Le 1er décembre 2016, Invisible Bordeaux fête ses cinq ans. Hourrah ! Et, afin de marquer ce g...


Le 1er décembre 2016, Invisible Bordeaux fête ses cinq ans. Hourrah ! Et, afin de marquer ce grand événement, le blog, en partenariat avec le Novotel Bordeaux Lac et Bordeaux Tourisme et Congrès, vous permet de remporter un prix exceptionnel par le biais d’un concours lancé sur Facebook, Twitter et Instagram.

Ce prix exceptionnel comprend (roulement de tambour) un séjour de deux nuits, petits déjeuners compris, au Novotel Bordeaux Lac, ainsi que deux CityPass Bordeaux Métropole valables deux jours (déplacements illimités en transports en commun, accès aux musées, visites guidées…). Le vainqueur et la personne de son choix n’auront qu’à organiser leur venue à Bordeaux ! 

Ne tardez pas, dirigez-vous vers les publications disponibles sur Facebook, Twitter et Instagram (cherchez #InvBdx5) avant le dimanche 4 décembre, suivez le mode d’emploi et rendez-vous le mardi 6 décembre pour l’annonce du résultat !


[Concours terminé]

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> Concours ouvert aux participants du monde entier, CityPass et bon hôtel valables jusqu’au 31 décembre 2017.

Il y a quelques semaines Conchi, une lectrice du blog, a publié un lien sur  sa page Facebook  qu...


Il y a quelques semaines Conchi, une lectrice du blog, a publié un lien sur sa page Facebook qui pointait vers le site de l'Institut National de l'Audiovisuel et un court métrage intitulé Welcome Arthur ou un Anglais à Bordeaux.

Le film propose un voyage instantané dans le temps jusqu'au Bordeaux de 1962. Et, étant donné que le personnage principal est un Anglais qui se déplace en bicyclette, Conchi m'a lancé le défi de réaliser une nouvelle version pour nos temps modernes ! Je n'avais aucun choix autre que de relever ce challenge...

Voici donc le résultat, fruit d'une matinée sympathique dans le centre-ville accompagné par mon fils et caméraman Dorian. J'espère que cette tentative de relier ces deux époques séparées par 54 ans d'histoire vous plaira !

Cliquer ici en cas de problème d'affichage.

> Visionner le clip d'origine Welcome Arthur : http://www.ina.fr/video/RBF05035779 

Lors de la récente publication d’un dossier sur la salle de spectacle l’Alhambra , j’ai été frapp...

Lors de la récente publication d’un dossier sur la salle de spectacle l’Alhambra, j’ai été frappé par les souvenirs partagés par de nombreux Bordelais qui se remémoraient avec beaucoup de nostalgie les beaux jours de ce lieu aujourd’hui disparu.

Parmi ces grands témoins était Philippe Serra (ci-contre), l’un des illustres contributeurs au livre référence « Bordeaux Rock(s) » signé Denis Fouquet. Pour Invisible Bordeaux Philippe a gentiment accepté de partager quelques impressions d’événements ayant eu lieu dans cette salle mythique, dont certaines sont extraites d’un projet de livre de souvenirs de la période 1962-1972. Voici donc quelques instantanés qui permettront de voyager dans le temps… mais toujours au même lieu : l’Alhambra.

Octobre 1963 : Gene Vincent

« J’étais venu à ce spectacle plus par curiosité que par connaissance de l’artiste. Ce fut une bonne surprise et une découverte : énergie et pied estropié, cuir noir et fragilité perceptible d’une sensibilité à fleur de peau, et un impact scénique difficile à expliquer. On n’utilisait pas encore couramment le mot de « charisme », mais c’est bien de cela dont il s’agissait. Ayant été admirateur de Line Renaud dans mon enfance de l'après-guerre, puis amateur de jazz, je ne me suis pas passionné d’emblée pour le rock. Je suis néanmoins sorti de l’Alhambra plus nettement converti au rock’n’roll, mais avec une foi encore bien fragile ! »

Chuck Berry, relié à son Vox 30 watts.
(Crédit photo : Christian Perez)
Mars 1966 : Chuck Berry

« Un événement à ne pas rater ! Memphis Slim, Ronnie Bird, Antoine et Chuck Berry. Ce dernier m’a étonné par sa pêche et son économie de moyens, sa Gibson rouge branchée sur un simple ampli Vox de 30 watts non repris par la sono. Il faut dire que de toute façon la sono de l’Alhambra à l’époque ne devait pas être beaucoup plus puissante que le Vox de Chuck ! Les concerts de rock conservaient encore un format traditionnel du music-hall, comportant une importante première partie proposant divers artistes, avec même en ouverture de tableau des équilibristes ! Ce soir-là, pour débuter le spectacle il y eut un numéro d'antipodiste, si je m'en souviens bien… »

