Les portes des châteaux du Médoc sont difficilement franchissables, mais un établissement qui cherche à inverser cette tendance est le c...


Les portes des châteaux du Médoc sont difficilement franchissables, mais un établissement qui cherche à inverser cette tendance est le château d'Agassac à Ludon-Médoc. Aujourd'hui Agassac, qui est indéniablement l'un des plus beaux châteaux de la célèbre route des vins, capitalise aussi pleinement sur sa riche histoire pour attirer les visiteurs... et a récemment ouvert un restaurant qui est un excellent argument pour rester un peu plus longtemps sur place !

L'histoire de ce lieu remonte au 13e siècle, époque où un simple fortin en bois a été érigé ici par un certain Gaillard de Gassac afin de protéger la ville de Bordeaux de l'ennemi (à savoir les Français puisque Bordeaux était alors aux mains des Anglais). Cette forteresse aurait été détruite et remplacée par un château en pierre, et les terres offertes à Gaillard de Gassac en guise de remerciement pour ses efforts. Il devint alors Seigneur d'Agassac, dérivé d'agasse, mot gascon signifiant « pie » car les seigneurs médocains adoptaient fréquemment... des noms d'oiseaux !

En préparant le récent dossier sur le jeu Kapla , j’ai brièvement rencontré Martine Lohiague, qui fabrique et expose ses réalisations da...


En préparant le récent dossier sur le jeu Kapla, j’ai brièvement rencontré Martine Lohiague, qui fabrique et expose ses réalisations dans la vitrine de son salon de coiffure à Eysines depuis un peu plus d’un an. J’ai repris rendez-vous avec Martine pour une coupe homme, et tout en me coiffant elle m’a parlé plus longuement de son passe-temps insolite.

Quelles sont les origines de cette passion pour les Kapla ?

Après avoir repris ce salon de coiffure à Eysines, j’avais le projet de refaire toute la déco et me suis demandée ce que je pouvais proposer comme jeux aux enfants. J’ai d’abord pensé à des voitures Majorette, et puis j’ai pensé à des Kapla car c’est en bois, c’est intéressant et sympathique.

Lors de la phase « préparatifs » d’un récent séjour dans une des plus belles capitales européennes, il nous a été fort utile de visionne...


Lors de la phase « préparatifs » d’un récent séjour dans une des plus belles capitales européennes, il nous a été fort utile de visionner des clips Youtube pour se faire une idée de ce qui nous attendait. Je me suis dit qu’il serait utile de réaliser une présentation similaire de Bordeaux, donc voici venir mon guide des dix lieux incontournables à découvrir lors d’un séjour dans le port de la Lune.

Il est évident que cette démarche va à l’encontre de la philosophie du site, qui vise à dévoiler les histoires et endroits méconnus de Bordeaux et de ses environs, donc soyez indulgent pendant ces quatre minutes où Le Bordeaux Invisible part à la recherche du Bordeaux bien visible ! 

Notre salle de jeux familial a souvent accueilli différentes constructions, fréquemment grandes et parfois élaborées, fabriquées à parti...


Notre salle de jeux familial a souvent accueilli différentes constructions, fréquemment grandes et parfois élaborées, fabriquées à partir de planchettes de bois. Des stades de football, des ponts de chemin de fer, des circuits de Formule 1, des gratte-ciel… tout est bon à construire (avant de passer en mode démolition).

La matière première utilisée par mes enfants pour ces projets éphémères est le jeu Kapla, réalisé et distribué depuis un site qui se trouve à Saint-Louis-de-Montferrand, 17 kilomètres au nord de Bordeaux.

Que sont donc les Kapla ? Ce jeu de construction est composé de planchettes en pin de taille unique, dont les proportions sont calculées sur la suite des nombres 1, 3, 5 (1 largeur = 3 épaisseurs, 1 longueur = 15 épaisseurs). Pour être précis, les dimensions de chaque planchette sont 117 mm de long, 23,4 mm de large et 7,8 mm d'épaisseur. Le produit fini est commercialisé en paquets de 40, 100, 200, 280 ou 1 000 et est disponible en couleur naturelle ainsi qu’une petite gamme d’autres couleurs.

