Il y aura bientôt deux nouvelles possibilités de voir ou revoir le spectacle musical d'Invisible Bordeaux, le Shuman Show ! Rendez...

Deux nouveaux rendez-vous bordelais pour le Shuman Show les 26 août et 15 septembre !

Il y aura bientôt deux nouvelles possibilités de voir ou revoir le spectacle musical d'Invisible Bordeaux, le Shuman Show ! Rendez-vous donc au Tapa'l'Oeil le samedi 26 août, puis à Paul's Place le vendredi 15 septembre !

Les lecteurs habitués du blog auront déjà entendu parler du Shuman Show, un récit musical qui revient sur la vie et l’œuvre d'un grand monsieur de la chanson : Mort Shuman. Dans le cadre du Shuman Show, d'une durée de 75 minutes, chansons et anecdotes se succèdent afin de mieux comprendre le personnage et son héritage musical. Le Shuman Show propose surtout un bon moment !

Tapa'l'oeil et Paul's Place sont tous les deux des cadres parfaits pour voir et écouter le Shuman Show... et proposent de quoi se restaurer afin que la soirée soit parfaite. Au plaisir de vous y voir !

Informations complètes :
> Samedi 26 août à 20h30, Tapa'l'oeil, 14 place Paul-Renaudel (quartier Sainte-Croix), entrée libre, formules tapas
> Vendredi 15 septembre à 20h30, Paul's Place, 76 rue Notre-Dame (quartier Chartrons), entrée libre, réservations dîner via l'adresse paulsplacebordeaux@gmail.com

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Le Bordeaux Invisible a récemment découvert un projet qui vise à reproduire l'opération dite Frankton, à savoir la mission suicide qu...

Les petits-fils des héros de l'Opération Frankton remettent ça 75 ans plus tard !

Le Bordeaux Invisible a récemment découvert un projet qui vise à reproduire l'opération dite Frankton, à savoir la mission suicide qui représente l'un des chapitres les plus étonnants des années où Bordeaux était sous occupation allemande (déjà couvert sur le blog) : dix Marines britanniques sont partis en kayak depuis la côte Atlantique pour descendre l'estuaire de la Gironde afin de positionner des engins explosifs sur des navires de marchandises allemands sur les quais de Bordeaux. 

Seuls deux de ces hommes, surnommés les Cockleshell Heroes, ont survécu à l'aventure, à savoir Herbert "Blondie" Hasler (1914-1987) et Bill Sparks (1922-2002). Ils ont pu s'échapper dans les terres et, arrivés à Ruffec près d'Angoulême, ont rencontré des membres de la Résistance qui les ont guidés à travers les Pyrénées sur le chemin de Gilbraltar, d'où ils ont pu regagner les Îles Britanniques.

Deux aspects différencient ce nouveau projet Frankton 75 (programmé pour septembre 2017) des autres initiatives visant à reproduire la mission Frankton : tout d'abord, les participants tenteront non seulement la descente de l'Estuaire mais aussi la marche jusqu'à Ruffec ; ensuite, l'équipage comprend Mike et Rich Heard, deux petits-fils de Bill Sparks. Par ailleurs, dans l'équipe de soutien figure un certain Terry Sparks, fils de Bill. J'ai fait un point avec Rich pour avoir une vision complète de ce beau projet.
Rich Heard.

Quel est le point de départ de cette aventure ?

Nous retournons sur les traces de notre grand-père Bill Sparks. C'est un rêve pour mon frère Mike et moi depuis que nous sommes enfants : de pouvoir reconstituer la mission et découvrir nous-mêmes certains des sites et des épreuves auxquels les Marines étaient confrontés. Mon frère a eu 40 ans cette année, alors il semblait que c'était une bonne excuse pour s'y mettre ! Mon oncle Terry se joint à nous aussi, il a été dans les Marines pendant 25 ans, et marchera sur les pas de son père.

Présentez-nous l'équipage.

Nous serons six à pagayer : moi, Mike, Mike Hale (un de mes meilleurs amis et notre « gourou » de pagayage !), Juan Greyling (un ami proche qui est toujours partant pour un défi d'endurance insolite !), Alun Davies (agent de police à la retraite qui a travaillé avec moi pendant les 18 derniers mois) et Matt Lardner (bientôt agent de police à la retraite et ex-Marine - il connaît l'histoire Frankton depuis cette époque et est ravi d'être de la fête !).

Prochain arrêt : l'estuaire de la Gironde (source photo : dorsetecho.co.uk)
C'est pour quand et pour combien de temps ?

L'expédition démarrera à 06h30 le samedi 30 septembre 2017 depuis notre point de départ, le Verdon-Sur-Mer. Notre objectif est de descendre l'Estuaire sur trois jours, avec quatre jours pour la marche par la suite. Nous gardons un jour en poche si besoin. Nous aimerions faire une petite fête au café de Ruffec où Sparks et Hasler ont rencontré les membres de la Résistance. Nous avons contacté l'association qui s'occupe de la Frankton Trail et espérons y retrouver quelqu'un de la famille de Mary Lindell ; c'est une certaine famille Dubois qui a caché Hasler et Sparks, puis Mary Lindell les a aidés à s'échapper de la France. Toute participation de leur lignée serait bienvenue!