Novembre 1967 : Pierre Henry

« Pierre Henry, tel un DJ du prochain siècle, a installé ses magnétos, ses générateurs peut-être, ses mixeurs et ses amplis, sur un ring de boxe trônant au centre de la salle Alhambra Casino. Son attitude est simple et naturelle, tandis qu’il prépare un concert de fou. Le son sort sur dix canaux séparés, dont les groupes de haut-parleurs forment comme un cercle magique, entourant les futurs auditeurs qui seront installés sur des matelas. J’assiste, et collabore médiocrement, au dernier fignolage consistant à suspendre d’imposantes tentures, du très haut plafond jusqu’au sol, dans certains endroits des parois de ce cube, afin d’en améliorer l’acoustique. Le soir du concert, troublé par l’affluence d’un jeune public excité, c’est à peine si j’ai remarqué que le dispositif avait changé de salle. L’Alhambra théâtre, malgré sa forme oblongue, sa scène inamovible, et l’important balcon-promenade occupant les trois autres côtés, s’était certainement révélée meilleure opportunité du point de vue perfection du son, que la salle de bal où s’étaient concentrés nos efforts. 

Ce qui m’a le plus frappé, c’était le light show projeté sur le plafond, premier spectacle psychédélique auquel j’assistais. Des formes amibiennes écarlates, frangées de jaune dégradé, lançaient leurs pseudopodes ramifiés sur le fond d’un vert profond. Le concert de Pierre Henry fut pour moi une expérience étrange et captivante : l’impression d’une immersion totale dans l’art vivant de notre temps. »

Novembre 1967 : Frankenstein par le Living Théâtre

« Morceau de bravoure de l’outrageuse troupe Living Théâtre utilisant notamment un important échafaudage, qui représentait probablement l’essentiel des dix tonnes d’équipement dont parlait le leader Julian Beck dans ses interviews. L’œuvre de Mary Shelley, dans une « nouvelle version », était idéalement choisi pour offrir, en cadeau au public réceptif, l’indélébile souvenir de théâtreux hors norme. »

Novembre 1969 > Soft Machine

« L’Alhambra constituait un embryon de multiplex, avec son hall, son bar, ses foyers, et ses deux salles principales : d'un côté le casino dont l'espace, en dehors de sa modeste scène, était totalement occupé par une piste de danse, de l'autre la salle de concerts et de théâtre ; toutes deux séparées par une grande porte presque toujours fermée. Ce jour-là, elle était ouverte, permettant au public de passer librement de l'une à l'autre des deux espaces pour le « Guinch Experiment » organisé dans le cadre du festival Sigma 5. Musicalement, deux formations étaient à l'affiche, Soft Machine et le Ronnie Scott Band, l'utilisation des deux scènes permettant qu'elles se produisent simultanément. La salle de théâtre avait été débarrassée de ses sièges et son centre était encombré d'une imposante structure gonflable crée par le plasticien Jeffrey Shaw. Je n'ai pas vu grand-chose du second groupe que l'on avait placé de ce côté-là, car évidemment je n'en avais que pour les Soft Machine. Le sol y était envahi de ballons en baudruche et, en milieu de session, nous eûmes la surprise de voir apparaître un éléphant, dont la seule mission semblait être de les écraser. Cela provoqua bien sûr un beau remue-ménage ! J'aurais évidemment été moins étonné si j'avais vu ce pachyderme, emprunté à un cirque invité, promené dans les rues de Bordeaux porteur de panneaux publicitaires annonçant cette inoubliable soirée ! J'ai surtout été marqué par un intense solo de batterie de près de vingt minutes, offert par un Robert Wyatt torse nu auquel ses complices avaient laissé le champ libre. 