Il reste peu de mètres carrés au Haillan qui ne soient pas occupés par des résidences, des entreprises ou des commerces. D'où mon in...


Il reste peu de mètres carrés au Haillan qui ne soient pas occupés par des résidences, des entreprises ou des commerces. D'où mon intérêt pour le projet déployé récemment par la municipalité le long du Ruisseau du Haillan visant à transformer cet espace en « parc linéaire » : voici venir le Parc du Ruisseau. 

Le parc a officiellement été inauguré fin 2013 et constitue un couloir de verdure long de 2,7 kilomètres à travers la ville. Le ruisseau, lui, était autrefois un maillon essentiel dans le quotidien des habitants de ces quartiers, ses eaux étaient utilisées pour les exploitations agricoles ou encore pour laver le linge. (En effet, une partie du cours d'eau portait le surnom de « Ruisseau des Blanchisseuses ».)

Le dispositif BatCub a récemment fêté son deuxième anniversaire et ce jalon symbolique était pour moi un rappel à l’ordre : je me suis r...


Le dispositif BatCub a récemment fêté son deuxième anniversaire et ce jalon symbolique était pour moi un rappel à l’ordre : je me suis rendu compte qu’il était grand temps que j’embarque à bord d’une de ces navettes fluviales afin de les découvrir depuis l’intérieur.

Les deux navettes BatCub (dénomination à revoir depuis la transformation de la CUB en Bordeaux Métropole ?) ont pour noms l’Hirondelle et la Gondole. Conçues et fabriquées par des entreprises girondines, elles sont entrées en service le 2 mai 2013. Les prestations sont assurées par la société Gens d’Estuaire pour le compte de Keolis, gestionnaire du réseau de transport public de la métropole.
Aux heures de pointe en semaine, les bateaux transportent jusqu’à 65 passagers et six vélos entre pontons situés de chaque côté de la Garonne avec des départs tous les quarts d’heure. Pendant les heures creuses et le week-end, les navettes relient chacune trois des quatre arrêts (Lormont Bas, Les Hangars, Quinconces, Stalingrad) avec possibilité de transfert entre les deux lignes afin de faire le circuit complet en 40 minutes environ.

La convergence des deux lignes illustrée sur le plan officiel (source : infotbc.com).
Aujourd’hui, les déplacements domicile-travail représentent 60 % des trajets, le restant étant de simples balades sur l’eau pour la somme modique d’1,50€. La fréquentation est en hausse : après 110 000 voyageurs pendant la première année, le chiffre a atteint 210 000 l’année suivante, à savoir un peu au-dessus de l’objectif initial, fixé à 200 000 passagers par an.

Le succès n’était pourtant pas tout de suite au rendez-vous. Peu après le lancement du dispositif, un problème de moteurs a eu pour conséquence le retrait des deux BatCub ; des bateaux de remplacement ont dû être déployés. Puis, au mois de juillet 2013, suite à une nouvelle panne de moteur, une des navettes est venue heurter le Pont de Pierre et est restée piégée par les arches du Pont. Fort heureusement, les 38 passagers ont pu rapidement être évacués.

À gauche : un BatCub, à ne pas confondre avec le Batmobile ou le Batboat (à droite, sources : Hammacher Schlemmer et Daily Mail/Getty).
Les choses ne pouvaient que s’améliorer, ce qui était généralement le cas… du moins jusqu’en avril 2015 et le jour où un BatCub a percuté la péniche de croisière le Burdigala. Auparavant, les BatCub ont également été au cœur d’une polémique lorsque les autres professionnels et plaisanciers opérant sur la Garonne ont signé une pétition contre la vitesse excessive des navettes qui génèrent ainsi trop de vagues à la surface de l’eau.

En parcourant cette histoire déjà riche, j’étais particulièrement impatient de me retrouver à bord d’un BatCub, ce rêve fou devenant réalité un dimanche matin ensoleillé où, à 10h, j’ai pris place à bord d’une des navettes au départ de Lormont en compagnie d’une poignée d’autres voyageurs. L’ambiance était très détendue et chacun circulait librement afin d’apprécier les différents points de vue.