Retrouvailles de Hasler et Sparks avec Mary Lindell en temps de paix.
Sparks (à gauche) et Hasler (à droite) reunis avec la famille Dubois, qui a pris d'énormes risques afin de protéger les deux militaires britanniques.
Quels sont vos préparatifs ? Où seront vos points de chute ?

Nous avons eu de la chance car Everyone Active (réseau britannique de salles de gym) nous a offert un accès gratuit à leurs équipements afin que nous puissions nous préparer physiquement au défi. Nous avons tout fait pour trouver des kayaks à deux personnes pour nous entraîner et nous avons enfin nos trois barques ! Nous allons programmer quelques jours d'entraînement en groupe et naviguerons le plus possible. Malheureusement, nous sommes tous éparpillés géographiquement ce qui ne facilite pas les choses !

En ce qui concerne nos étapes, mon oncle Terry est notre navigateur et planificateur en chef ; nous cherchons à confirmer nos arrêts exacts ces prochaines semaines. D'après ce que je comprends, il y a en fait très peu d'endroits le long de la Gironde où l'on peut entrer et sortir de l'eau de manière simple et sécurisée.

Vous aurez également toute une équipe en soutien !

L'équipe de soutien est importante, nos proches nous aident énormément dans nos efforts, et notamment de collecte de fonds. Ma sœur (Natalie Pitney) et ma mère (Gill Clark, la fille de Bill) ont envoyé des lettres aux entreprises locales à la recherche de financements, organisé une tombola, etc.

Pendant la mission, Terry sera notre chef de projet, il nous suivra depuis la rive avec mon beau-frère, Jim Pitney. Il est prévu qu'ils préparent nos camps d'un soir, ou potentiellement nous transporteront de A à B afin que nous puissions faire une halte. Nous pourrions également avoir avec nous un ami nommé Andy qui serait aux manettes d'un bateau de secours, mais ce n'est pas encore confirmé. Et lorsque nous arriverons à la partie marche, nous serons sans doute rejoints par d'autres d'amis et de la famille.

Connaissez-vous la région ? À quoi vous attendez-vous ?

Aucun d'entre nous n'a navigué sur la Gironde, mais nous avons été en contact avec plusieurs personnes qui l'ont récemment fait. Nous sommes conscients de l'importance de la marée, surtout à l'embouchure de la Gironde, où les eaux rencontrent l'Atlantique, alors nous pensons que la première étape sera particulièrement difficile, avec le courant et la marée nous entraînant dans toutes les directions. De plus, la Gironde est connue pour son mascaret. Qui n'a jamais rêvé d'une vague de deux à trois mètres qui apparaît de nulle part ?!!

Une réunion d'équipe (source: frankton75th.co.uk).
Une fois que nous serons vraiment sur l'Estuaire, le rythme de l'eau sera notre plus grande préoccupation ; si nous devions chavirer, ou perdre du matériel, cela s'éloignerait très rapidement. De même, si nous manquons notre point d'arrêt, il sera difficle de pagayer contre le courant pour essayer d'y arriver.

D'après ce que j'ai compris, les marées changent en peu de temps donc on peut passer rapidement d'une situation où la marée nous aide à une situation nettement plus difficile où elle nous ralentit. Et puis il y a le vent, l'incontournable variable imprévisible qui pourrait énormément changer les choses !

Donc, nous nous préparons le mieux possible ; une fois que nous aurons les kayaks, nous allons nous entraîner sur des eaux vives pour nous habituer. De plus, nous ferons tout pour atteindre un niveau correct !

Quelle partie sera la plus exigeante ? Le kayak ou la marche ?

Le kayak, forcément, car la puissance formidable de la Gironde nous obligera à rester concentrés à tout moment. De plus, les distances à couvrir sont importantes ; ce sera exigeant d'un point de vue physique pour les six membres de l'équipage.

La marche sera bien plus douce mais la forme physique est essentielle. Cela reste un défi ; en couvrant plus de 50 kilomètres par jour sur quatre jours consécutifs ce sera certainement difficile pour nos pieds, mais nous prévoyons une fourgonnette en support qui transportera la plupart de nos équipements, et que l'on retrouvera pour les pauses. Mon oncle a terminé la marche à plusieurs reprises par le passé, donc c'est certainement la partie la plus familière de l'aventure.
Bill Sparks (au centre à l'arrière du véhicule) en tournée promo
américaine lors de la sortie du film The Cockleshell Heroes.
Qu'a fait votre grand-père Bill Sparks post-Frankton ?

Après le raid, il a servi en Birmanie, en Afrique et en Italie. En 1946, il rejoignit London Transport en tant que conducteur, prenant une pause d'un an en 1952 pour occuper le poste de lieutenant de la police malaise lors de l'insurrection.

