82 héroïques sauveteurs ». On ne peut qu'acquiescer.

En repartant de la zone : une tour de guet et un panneau rappelant les dangers du feu.
> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux : Forest fire memorials, D1010, Cestas.
> Le géographe Christophe Neff est à l'origine de beaucoup d'informations partagées dans ce dossier grâce aux articles disponibles sur son blog "Paysages", ici et ici
> Un récit détaillé, comprenant d'autres photos et une carte explicative, est disponible sur un site personnel et est à retrouver ici. Ce même site liste également les noms des victimes sur la page disponible ici. On peut aussi y découvrir des photos d'autres mémoriaux situés à Canéjan et à Cestas.
> This article is also available in English.

2 commentaires:

Rendez-vous une nouvelle fois au Bouscat, commune réputée pour son hippodrome, ses quartiers résidentiels, sa rue commerçante (actuellem...

Une balade à fort accent culturel dans le bois du Bouscat


Rendez-vous une nouvelle fois au Bouscat, commune réputée pour son hippodrome, ses quartiers résidentiels, sa rue commerçante (actuellement en pleins travaux d'installation de la ligne D du tramway) sans oublier… ses concessionnaires automobiles ! Mais, cette fois-ci, allons flâner dans le bois du Bouscat !

Cette promenade paysagée fut inaugurée en juin 2013 après deux ans de travaux. Le projet prit forme après l’acquisition d’une zone boisée qui longe l’hippodrome (d’où le nom précédent du lieu, le bois de l’Hippodrome) avant d’arriver aux pieds des grandes tours de la cité Lyautey. Le projet s’inscrivait dans l’Agenda 21 local, outil de développement durable en lien avec la métropole bordelaise, et affichait des objectifs clairs dès le départ, parmi lesquels la conciliation d’espace naturel et d’espace public, la sensibilisation à la nature en ville, la création d’un site accessible et la limitation de l’empreinte écologique des travaux d’aménagement. Une équipe multidisciplinaire fut formée et ensemble ces paysagistes, architectes et artistes conçurent cet espace de cinq hectares qui se positionne « entre nature et culture ».

Une plaque qui commémore l'inauguration du site, une belle carte bien détaillée du lieu, et le chemin de promenade.
Confirmation : la culture y est bien présente. À titre d’exemple, chaque banc est une pièce unique et doté d’un panneau qui renseigne le nom de l’artiste-concepteur et le titre de l’œuvre. Citons le très minimaliste « Fauteuil sequoia » imaginé par José Le Piez et la « Causeuse face à face » de Laurent Graciano qui permet à deux personnes de causer, assises face à face dans des creux prévus pour fessiers et jambes.   


Passons sans transition du bois aux métaux pour évoquer toute une série d’œuvres créées par François Viguera positionnées le long de la promenade. Elles représentent différents animaux (un écureuil, une chouette, un escargot, un crapaud) et sont fabriquées entièrement en boîtes et conteneurs recyclés. On y aperçoit quelques logos (Total, Yacco…) qui rappellent les vies antérieures de ces matières premières. Les poubelles disposées dans le bois sont, elles, faites à base d’anciens bidons de pétrole.


Le bois du Bouscat accueille des promeneurs mais déploie également de nombreuses initiatives afin que l’espace devienne un lieu de rencontre et de création. L’exemple le plus frappant est celui de la « ruche collective », déclinaison mielleuse du concept des jardins partagés ! Un apiculteur encadre des bénévoles sur toutes les étapes de son activité, depuis la construction des ruches jusqu’à la récolte du miel.


Plus terre à terre, des éco-toilettes sèches permettent aux apiculteurs en herbe et promeneurs cultivés de satisfaire leurs besoins naturels. Avant de s’y engager, un panneau explicatif précise que ces toilettes publiques « utilisent la technique du lombricompostage permettant d'économiser les ressources en eau potable et les traitements d'effluents ». Grâce au travail de tous ces vers, on en sort non seulement soulagé mais également avec la conscience tranquille.


Cerise sur le gâteau : la vue quasi-panoramique sur l’hippodrome depuis cet endroit insolite pour une balade dans les bois. Comme en témoignent les visages souriants rencontrés sur mon parcours, dont une dame en fauteuil roulant démontrant ainsi l’accessibilité du bois pour tous, la municipalité a signé une belle réussite en transformant le bois de l’Hippodrome en bois du Bouscat.