À gauche, le Ronnie Scott Band et l'imposante structure gonflable (archives Sigma) et, à droite, Robert Wyatt en plein solo (photo : Anne Lafosse).
C'était la première fois que je me trouvais ainsi aussi proche d'un tel musicien, au point de presque pouvoir le toucher, et bien que sachant qu'il était placé au-dessus de nous grâce à la hauteur de scène, j'ai conservé en souvenir la sensation que le public auquel j'appartenais l'entourait presque complètement, totalement fasciné ! »

Novembre 1979 > The Stranglers 

« C'était deux ans avant Golden Brown, mais on sentait que le son punk des Stranglers devenait plus harmonique. J'écoutais attentivement ce bel ensemble et je l'appréciais, mais je regardais surtout le jeu de jambes de Jean-Jacques Burnel, moins parce qu'il était le Frenchie de la bande, que parce qu'il en était le bassiste, alors que je commençais à reprendre en main le même instrument que lui. Pour les musicos bordelais, grands ou petits, venir à l’Alhambra c'était aussi, depuis longtemps, une occasion de pouvoir admirer les autres, et de leur emprunter, plus ou moins consciemment, à l'occasion quelque nouveauté dans la permanente évolution de la culture rock ! »

Le billet du concert et
sa mention "quartet".
(Collection Philippe Serra)
Avril 1981 > Larry Coryell quartet

« J'aimais bien le côté touche-à-tout du grand guitariste Larry Coryell, alors revenu à une période acoustique, je l'avais même apprécié en chanteur dans l'album The Real Great Escape, mais sur le billet d'entrée pour ce concert, le libellé « Larry Coryell quartet » me paraissait un peu énigmatique. Finalement, pour dialoguer avec Larry il y eut un autre virtuose de la six cordes, Philip Catherine, et même, si ma mémoire ne me trompe pas, une troisième guitare, celle de l'impressionnant Paco de Lucía. Que du bonheur ! L’Alhambra, digne de la référence à Grenade suggérée par son nom, a toujours eu l'art de dégoupiller les surprises ! »

Novembre 1981 > Indoor Life, Rita Mitsouko et Bernard Szajner

« Dans le cadre du festival Sigma 17, l’Alhambra proposait, sur un plan d'égalité : Indoor Life, que j'avais déjà vu à la Salle des Fêtes de Grand Parc (les artistes d'avant-garde américains aimaient bien Bordeaux à ce moment-là), du progressif new wave dominé par l'originalité d'un trombone ; Rita Mitsouko, sympathique duo dont on n'aurait toutefois jamais imaginé alors qu'un jour un de ses clips ferait un malheur à l’échelle planétaire ; et Bernard Szajner, qui avait inventé une harpe laser dont il nous fit une démonstration brillante. 

Bernard Szajner et son harpe laser. (Photographe inconnu)
Gérald Lafosse, fils du président-fondateur du festival Sigma, avait perçu, lors du concert de Pierre Henry, toutes les promesses portées par les innovations dans les jeux de lumière, et il s'était lancé aussitôt dans une carrière d'éclairagiste. Il se mit au service de Szajner, monta à Paris, et quand la harpe de celui-ci rejoignit l'équipe de Jean-Michel Jarre, Gérald fit de même. C'est ainsi qu'il organisera les si importantes atmosphères lumineuses des colossaux concerts du compositeur d'Oxygène en Chine. Un simple spectacle, offert au départ par l’Alhambra, pouvait à la fin vous mener très, très loin... »

Couverture du livret de la tournée.
(Collection Philippe Serra)
Février 1982 > artistes du label « Les Disques du Crépuscule »

« Le plateau présenté par ce label branché, sous le titre « Some of the interesting things you'll see on a long-distance flight », comprenait Winston Tong (San Francisco) chanteur de Tuxedo Moon, The Durutti Column (Manchester), Richard Jobson (Londres), Paul Haig (Edimbourg) et Antena (Paris). Parmi tous ces musiciens, celui dont je me souviens le mieux est Durutti Column, nom de groupe derrière lequel se cachait la guitare d'un seul artiste. Cela m'évoquait l'expression « chaque Anglais est une île » entendue dans mon enfance. Ce fut, je le crois, pour ma curiosité de spectateur, le dernier concert à l’Alhambra. »

Quel est le lien entre les Jeux olympiques d'été de 1968 à Mexico et les communes girondin...


Quel est le lien entre les Jeux olympiques d'été de 1968 à Mexico et les communes girondines de Braud-et-Saint-Louis, Cestas, Lesparre-Médoc et Saint-Médard-en-Jalles ? Indice : cela concerne la natation. Réponse : les étonnantes piscines Tournesol !

Au départ il y avait donc la prestation décevante de l'équipe française de natation aux JO de 1968. Par conséquent, le secrétariat d'État chargé de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs lança, l'année suivante, un véritable plan d'action national. Baptisé "1000 piscines", le programme servit de cadre et de structure de soutien pour la construction de piscines à un prix abordable, avec pour objectif une plus grande accessibilité à l'apprentissage de la nage.