Trois ans plus tard, il a été conseiller du film Cockleshell Heroes avec Mel Ferrer et Trevor Howard, et a fait une tournée aux États-Unis pour le promouvoir. Il a également publié The Last Of The Cockleshell Heroes (1992) et Cockleshell Commander (2002).

Il a terminé sa vie professionnelle en tant qu'inspecteur de garage de London Transport. À 65 ans, l'administration a réduit sa pension d'invalidité, ce qui l'a contraint à vendre ses nombreuses médailles afin de garder sa maison à Alfriston dans l'East Sussex. L'acheteur, qui est resté anonyme, lui a néanmoins permis de les emprunter pour les défilés d'anciens combattants.

Il a tout fait pour conserver le souvenir de ses camarades tombés et a passé une grande partie de sa vie à s'assurer qu'ils soient reconnus comme les héros qu'ils étaient.
Est-il revenu à Bordeaux par la suite ?

D'après mes connaissances, il est retourné à Bordeaux à plusieurs reprises, en 1966 pour inaugurer un mémorial à l'église anglaise, puis en 1983 pour compléter sa propre reconstitution du raid. Je suis sûr qu'il y a eu d'innombrables autres occasions aussi.

1966 : Sparks (3e en partant de la droite), Hasler (au milieu) et Mary Lindell pour la présentiation d'une plaque à ce qui était alors l'église anglicane St Nicholas de Bordeaux (Cours Xavier-Arnozan). Cette plaque est aujourd'hui visible au Centre Jean-Moulin.
Hasler et Sparks à Bordeaux en 1966.
Sparks pendant sa propre reconstitution du raid.
Et vous faites tout cela pour une bonne cause...

Il y a huit ans, mon père est décédé après une très courte bataille contre le cancer du poumon (c'était littéralement un mois entre le diagnostic et son décès). Pendant ses huit derniers jours, il a été soigné localement dans un hospice. Le Weldmar Hospicecare Trust opère à Dorset sur deux sites et fournit des soins de confort et palliatifs aux patients.

J'ai souvent dit que le personnel me fait penser à « des anges sur Terre » ! Par exemple, le chef a tout fait pour reproduire un pudding "junket" dont mon père se souvenait de sa jeunesse. Il a acheté les ingrédients et l'a fait pour lui. Rien n'était trop pour le personnel ! Notre objectif est de récolter 10 000 livres sterling pour soutenir leurs initiatives... Nous avons besoin de beaucoup de soutien pour y parvenir !

Enfin, comment suivre votre aventure ?

Je vais faire quelques interviews radio avec BBC Solent au cours des prochaines semaines, je publierai des liens depuis nos réseaux sociaux. Nous ferons régulièrement des blogs via le site Web et nous mettrons à jour les réseaux sociaux. Nous pouvons être contactés via tous ces canaux. Nous aimerions surtout avoir des nouvelles de descendants ou d'habitants qui ont fréquenté de près ou de loin les Marines soit pendant la guerre, soit dans les années suivantes.

> Site internet : www.frankton75th.co.uk
> Page Facebook : www.facebook.com/frankton75footsteps 
> Compte Instagram : @Frankton75revisited
> Fil Twitter : @frankton75th
> Page Justgiving : www.justgiving.com/Frankton75inthefootstepsofourgrandfather

Anciennes photos déjà parues sur les réseaux sociaux de Frankton 75. Photo principale : détail de la plaque commémorative au Verdon-sur-Mer.

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Le Bordeaux Invisible s'est récemment procuré ce curieux guide du sud-ouest de la France, publié à l'occasion de l'Expositi...

À la redécouverte de réclames de 1925 !


Le Bordeaux Invisible s'est récemment procuré ce curieux guide du sud-ouest de la France, publié à l'occasion de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes de 1925. Parmi les 350 pages de cet ouvrage figurent de nombreuses réclames, dont en voici quelques-unes.

Cette bijouterie horlogerie en haut de la rue Sainte-Catherine existe toujours : Mornier. Par contre, le numéro de téléphone a dû évoluer depuis 1925 !

 
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On ne trouve plus l'immense "magasin d'ameublements" Léveilley Frères sur rue du Palais-Gallien. L'espace est désormais occupé par un immeuble de bureaux et d'appartements. 

 
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Si cette magnifique agence du CCF (le Crédit Commercial de France) sur les allées d'Orléans ne vous dit rien, c'est parce qu'un immeuble moderne a pris sa place. Au rez-de-chaussée : une agence HSBC ; en effet, le CCF a été racheté par HSBC en 2000 et est devenu HSBC France en 2005. La rue d'Orleans est devenue rue Charles-Lamoureux en 1929 (ce chef d'orchestre a été le sujet d'un dossier Invisible Bordeaux par le passé).