L'hippodrome et ses gradins. Du côté droit, les tours de la cité Lyautey.
> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux : Bois du Bouscat, Avenue de l'Hippodrome, Le Bouscat 
> Blog dédié : boisdelhippodrome.wordpress.com
> This article is also available in English!
Vidéos pour en savoir plus :

Présentation du Bois du Bouscat


La Ruche Collective

Cliquez ici en cas de problème d'affichage.
Et voici une belle découverte audio en compagnie du Club Radio Ricochet en collaboration avec nos amis de tooBordo !

0 commentaires:

Nous sommes au Bouscat et, tout près de la ligne de chemin de fer qui relie Bordeaux au Verdon-sur-Mer, on peut découvrir un lotissemen...

Un quartier bouscatais, monté de toute pièce par Yves Gourribon et les coopérants de l'ABAP

Nous sommes au Bouscat et, tout près de la ligne de chemin de fer qui relie Bordeaux au Verdon-sur-Mer, on peut découvrir un lotissement qui rappelle une période non si lointaine où les habitants s'entraidaient pour pouvoir construire leurs logements et créer ainsi, de toute pièce, de toutes nouvelles communautés. 

L'histoire commence dans les années 1950. À Bordeaux, ce début des Trente Glorieuses est synonyme de crise du logement. Selon l'architecte en chef de la ville d'alors, le déficit représente quelque 10 000 logements. Yves Gourribon, un enseignant de l'établissement de formation professionnelle de Blanquefort, décide de faire quelque chose. Il avait été fortement inspiré par le mouvement des « Castors » qui s'était installé à Pessac quelques années plus tôt, permettant aux résidents de construire eux-mêmes tout un lotissement dans le cadre d'une structure dite de Comité Ouvrier du Logement, où chacun s'engageait à un apport travail de 40 heures par mois jusqu'à l'achèvement des travaux ! Cette démarche fut également déployée dans le cadre d'initiatives similaires à Cenon, Mérignac et Villenave d'Ornon.

Maisons typiques du quartier Gourribon.
L'approche de Gourribon n'était pas tout à fait la même, mais s'articulait aussi autour d'une structure « bottom-up » où les futurs propriétaires se regroupaient au sein d'une société coopérative, puis dirigeaient, supervisaient et parfois contribuaient à la construction de maisons standardisées sur des parcelles nouvellement acquises. Et c'est ainsi que Gourribon fonda l'ABAP, l'Association Bouscataise d'Accès à la Propriété, qui commença à travailler en collaboration avec l'organisme Le Toit Girondin pour collecter et gérer les finances. Le concept était simple, le plus difficile allait être de convaincre les intéressés ! Des réunions eurent lieu, des dépliants d'information furent distribués et Gourribon réussit son pari : 60 « coopérateurs » s'engagèrent sur la première vague du projet, reversant dès le départ des mensualités d'environ 10 000 francs (soit environ 215 euros selon ce convertisseur en ligne) et ce sur une période de 30 ans.
La maison d'Yves Gourribon était
l'une des premières construites.
Le portail et le grillage sont d'origine !

Le projet de Gourribon était désormais lancé et l'ABAP fit l'acquisition d'un grand terrain au Bouscat, vide à l'exception d'une maison bourgeoise (qui fut démolie quelques années plus tard lorsque le dernier propriétaire décéda). La zone était principalement constituée de viviers et de marécages alimentés par un ruisseau, le Limancet, qui coulait au milieu - il fut bientôt canalisé sous terre et détourné autour de la zone qui accueillait le nouveau lotissement.

Le premier projet, connu sous le nom de lotissement des Écus, prit forme entre 1950 et 1954 et fut finalement composé de 56 maisons. Le tout nouveau quartier faisait déjà du bruit (même si, selon un observateur, « On allait à la campagne dans un coin perdu ») et Gourribon n'eut aucun problème à vendre les parcelles qui allaient former la deuxième vague de logements, le lotissement Ausone, composé de 94 maisons construites en 1956 et 1957.