Le Batcub sous tous ses angles (du moins, sous trois de ses angles).
Parmi les points remarquables : une belle vue panoramique du Pont d’Aquitaine, où l’atmosphère était étonnamment sereine car le pont était fermé à la circulation ; nous sommes passés très près de la mystérieuse plate-forme sans nom qui était un récent sujet phare sur le blog ; enfin, nous avons pu admirer les travaux en cours sur la future Cité des Civilisations du Vin qui prend forme dans le quartier Bacalan.


Puis, chose inattendue, le capitaine a éteint le moteur du BatCub. En effet, un paquebot de croisière s’apprêtait à quitter le port de la Lune, et la partie centrale du Pont Chaban-Delmas devait se lever afin de le laisser passer. Cette procédure dure 15 minutes donc nous n’avions qu’un seul choix : patienter et admirer la levée du pont. Cette situation inattendue nous aura permis de passer sous le pont dans sa position haute. Mon appareil photo a capturé le pont depuis cet angle insolite et nous avons eu le sentiment d’être privilégiés d’avoir vu cela d’en bas !


Le BatCub ayant désormais du retard, le capitaine d’annoncer que le premier arrêt, Les Hangars, serait finalement le terminus et qu’afin d’aller plus loin il était nécessaire de descendre du bateau et de basculer tout de suite sur l’autre ligne. Mais l’attente ne serait pas longue car « La Mouette » était déjà visible au loin.

La Mouette ? Et non l’Hirondelle ou la Gondole ? Je ne le savais pas encore mais le deuxième BatCub était immobilisé afin d’effectuer des réparations sur son système électronique et un bateau de remplacement avait été déployé. Mais lorsque j'étais sur le point d’embarquer avec ma bicyclette jaune, la responsable m’a informé que les vélos n’étaient pas admis à bord de La Mouette. Mon aventure BatCub allait donc s’arrêter là de manière prématurée, et ce bien avant d'arriver aux arrêts des Quinconces ou Stalingrad. Frustré par ce goût d’inachevé, j’ai dû faire demi-tour et rentrer chez moi.

La Mouette, le très impressionnant Batcub de secours (interdit aux vélos).
Quel est le verdict ? D’abord, il est difficile de penser à une manière plus agréable de se balader sur le réseau des transports en commun de l’agglomération pour un tel prix symbolique, et depuis l’eau on jouit d’une toute autre perspective sur la ville. Mais, comme j’ai pu le découvrir à mes dépens, les navettes sont souvent les victimes d’aléas techniques et d’imprévus. Le programme que j’avais imaginé sur la base des horaires officiels a dû être en grande partie abandonné. De plus, il aurait été appréciable de savoir à l'avance (affichage aux arrêts ?) que le bateau de remplacement ne prenait pas les vélos. Bref, le BatCub offre à ses voyageurs une ambiance unique et des panoramas exceptionnels, mais il faut savoir être flexible car tout ne se déroule pas forcément comme prévu !

L'année dernière le blog a publié une sélection d'images qui ont fusionné d'anciennes cartes postales avec les mêmes vues au...


L'année dernière le blog a publié une sélection d'images qui ont fusionné d'anciennes cartes postales avec les mêmes vues aujourd'hui, grâce notamment à l'aide expert de mon ami Anthony Poulachon et le logiciel Photoshop. Mais cette fois-ci, l'approche est nettement plus artisanale et "faite main", car j'ai tout simplement positionné de vieilles photos devant l'objectif en prenant soin d'être bien à l'endroit où les images d'origine ont été capturées. 

Cette technique a été employée par différents photographes comme Julien Knez, qui a intégré des clichés de Paris en période de guerre pour une série particulièrement réussie. Les miennes sont loin d'être aussi spectaculaires mais j'espère néanmoins que vous prendrez plaisir à les parcourir !

Dans le cadre du cycle de conférences de la Mémoire de Bordeaux, j'aurai le privilège d'intervenir au Musée d'Aquitaine le j...

Dans le cadre du cycle de conférences de la Mémoire de Bordeaux, j'aurai le privilège d'intervenir au Musée d'Aquitaine le jeudi 25 juin à 18h00.

Pendant cette conférence je partagerai quelques-unes des trouvailles et des rencontres qui m'ont permis d'alimenter le site Invisible Bordeaux depuis 2011.