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Si jamais vous vous demandiez qui fournissait du vin au roi Gustave V de Suède, il s'agissait en fait de la maison Chaigneau. Il y a désormais moins de barriques et de chevaux cours Martinique !
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Trois millions de lecteurs quand même ! La Petite Gironde, prédécesseur du journal Sud Ouest, s'annonçait comme le plus important, le plus complet et le plus répandu. Son siège historique, 8 rue de Cheverus, est aujourd'hui un hôtel particulier de luxe et lieu de réception : Hôtel de la Tresne.

 
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IPas sûr qu'il soit si simple de se procurer un camion ou un tracteur sur cours de l'Intendance ces jours-ci. On constate que les fenêtres aux 1er et 2e étages étaient déjà murées en 1925, technique employée au 19e siècle pour payer moins d'impôts !
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TVoici l'une des deux agences provinciales de la Banque Française de l'Afrique (l'autre était à Marseille). On y trouve aujourd'hui un comptoir Air France mais, vu de l'extérieur, les autres espaces semblent inoccupés. Quant à la fontaine visible dans la photo de 1925, l'histoire a déjà fait du chemin sur le blog !
 

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Les lecteurs les plus fidèles savent qu'Invisible Bordeaux aime à mettre en lumière des lieux méconnus hors des sentiers battus p...

Nouvelle vidéo : dix lieux insolites à Bordeaux

Les lecteurs les plus fidèles savent qu'Invisible Bordeaux aime à mettre en lumière des lieux méconnus hors des sentiers battus par les baskets de touristes. Ces sujets méritaient bien une vidéo dédiée, d'où la publication de ce clip de présentation de dix des lieux les plus insolites de la ville !

La plupart de ces sujets (mais pas tous) ont déjà fait le sujet de dossiers plus approfondis sur le blog, mais avant d'aller les dénicher, plongez-vous dans cet univers Youtube pour les trois prochaines minutes !

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Parmi les choses les plus inattendues pour un étranger s’installant en France est le traditionnel défilé du mois de décembre : tour à to...

Qu’apprend-on sur la Gironde en lisant l’Almanach du Facteur ?


Parmi les choses les plus inattendues pour un étranger s’installant en France est le traditionnel défilé du mois de décembre : tour à tour éboueurs, sapeurs-pompiers ou facteurs sonnent à la porte afin de vendre un calendrier (car tous sont sur le même créneau en matière de produit). L’objectif pour eux est d’arrondir un peu leur mois de décembre, alors que l’objectif pour le citoyen est d’être identifié comme quelqu’un qui s’est procuré le calendrier et aura ainsi un traitement de faveur lors de la livraison d’un colis ou en cas de catastrophe naturelle, au choix. 

La plupart de ces calendriers sont de simples documents recto verso, alors que l’Almanach de la Poste, vendu par le facteur ou la factrice, est plus conséquent et comprend diverses informations sur le département environnant. La distribution de ces almanachs remonte à 1855, et plus de 6 000 éditions différentes sont désormais archivées au Musée de la Poste à Paris. Encore aujourd’hui, 15 millions exemplaires de ces drôles de bêtes sont distribués chaque année. 

Le pin-up canin du côté juillet-décembre :
l’épagneul nain continental papillon.
En feuilletant une édition girondine de l’almanach de cette année, je tente de m’approprier le curieux mélange d’informations locales (données, cartes…), nationales et internationales, aux côtés d’astuces de jardinage ou de grandes photos de chiens : sur la couverture on découvre un beau cavalier king-charles spaniel, alors qu'au verso on trouve un épagneul nain continental papillon. D’autres choix de couverture sont bien sûr disponibles à la vente (divers autres animaux domestiques, paysages, patrimoine urbain, etc.) ; en effet, lorsque le facteur nous rend visite, le plus grand défi est celui de choisir la couverture la moins laide parmi celles proposées. 

Les contenus qui suivent arriveraient à faire oublier que la France est un pays laïque : le calendrier de l’année en cours comprenant les fêtes à souhaiter figure à deux reprises, l’année suivante et sa liste des saints sont également incluses et, au cas où, un système d’annuaire inversé avec la liste des prénoms par ordre alphabétique et leurs jours de fête remplit deux pages supplémentaires. On découvre aussi les anniversaires de mariage à marquer, depuis le coton pour un an au chêne pour 80 ans ! Un chapitre complet est également consacré au « langage des fleurs », afin de comprendre le message que l’on souhaite communiquer en offrant un bouquet (lilas = amitié, rhododendrons = élégance, etc.).
Astuces jardinage, culture, saints, anniversaires. Le tout semble très aléatoire.
Mais, en réalité, je suis à la recherche d’informations locales, à savoir celles qui sont spécifiques à cette édition girondine de l’almanach. Voici donc ce que j’ai pu apprendre :

• Il y a 542 communes en Gironde. Celles-ci sont regroupées en 33 cantons qui constituent six arrondissements.
• Les six arrondissements de la Gironde sont Arcachon, Blaye, Bordeaux, Langon, Lesparre-Médoc et Libourne.
• La Gironde compte 1 505 517 habitants.