Au final, la France fut loin du chiffre symbolique des mille piscines, mais le plan facilita quand même  la construction de 600 à 700 structures municipales. Différents modèles de piscines furent proposés aux noms poétiques comme Plein-Ciel, Plein-Soleil, mais les véritables lauréats de cette campagne furent Caneton et, bien sûr, Tournesol. Ce dernier devint le modèle emblématique de cette stratégie des 1000 piscines et, au cours des années 1970 et du début des années 1980, 183 piscines Tournesol furent ainsi construites à travers la France.

Les piscines Tournesol de Braud-et-Saint-Louis (haut) et Cestas.
Le curieux design futuriste fut conçu par l'architecte Bernard Schoeller, en collaboration avec l'ingénieur Thémis Constantinidi pour la structure, et avec la société Matra pour le choix des matériaux. Le principe de base fut l'utilisation d'éléments préfabriqués, allant jusqu'aux systèmes de filtration ou de chauffage, les vestiaires et même les toilettes. 

Plans d'une piscine Tournesol, source : http://www.archi-wiki.org (contributeur : Lionel Grandadam).
La structure circulaire dessinée par Shoeller et Constantinidis était d'un diamètre de 35 mètres, représentant une surface de 1 000 mètres carrés au coeur de laquelle était positionné un bassin de 25 mètres de long. L'ossature de la coupole, haute de six mètres, était formée par 36 arcs métalliques. Entre chaque arc se trouvait un panneau en polyester rigide, dont un sur deux comprenait sept hublots. Plus particulièrement, deux grands segments étaient mobiles et dotés d'un système de rail permettant de les déplacer sur un rayon de 60°. Et voilà la singularité d'une piscine Tournesol : la capacité de se transformer de façon quasi-instantanée de piscine couverte en piscine extérieure (sur 120°) en sachant que, dans la plupart des cas, une zone jardin permettaient aux baigneurs de se prélasser au soleil entre deux plongeons.

Gros plan sur le système de rail qui permet la transition entre piscine couverte et piscine extérieure. Photos prises à Cestas.
Suite à l'installation d'un prototype en 1972 à Nangis, à l'est de Paris, un premier modèle de série fut inauguré à Roissy-en-Brie la même année. Ces deux précurseurs n'existent plus aujourd'hui. Ce qui nous amène à la Gironde et ses quatre piscines Tournesol. Trois furent érigées en 1975 à Cestas, à Lesparre-Médoc et à Braud-et-Saint-Louis. La piscine de Saint-Médard-en-Jalles suivit en 1981. Les Tournesol girondines étaient de couleurs différentes : la coupole de Cestas était jaune, celles de Braud-et-Saint-Louis and Saint-Médard étaient bleues ciel, alors que la piscine de Lesparre était rouge ocre. Que devinrent-elles ?

Commençons par la piscine de Cestas, qui se porte merveilleusement bien. Elle se situe sur une grande plaine de sports près de l'autoroute A63, donc les nageurs se mélangent facilement aux footballeurs, rugbymen et joueurs de tennis. Si vous souhaitez tester l'installation, le ticket d'entrée n'est que d'1,60€. Le bassin de Braud-et-Saint-Louis est tout aussi opérationnel, mais de nombreuses discussions sont en cours pour que la piscine actuelle soit remplacée par un "centre aquatique" comprenant petits bassins, toboggans, etc.

Du côté de Braud-et-Saint-Louis dont l'accueil (en haut à gauche), les vestiaires préfabriquées (en haut à droite) et, en bas à droite, douches et pédiluve depuis l'extérieur face à la jonction entre les deux panneaux mobiles.
Si ce scénario se confirmait, ce serait la même situation qu'à Saint-Médard-en-Jalles où, en 2007 après 26 ans d'existence, le lieu fut transformé en espace aquatique. Le nouveau site garda néanmoins le bassin de 25 mètres de son prédécesseur.  

Saint-Médard : hier (source : l'ouvrage Saint-Médard-en-Jalles, au fil du temps) et aujourd'hui.
Terminons du côté de Lesparre, où l'air est encore imprégné de particules de polyester suite à la récente démolition de la piscine, considérée jusqu'alors comme une verrue à l'éntrée de cette ville médocaine. L'activité de la piscine cessa en juin 2014, bien que le projet d'origine était de la moderniser. C'est avant l'été 2016 que vint l'annonce de la destruction de l'enceinte, et cette mission, qui coûta 70 000 euros à la commune, fut exécutée en août et septembre. Sur place j'ai pu constater qu'il ne reste aucune trace de la piscine, hormis un petit local technique, et la zone est entièrement recouverte de sable. Là-aussi, un projet de centre aquatique inter-communal prend actuellement forme. 