Plan de situation réalisé par l'architecte Jean J. Prévôt, source : page Facebook de l'association Ricochet Facebook. Le premier lotissement des Écus se situe au sud de la rue (avenue) Ausone, le lotissement Ausone au nord.
La zone en 1956 : le lotissement Écus est en place, le lotissement Ausone prend forme. Source : le site IGN Remonter le Temps.
Le quartier aujourd'hui tel qu'il est visible sur GoogleEarth.
Cette toute nouvelle communauté créée à l'initiative d'Yves Gourribon, qui allait être complétée plus tard par l'ajout de 26 autres maisons (le lotissement Montesquieu), se développa rapidement. Les résidents étaient, pour la plupart, de jeunes couples, souvent avec des enfants en bas âge, ayant déménagé de Bordeaux, Blanquefort, Talence, parfois d'ailleurs au Bouscat, ou encore de lieux plus éloignés tels que Macau dans le Médoc. Les enfants étaient dans leur élément et investirent notamment la place centrale (dite « la place ») - pour beaucoup les jours passés à jouer sur la place restent les meilleurs jours de leur vie. Symboliquement, la place, qui s'appelait à l'origine place de Chébli, puis place JF Kennedy, est maintenant connue sous le nom de place Gourribon, en souvenir de l'homme qui en fut à l'origine mais qui mourut dans un accident de vélo en mai 1981 le jour où François Mitterrand fut élu président de la République.
Place Yves-Gourribon, fabricant de souvenirs d'enfance.
Toutes ces maisons jumelles à un étage furent conçues par un architecte local du nom de Jean J. Prévôt et étaient toutes identiques à l'exception d'une poignée de maisons d'angle légèrement plus grandes (et plus chères), destinées à des familles nombreuses. Au rez-de-chaussée on trouvait (on trouve...) une salle à vivre traversant (salon / salle à manger ; une arche entre les deux était en option) avec une cuisine séparée qui donnait sur le jardin, ainsi que les toilettes et un accès au garage... qui était rarement utilisé pour garer les voitures, mais plutôt comme un espace de stockage ou de buanderie ! À l'étage : trois chambres et une salle de bains, cette dernière étant encore une relative nouveauté à une époque qui annonçait plus ou moins le début de la fin des bains-douches publics.

Parmi les autres caractéristiques notables, citons l'utilisation généralisée du parquet en pin et une cheminée que la plupart choisissaient de ne pas utiliser car il était souvent difficile d'évacuer la fumée (les résidents optaient plutôt pour des poêles au charbon ou au gaz, ou même un système ultra-moderne de chauffage central). Chaque maison était également dotée d'une casquette au-dessus de la porte d'entrée, soutenue par une rangée de trois colonnes verticales.
Une porte d'entrée avec sa casquette et ses trois colonnes.
Au fil des années, de nombreuses maisons ont été agrandies ou considérablement modifiées et rénovées, mais dans la plupart des cas elles restent facilement reconnaissables avec beaucoup d'éléments d'origine encore visibles, jusqu'aux volets pliants par rabattement que l'on aperçoit sur bien des maisons ! Selon un riverain, les maisons étaient « des constructions solides et durables, et nous avons connu très peu de problèmes au fil des années ».
Volets pliants venus tout droit des années 1950.
Au cœur de ce nouveau quartier se trouvait également une salle polyvalente qui servait de bureau, de bibliothèque et de salle de fêtes (où furent célébrés plusieurs mariages). Il y avait même un téléphone public où les usagers payaient librement ce qu'ils devaient pour chaque appel, mais ce service fut abandonné quand il apparut à plusieurs reprises que les revenus ne correspondaient pas forcément au coût des appels sortants ! Pendant l'âge d'or du quartier, l'association ABAP se diversifia au-delà des tâches purement administratives et proposait des achats groupés de consommables ou d'électroménager, des sorties culturelles et même des voyages collectifs en France et ailleurs.

Mais les temps ont lentement changé et la salle polyvalente, de moins en moins utilisée, fut finalement démolie. Au bout d'une trentaine d'années, l'ABAP n'avait plus lieu d'être car les paiements mensuels des résidents avaient cessé, et en 1983, elle se redéfinit comme l'Association Bouscataise d'Activités Polyvalentes, avant d'être dissoute en 1990. Entre-temps, en 1983, une autre association fut créée, l'AQAEB (Association Quartier Ausone / Écus du Bouscat), dans un premier temps pour défendre les droits des riverains. Elle a progressivement pris le relais du rôle culturel détenu auparavant par l'ABAP, et l'AQAEB continue encore aujourd'hui à organiser un riche programme d'activités, allant des cours d'informatique et de scrapbooking, aux sorties culturelles.