Quelques-unes des 542 communes de la Gironde.
• La superficie de la Gironde est de 10 000km². (Ce chiffre est étrangement rond ; pour Wikipédia il s’agirait plutôt de 10 725km². Quoiqu’il en soit, la Gironde est le plus vaste département de la France métropolitaine.)
• Bordeaux est la commune girondine la plus peuplée : 243 626 habitants.
• Certaines communes sont minuscules. Les cinq communes les moins peuplées se situent toutes dans l’est du département : Saint-Antoine-du-Queyrat (74 habitants), Saint-Hilaire-du-Bois (73), Boussugan (53) et Castelmoron-d'Albret (52), alors que la commune lauréate est Lartigue (46 habitants).
• À Castillon-la-Bataille, le jour du marché est le lundi (on trouve cette information pour chaque commune où se tient un marché).
Marées hautes, marées basses.
• C’est jour de fête à Margaux le deuxième dimanche du mois de mai de chaque année (de même, les fêtes municipales annuelles sont listées).
• Le 1er novembre de cette année à la Pointe de Grave, c'est-à-dire l’extrémité nord du département, la marée sera à son niveau le plus élevé à 02h45 et 15h00, alors que la marée basse est attendue à 08h34 puis 20h58. En effet, le calendrier des marées de l'année complète est inclus ; cette information, compilée sur la base des données établies par le SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine) est véritablement utile. Ces informations ont clairement été adaptées à un lectorat girondin, contrairement aux horaires du lever et du coucher du soleil (qui figurent sur l'une des pages suivantes), calculés pour Paris.
• De toutes les cartes qui sont incluses, la plus surprenante est peut-être celle du centre-ville de Sainte-Foy-la-Grande, dont le maillage bien ordonné de rues perpendiculaires (en bonne bastide) ressemble plus à une ville américaine qu'à une ville française dont l’histoire remonte à 1255.
• Enfin, en souvenir de la « road-trip » aux quatre coins de la Gironde vécue en compagnie de Bordeaux 2066, quelle déception de voir qu’il n’y a pas assez de place sur la carte de la Gironde pour Saint-Avit-Saint-Nazaire, le point le plus oriental du département.

New York ? San Francisco ? Non, il s’agit de « down-town » Sainte-Foy-la-Grande. À droite, la preuve que Saint-Avit-Saint-Nazaire se trouve un peu trop à l’est pour figurer sur la carte (techniquement la commune y figure, mais l’extrémité est de la Gironde n’est pas visible).
Bref, l’almanach du facteur est bien une drôle de bête. À en juger par le prix des exemplaires en vente en ligne, la valeur est plus sentimentale que financière et peu de collectionneurs se les arrachent. Quel avenir pour l’almanach du facteur ? Espérons que l’aventure continue encore quelque temps ; comment imaginer la France dépourvue de calendriers ornés de chiens miniatures ?

> This article is also available in English!

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O utre les rares cas où la Garonne brise ses rives et envahit les quais, Bordeaux n'est pas touché par des inondations. Mais cel...

Un bassin de retenue qui protège Bordeaux des inondations


Outre les rares cas où la Garonne brise ses rives et envahit les quais, Bordeaux n'est pas touché par des inondations. Mais cela n'a pas toujours été le cas. L'agglomération a la forme d'un amphithéâtre et est traversée par un dense réseau de ruisseaux qui, par le passé, gonflés par de fortes pluies, pouvaient transformer les routes du centre-ville en artères de la Garonne. Il a fallu agir ! 

Les événements qui ont finalement déclenché le déploiement d'un vaste système de protection contre les inondations remontent à fin-mai et début-juin 1982. Des tempêtes violentes ont alors frappé Bordeaux et ses banlieues ouest de Saint-Médard-en-Jalles, Le Haillan, Mérignac, Caudéran, Le Bouscat et Bruges. Avec des précipitations supérieures à 40 millimètres par heure, en peu de temps l'eau coulait dans les rues du centre-ville, atteignant un niveau d'1 mètre par endroits ; les services de sauvetage ont dû utiliser des barques pour se déplacer. Plus de 1 500 maisons ont été impactées par les inondations et de nombreuses familles ont perdu pratiquement tout ce qu'elles avaient au moment où le niveau est redescendu trois jours plus tard. L'heure était donc grave à Bordeaux.

Après les tempêtes de 1982 sur la rue Chevalier dans le centre de Bordeaux, photos Sud Ouest reprises dans l'excellent livre Le Festin / a'urba « De la ville à la métropole, 40 ans d'urbanisme à Bordeaux ». À droite, les mêmes panoramas aujourd'hui.
Au cours des 35 années qui ont suivi, près de 600 millions d'euros ont ainsi été investis dans un large dispositif pour s'assurer que cela ne se reproduise plus jamais. Le système comprend environ 2 000 kilomètres de collecteurs, 130 stations de pompage, 50 pluviomètres répartis sur la métropole et, depuis 1992, un centre moderne de surveillance et de contrôle des eaux pluviales situé dans le centre de Bordeaux : "RAMSES" (pour... Régulation de l'Assainissement par Mesures et Supervision des Équipements et Stations).