Lesparre : en haut à droite, l'ancienne piscine (source : www.pss-archi.eu) ; photo principale, les travaux de démolition en cours (source : www.sudouest.fr) ; en bas à droite, le même point de vue aujourd'hui.
Si vous avez lu attentivement jusque là, vous aurez compris qu'il ne reste que deux des quatre piscines Tournesol girondines, et l'une d'elles est menacée. C'est bien dommage, même s'il est évident que ces piscines rudimentaires ne semblent plus être de notre temps. Mais ce n'est pas le cas partout ailleurs : loin d'être considérées comme des verrues, de nombreuses piscines Tournesol ont été soigneusement entretenues et sont même labellisés "Patrimoine du XXe siècle". C'est notamment le cas d'une piscine à Marseille, une autre à Carros-le-Neuf, près de Nice, ou encore à Biscarrosse dans le département voisin des Landes. De plus, de nombreux Français restent très attachés à ces OVNI de l'Hexagone, comme le démontrent l'excellent site Architectures de Cartes Postales et le compte Instagram @laffairetournesol.

Laure Manaudou lors des JO de 2004,
prie qu'un jour elle pourra figurer dans
un dossier du Bordeaux Invisible
(source : lemonde.fr).
Mais la vraie question est : les Français sont-ils devenus plus doués en natation ? Quelques recherches permettent de voir que, suite à l'échec de 1968 il a fallu attendre 1984 et la médaille d'argent remportée par Frédéric Delcourt (200 mètres dos) ainsi que la médaille de bronze de Catherine Poirot (100 mètres brasse). Puis après de nouvelles années difficiles c'est Laure Manadou qui remporta l'or en 2004 (400 mètres nage libre) suivie quatre ans plus tard par Alain Bernard (or 100 mètres nage libre). Ensuite, c'était au tour de Camille Muffat (or 400 mètres nage libre, 2012), l'équipe relais 4 x 100 mètres (or 2012), Yannick Agnel (or 200 mètres nage libre, 2012) et Florent Manaudou (or 50 mètres nage libre, 2012). Plutôt une belle réussite indirecte pour le plan d'action "1000 piscines", non ?...

  • Localiser sur la carte Invisible Bordeaux :
    • Piscine Tournesol Cestas : Chemin de Canéjan, Cestas
    • Piscine Tournesol Braud-et-Saint-Louis : 51 avenue de la République, Braud-et-Saint-Louis
    • Lesparre-Médoc : 3 avenue du Docteur Benaben, Lesparre-Médoc
    • St Médard : 116 avenue Anatole-France, Saint-Médard-en-Jalles
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L'une des sorties les plus insolites proposées dans le cadre de l'édition 2016 des Journé...

L'une des sorties les plus insolites proposées dans le cadre de l'édition 2016 des Journées du Patrimoine était la visite guidée de la PIC, ou Plate-forme industrielle du courrier, à savoir l'énorme centre de tri postal situé sur la commune de Cestas, à deux pas de l'autoroute A63 à l'ouest de Bordeaux.

Après être souvent passé en voiture devant cet imposant bâtiment, j'étais particulièrement impatient de voir à l'intérieur. Je n'étais pas le seul à m'y intéresser : en rejoignant le groupe pour la visite, l'ambiance rappelait celle décrite par Roald Dahl dans son livre Charlie et la Chocolaterie

La couverture jaune et noire si caractéristique du livre « Bordeaux Safari » est facilement r...

La couverture jaune et noire si caractéristique du livre « Bordeaux Safari » est facilement repérable dans les librairies à Bordeaux et aux alentours. Son éditeur, Deux Degrés, m'a récemment contacté en me demandant de parler de ce « guide jouable » sur le blog. La demande me semblait pertinente ; j’ai donc souhaité faire passer au livre un test grandeur nature en espérant obtenir des résultats intéressants. 

La promesse de Bordeaux Safari est qu'il s'agit du « guide dont vous êtes le héros ». Le lecteur devient en effet le personnage principal et le livre sert de cadre à un jeu de rôle interactif qui le promène de lieu en lieu à travers Bordeaux. Et c'est ainsi que j'enjambai mon vélo jaune tôt un dimanche matin, sans trop savoir où le guide allait m'amener.