Au programme : anecdotes, photos inédites, des vidéos on ne peut plus spectaculaires et un dispositif son-et-lumière hors-normes. La ville de Bordeaux ne sera plus jamais comme avant.

Venez nombreux !

Les informations essentielles : 
  • Conférence « À la découverte du Bordeaux invisible », le jeudi 25 juin à 18h00
  • Auditorium du Musée d’Aquitaine, 20 cours Pasteur, Bordeaux
  • Entrée libre
  • Page Facebook dédiée à l'événement

En 2012 , puis à nouveau en 2014 , le blog s'est penché sur la construction du stade Bordeaux-Atlantique. Au départ le sujet correspo...

En 2012, puis à nouveau en 2014, le blog s'est penché sur la construction du stade Bordeaux-Atlantique. Au départ le sujet correspondait bien au côté « invisible » du site, mais aujourd'hui le stade est bel et bien là, et sera dévoilé au grand public le 23 mai prochain.

Dans le cadre d'un rendez-vous professionnel, j'ai récemment eu le privilège de découvrir en avant-première le stade en compagnie de deux membres de l'excellente équipe permanente du « SBA ». Je me suis ensuite dit que la visite devait être traduite en billet pour le blog... que voici !

Le point de départ de cet article était, comme si souvent, une carte postale ancienne. Celle-ci date des années 1960 et affiche cette « vu...

Le point de départ de cet article était, comme si souvent, une carte postale ancienne. Celle-ci date des années 1960 et affiche cette « vue des grands blocs » de la cité Pinçon dans le quartier Bastide de Bordeaux... le genre de panorama qui se situe à des années-lumière des façades du 18e qui ont fait la réputation de la ville. 

 
La cité Pinçon et sa voisine, la cité Blanche, constituent la cité de la Benauge (ou, plus poétiquement, la « cité-jardin de la Benauge »), qui comprend actuellement près de 1 200 logements. Jusqu'aux années 50, cette zone alors marécageuse appartenait à un certain Jules Pinçon, d'où le nom donné aux premières constructions, c'est-à-dire ces deux buildings de dix étages, et six autres bâtiments à cinq étages.  

C'était en préparant un dossier sur les trois plans-reliefs de la ville de Bordeaux que le blog a fait la connaissance de l'arti...

C'était en préparant un dossier sur les trois plans-reliefs de la ville de Bordeaux que le blog a fait la connaissance de l'artiste François Didier en 2014. L'enquête m'a conduit alors jusqu'au village de Bages pour voir d'autres plans-reliefs, et puis à Lugos, à la pointe nord des Landes, pour visiter l'atelier et les jardins de l'artiste.

Cette fois-ci, la piste François Didier m'a amené au très réputé Musée Georges de Sonneville à Gradignan, pour y découvrir l'exposition Néanysa, ville antique (présentée jusqu'au 12 avril). Le concept est simple mais le livrable est à la fois surprenant et impressionnant : François Didier a créé de toute pièce une ville antique, Néanysa, et l'exposition permet au visiteur de retrouver cette ville imaginaire grâce aux nombreux objets et documents qui témoignent de sa (non-)existence !

Le réveil a été particulièrement matinal le samedi 21 mars 2015. Après m’être difficilement levé, j’ai roulé 85 kilomètres depuis mon dom...

Le réveil a été particulièrement matinal le samedi 21 mars 2015. Après m’être difficilement levé, j’ai roulé 85 kilomètres depuis mon domicile dans la banlieue de Bordeaux en direction de Soulac-sur-Mer avec pour seul objectif d’arriver sur le front de mer avant 5h15, afin d’assister à un spectacle sonore et visuel mettant en scène une résidence désormais condamnée, le Signal.

Nuisance visuelle pour les uns, mais lieu d’habitation ou résidence secondaire pour d’autres, le Signal est l’unique aboutissement d’un projet qui prévoyait plusieurs bâtiments de ce type à Soulac. Surtout, lors de sa construction, entre 1965 et 1970, le front de l’océan culminait à quelque 200 mètres au large. Or, depuis cette époque, l’Atlantique gagne chaque année entre quatre et huit mètres sur les terres.