Mais peut-être le résultat le plus tangible de cette stratégie a été le développement d'environ 80 bassins d'étalement ou de retenue, qui peuvent stocker jusqu'à 2,6 millions de mètres cubes d'eau. Un dépliant que j'ai récemment reçu précisait que c'était l'équivalent de 1 300 piscines olympiques. Cela fait beaucoup d'eau. Certaines de ces installations de stockage sont souterraines, en particulier celles proches du centre-ville. Beaucoup, cependant, sont visibles au niveau du sol, comme celui que je suis venu découvrir aujourd'hui près de la Rocade à Eysines : le Bassin Lamothe-Lescure.


Un panneau d'information à l'entrée relate quelques faits : le bassin, opérationnel depuis 1985, couvre une superficie de 2,3 hectares et peut stocker jusqu'à 22 000 mètres cubes d'eaux pluviales collectées dans les rues d'Eysines. Le niveau d'eau peut monter jusqu'à une profondeur de 2,5 mètres. L'installation est gérée par SGAC (qui, de manière quelque peu illogique, est le petit nom de la Société de Gestion de l'Assainissement de Bordeaux Métropole*), filiale de Suez Environnement, société privée qui gère l'approvisionnement en eau et la gestion dans la métropole.

Le système est somme toute relativement simple. D'un côté de ce bassin sec, une structure en béton marque le point où deux collecteurs convergent, portant l'eau pluviale susmentionnée. Cette eau s'écoule naturellement vers un troisième tuyau qui traversera Bordeaux avant de se jeter dans la Garonne. Cependant, lorsque le personnel du centre de contrôle RAMSES détecte qu'il y a trop d'eau entrante, le tuyau sortant est fermé et l'eau est naturellement redirigée dans le bassin, où elle sera stockée le temps qu'il faut.

Au cœur du mécanisme : en bas à gauche et au centre, l'eau pluviale entrante. À droite, une porte mécanique qui peut être fermée afin de piéger l'eau qui se répand dans le bassin de retenue via l'ouverture que l'on aperçoit en haut à gauche
À quelle fréquence ce dispositif est-il actionné ? Les équipes de RAMSES enregistrent entre 10 et 15 incidents jugés à risque par an. Exemple : le vendredi 26 juillet 2013, des orages, comparables à ceux de 1982, ont frappé la zone et le centre de contrôle a permuté en mode crise. Le niveau élevé de la Garonne n'arrangeait pas les choses. Mais dans un article consacré à ces incidents, Sud Ouest a écrit que, à part quelques sous-sols inondés, aucun dommage majeur n'a été signalé. Sans le système actuel de surveillance et de défense, il est probable que les habitants de Bordeaux auraient à nouveau été témoins de sauvetages en barques dans les rues de Bordeaux. Mais grâce à RAMSES et à son réseau de bassins d'étalement, tout cet excès d'eau est vite maîtrisé et les seuls bateaux que vous verrez dans le centre-ville naviguent sur la Garonne. Hourrah !

> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux : Bassin Lamothe-Lescure, avenue du Taillan, Eysines.
> L'espace pédagogique du centre de contrôle et de commandement RAMSES peut être découvert sur rendez-vous du lundi au vendredi. Le centre lui-même se visite généralement lors des journées européennes du Patrimoine au mois de septembre.
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* Le "C" de SGAC faisait sans doute référence au C de la CUB, comme Communauté Urbaine de Bordeaux, la précédente dénomination de Bordeaux-Métropole.

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Depuis son lancement en 2011, les anciens messages, publicités ou enseignes peints sur les murs à la main sont parmi les thèmes récurrent...

Une nouvelle sélection de vieilles peintures murales

Depuis son lancement en 2011, les anciens messages, publicités ou enseignes peints sur les murs à la main sont parmi les thèmes récurrents du blog Invisible Bordeaux.

Bordeaux dispose de bon nombre de ces curieuses reliques d'une autre ère ; voici donc une toute nouvelle sélection de découvertes à travers la ville. 

Cette première photo, prise sur la rue Jacques-Nancy, montre une publicité qui, d'après ce que je peux distinguer, était pointée vers la gauche et vers une "Succursale Citroën". Chose inhabituelle, il semble que la société qui a peint cette réclame, "--- ir Publicité", se soit octroyée quasiment autant d'espace mural que le nom de son client !

La photo ci-dessus a été prise cours Aristide-Briand : Entreprise Genriès, fournisseur d' « échelles tous genres », et manifestement spécialisée dans la menuiserie et le bâtiment.

Cet entrepôt mystérieux se trouve en plein centre-ville, bien que dans une rue calme, rue Arnaud-Miqueu. En faisant un peu de googling, on découvre que la Compagnie Française est encore opérationnelle et est définie ici et là comme une « entreprise de détail », spécialiste des vêtements pour hommes. À confirmer ?

Il y a de quoi s'occuper en regardant la façade de ce vieux marchand de légumes (fruits et primeurs) de la rue Sanche de Pomiers, avec plusieurs couches de messages à déchiffrer. Le côté droit est plus facile à lire avec ses promesses d'oranges, citrons et fruits secs, mais la partie la plus lisible sur la gauche est le numéro de téléphone à cinq chiffres : 82 213.

Robert d'Isle nous permet de progresser à un numéro de téléphone à six chiffres: 48 27 17. Ce commerce sur la rue des Trois-Chandeliers annonce des prestations d' « entretien, location, réparation »... mais dans quel secteur d'activité?

Ce vieux panneau sur rue Chauffour est en meilleure forme. D'abord, il semble bien entretenu. Deuxièmement, l'établissement a été fondé il y a "à peine" 31 ans, en 1986 (les numéros de téléphone sont désormais à huit chiffres). Le propriétaire Hervé Valverde, dont les initiales semblent flotter vers le haut de chaque verre de vin, semble être un personnage à part, à en juger par le papier Sud Ouest disponible en ligne ici. Pour la petite histoire, le numéro de téléphone est encore d'actualité, en y rajoutant le préfixe "05", bien entendu.

Toujours sur la rue Chauffour, cette annonce pour Frigéco, marque de réfrigérateurs associée au géant français des appareils ménagers Thomson, propose même une image détaillée d'un réfrigérateur bien approvisionné. Et, à gauche, on peut voir un personnage souriant (ou peut-être un bonhomme de neige, c'est difficile à dire) qui admire ses étagères de produits frais. Le « distributeur exclusif » local est mis en avant vers le bas du mur, mais il faudrait lancer un véritable travail de détective pour déterminer ce qui est écrit !   

Quels services étaient proposés par R. Leroyer, installé rue du Hamel ? On n'en sait guère plus, mais rien que pour la jolie police et l'ombre sous les lettres, cette enseigne mérite pleinement sa place sur cette page !

C'est sur la rue du Serpolet que vous trouverez ces traces d'une entreprise de tapisserie-literie, dont l'enseigne se marie bien avec la décoration festive au balcon du premier étage !

Le garage de Ségur, justement situé sur la rue Ségur, intervenait en cas de besoin en matière de réparations, mécanique, tôlerie, peinture !

> Toutes ces trouvailles ont été rajoutées à la carte Googlemap dédiée : "Bordeaux ghost signs and shopfronts" !
> D'autres dossiers sur le même thème : Chapitre 1, Chapitre 2, Chapitre 3, Chapitre 4, Cours Gallieni, Commerces du passé.
> This feature is also available in English!

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Sur la rive droite de la Garonne, à mi-chemin entre le Pont Chaban-Delmas et le Pont d’Aquitaine, 70 personnes œuvrent au cœur d’une usin...

Jock : l'entreprise familiale bordelaise si chère aux familles bordelaises

Sur la rive droite de la Garonne, à mi-chemin entre le Pont Chaban-Delmas et le Pont d’Aquitaine, 70 personnes œuvrent au cœur d’une usine afin de fabriquer toute la panoplie des produits de la marque Jock. Ce nom fait véritablement partie du paysage pour les habitants de Bordeaux et de ses alentours et on doit à cette société un dessert qui a marqué l’enfance de bon nombre d’entre eux : la crème Jock.

C’est le biscuitier Raymond Boulesque qui est à l’origine de cette crème, qu’il créa en 1938 dans son atelier rue Bergeret dans le quartier des Capucins à Bordeaux. Il s’était donné pour objectif la conception d’un aliment pour enfants à base de céréales qui serait peu onéreux, en cette période où le sucre se faisait rare et cher. Finalement, sa création fut tout autant appréciée par les adultes, et la crème fut rapidement reconnue comme dessert à part entière
Rue Bergeret et Raymond Boulesque. Avec son chien. (Photo de droite affichée dans la boutique de l'usine Jock.)
Après la Seconde Guerre mondiale, M. Boulesque tenta de se diversifier en développant une crème chocolatée à déguster chaud au petit déjeuner qu’il baptisa Mars. Il ignorait qu’une barre chocolatée du même nom était déjà commercialisée au Royaume-Uni depuis 1932. Le Mars version bordelaise fut abandonné mais se rapprochait sans doute de la Crème tradition au chocolat qui est encore distribuée aujourd’hui et que le site internet de l’entreprise présente comme « la petite sœur » de l’invention phare de M. Boulesque.

La jeune société, couronnée de succès, passa sous la direction de Marius Boulesque, fils de Raymond, et déménagea en 1955 pour intégrer de nouveaux locaux rue de Bethmann au sud-ouest de la ville. Ce fut le début de l’âge d’or de la société, qui continua son développement sous la houlette d’un héritier de troisième génération, Jean-Pierre Ballanger.

Des salariés Jock au site de le rue de Bethmann (photo affichée dans la boutique de l'usine Jock),
et le numéro 130 rue de Bethmann aujourd'hui.
En 1999, Jock s’est installé quai de Brazza, sur un site conçu sur mesure ; elle y est toujours aujourd’hui et est actuellement pilotée par Jean-Pierre et Jean-Philippe Ballanger, arrières petits-fils de Raymond Boulesque. La stratégie de diversification qui a démarré il y a si longtemps continue de porter ses fruits ; aujourd’hui la fameuse crème représente à peine 5 % des ventes ! Les vrais produits phares sont en réalité les préparations pour gâteaux (la recette « brownie » est une belle réussite aux États-Unis) et autres desserts, dont certains sont commercialisés sous les bannières PrePat'33 ou PréPât. L’entreprise réalise aussi de nombreux produits (levures, sucre glace…) de façon quasi-anonyme ; ils sont commercialisés sous les marques de magasins tels que Leclerc, Super U, Carrefour, etc. Jock se donne pour objectif le lancement de trois nouveaux produits chaque année afin de consolider son chiffre d’affaires.


Depuis 2012, toute la gamme Jock est disponible à la vente directe depuis un magasin d’usine situé au rez-de-chaussée du site industriel. La boutique propose également des souvenirs estampillés Jock, accessoires de cuisine et différents produits dérivés du partenariat avec l’Union Bordeaux-Bègles, équipe de rugby évoluant en Top 14 (le logo Jock figure par exemple sur les maillots d’entrainement des joueurs et sur les ballons officiels utilisés par le club).

Le jour de mon passage, je ne pouvais évidemment pas partir les mains vides et me suis donc procuré deux paquets de la légendaire crème Jock, ainsi que des préparations toutes faites pour faire un cake au citron et des cannelés. Mes essais personnels seraient-ils concluants ?

J’ai tout d’abord testé la crème Jock et me suis rapidement félicité d’avoir acheté deux paquets. En effet, après une lecture un peu rapide du mode d’emploi (légèrement ambigu), j’ai totalement vidé le premier paquet en ajoutant dix fois trop de poudre à ma casserole de lait. Le mélange était immangeable mais a servi à combler des trous dans le mur de la chambre d’un de mes fils.

Il a donc fallu s’appliquer lors de la deuxième tentative. Cette fois-ci, je ne me suis pas fait piéger par les conseils de préparation en deux parties séparées : les quantités préconisées de poudre se trouvent isolées du mode d’emploi. J’ai choisi les quantités pour une texture « crème anglaise » ; un des grands atouts de cette préparation est de pouvoir jouer sur les textures et ainsi cuisiner des desserts radicalement différents (de la crème dessert jusqu’à la crème pâtissière).

Ma crème anglaise, un peu moins sucrée que d’autres que j’ai pu goûter par le passé, fut une belle réussite en accompagnement d’un dessert à base de Rice Krispies et ironiquement, de barres Mars fondues. C’était tout à fait délicieux. De plus, après 24 heures passées au réfrigérateur, la crème avait  durci et pouvait être à nouveau consommée sous cette nouvelle forme.

Ma deuxième expérience porta sur les cannelés Jock. La préparation de cannelés est un grand art et, ce jour-là, je manquais de temps et de concentration. La durée conseillée de cuisson est de 40 à 45 minutes, mais cette échéance passée les cannelés n’étaient toujours pas cuits à l’intérieur, ni dorés à l’extérieur. Je me demandais si le coupable n’était pas le moule en silicone que j’utilisais, facteur qui n’aurait pourtant pas dû compliquer la tâche. Impatient, j’ai consommé les cannelés mi cuits et j’ai fait tout mon possible pour oublier cet incident de parcours.

Mais pour finir sur une note positive, le cake au citron instantané fut une belle réussite. Avec du recul je me rends compte que la partie la plus difficile était le moment où, en découpant le paquet, j’ai dû résister à une envie quasi-irrésistible de déguster la préparation encore crue. À part un peu de gras au fond du moule, aucun ingrédient supplémentaire n’est requis et, une fois au four le cake gonfle et cuit en 30 minutes. Le résultat est délicieux.

J’ai encore du chemin à parcourir afin de cultiver mon histoire d’amour avec les produits Jock, mais les idées sont là ; d’ailleurs de nombreux experts culinaires partagent au quotidien diverses recettes inspirées par la gamme Jock, et le meilleur point de départ n’est autre que le blog dédié, animé par l’entreprise elle-même !

> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux : usine Jock, quai de Brazza, Bordeaux ; sites précédents, rue Bergeret et rue de Bethmann, Bordeaux. 
> Site internet Jock : www.jock.fr 
> Boutique en ligne et recettes : www.boutique-jock.fr
> This article is also available in English! 
Enfin, savourez cette publicité de 1984 avec le joueur légendaire des Girondins de Bordeaux, Alain Giresse :


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Même si ces temps-ci, les publicités Jock ressemblent davantage à ceci :


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Un grand merci à Guillaume et Erik de m'avoir soufflé ce sujet !

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