Certaines maisons n'ont guère évolué depuis les années 1950...
... alors que d'autres ont connu d'importantes transformations !
À présent, les « coopérants » d'origine sont devenus des propriétaires à part entière, beaucoup de maisons ont changé de mains à plusieurs reprises, le sentiment d'être « à la campagne » a disparu avec la croissance de la métropole tout autour, et la place centrale n'est plus le centre de gravité pour les jeunes enfants qu'elle était autrefois. Mais lorsqu'on apprend l'histoire qui accompagne la découverte de ce quartier, on repart inévitablement avec le sentiment que l'on peut faire tellement plus ensemble que tout seul, et qu'un réel esprit de communauté à l'ancienne sera toujours plus fort lorsqu'il est à l'initiative des habitants eux-mêmes plutôt que dicté par des autorités locales ou des promoteurs immobiliers.

> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux : Gourribon housing estate, rue Ausone, Le Bouscat.
> Cet article est entièrement basé sur une visite guidée organisée il y a quelques semaines par l'
association Ricochet (dirigée par Damien Guiraud) en collaboration avec l'association Pétronille. Le récit est ainsi celui de Laurent Péradon de Pétronille qui a pu puiser dans les archives de l'AQAEB et s'appuyer sur les témoignages d'habitants du quartier dont notamment Guy Saint Martin (qui faisait partie de la deuxième vague de coopérants). Un grand merci à tous ces acteurs pour cette belle découverte !
> This item is also available in English!

0 commentaires:

Vous avez sans doute déjà parcouru la première sélection Invisible Bordeaux d'horloges à retrouver à travers la ville de Bordeaux . M...

Les horloges de Bordeaux 2/2

Vous avez sans doute déjà parcouru la première sélection Invisible Bordeaux d'horloges à retrouver à travers la ville de Bordeaux. Mais il y en a bien d'autres, en commençant par celle-ci, du côté de la barrière Saint-Genès.
L'établissement à l'angle de ce grand carrefour doit son nom à ce petit cadran blanc : il s'agit du Café de l'Horloge.
Sur la façade principale de la gare Saint-Jean on peut admirer trois horloges identiques. Fort heureusement, elles sont toutes bien réglées. 
Depuis les quais, deux horloges imposantes rythment le quotidien des passagers et des cheminots.
Dans le grand hall d'attente, cette horloge Bodet particulièrement minimaliste permet aux passagers de chronométrer leurs mouvements à la seconde près.
Une autre horloge Bodet est à voir sur le cours Victor-Hugo, sur l'immeuble dit "la Maison Dorée" où on trouve désormais un Carrefour Market.
C'est une autre Bodet que l'on peut observer sur le palais de Justice sur la place de la République. L'horloge est actuellement hors service.
Une autre horloge, un autre palais ! Cette fois nous sommes devant le palais Rohan, l'hôtel de ville de Bordeaux.
Cette curieuse horloge se trouve tout en haut de l'immeuble Caisse d'Épargne de la place Paul-Doumer.
Encore du minimalisme, poussé à l'extrême à l'angle de l'immeuble de la Bourse du Travail sur le cours Aristide-Briand, où le temps s'est momentanément arrêté...
Également hors service : cette horloge à voir sur la façade de la bibliothèque située face au marché des Capucins.
Une autre horloge qui n'avance plus : celle de l'église Sainte-Eulalie.
Un bâtiment si original se devait d'avoir une horloge tout aussi originale ! Nous sommes devant la maison cantonale du quartier de la Bastide.
Les flèches jumelles de l'église Sacré-Cœur ont chacune leur horloge. Le curieux cadran à 24 heures était destiné à l'origine aux cheminots habitant le quartier afin qu'ils puissent savoir instantanément si on était matin, après-midi ou soir. Cette horloge, qui a déjà connu son heure de gloire sur le blog, fonctionne parfaitement : il était 09h10 lors de mon passage.
Mais finissons notre parcours sur la place Stalingrad en souvenir de l'horloge disparue de l'ancien music-hall Alcazar (visible en bas dans une photo datant du début du 20e siècle).
Toutes ces magnifiques horloges sont également à retrouver dans ce modeste clip vidéo. Bon visionnage !
 
Cliquez ici en cas de problème d'affichage.
 
This article is also available in English!

2 commentaires: