J'ai toujours beaucoup apprécié les noms de salons de coiffure. Les jeux de mots sont parfois habiles, souvent maladroits mais toujo...


J'ai toujours beaucoup apprécié les noms de salons de coiffure. Les jeux de mots sont parfois habiles, souvent maladroits mais toujours mémorables. Et pourquoi tant d'apostrophes ? 

Il m'a semblé intéressant de rassembler les meilleurs noms repérés à Bordeaux et aux alentours, donc voici ce que cela donne grâce notamment à l'aide de divers lecteurs qui ont gentiment contribué via Facebook, Twitter et Instagram. Pensez surtout à savourer tous ces noms car le jour viendra où il ne restera plus que des salons franchisés Frank Provost, Jean-Louis David ou Tchip.

Une fois de plus, j'ai eu beaucoup de plaisir à couvrir tous les sujets qui ont été abordés sur le blog au long de cette année 2015. ...


Une fois de plus, j'ai eu beaucoup de plaisir à couvrir tous les sujets qui ont été abordés sur le blog au long de cette année 2015. Mais voici cinq dossiers qui me sont particulièrement chers tellement le contenu était passionnant à enquêter. Cliquez sur les titres ou les images pour découvrir les articles associés !

Le moment est venu de terminer l'année par deux articles qui reviennent sur quelques-un des dossiers publiés par Invisible Bordeaux a...


Le moment est venu de terminer l'année par deux articles qui reviennent sur quelques-un des dossiers publiés par Invisible Bordeaux au cours des douze derniers mois. Cette première compilation regroupe les cinq articles les plus lus de l'année. Cliquez sur les titres ou les images pour lire les dossiers complets !


Lors de la conférence que j’ai eu le plaisir d’animer il y a quelques mois au Musée d’Aquitaine, j’ai évoqué l’histoire du pépiniériste ...


Lors de la conférence que j’ai eu le plaisir d’animer il y a quelques mois au Musée d’Aquitaine, j’ai évoqué l’histoire du pépiniériste Toussaint-Yves Catros, dont l’œuvre demeure bien présente aujourd’hui. Un dossier complet lui a été consacré par le passé sur le blog mais, pour résumer, rappelons qu’on lui doit la plantation des pins qui consolident les sables de la côte Atlantique, la culture de l’artichaut de Macau, ou encore la création de la société Catros-Gérand, qui depuis son siège à Carbon-Blanc est encore spécialisée dans la production et la distribution de semences.

Présent lors de la conférence, l’excellent Yves Baillot d’Estivaux (chercheur incontournable sur l’histoire de l’automobile à Bordeaux) m’a mis en relation avec Mesdames Elisabeth Desplats et Edith Moreau, deux sœurs qui sont descendantes de Catros (leur arbre généalogique remonte jusqu’à Anne-Jeanne, la sœur de Toussaint-Yves qui, lui, est resté célibataire toute sa vie). Elles m’ont accueilli à Carbon-Blanc et m’ont invité à découvrir de nombreux documents d’archives. Objectif : reconstruire ensemble l’histoire de l’arboretum installé par Catros au Haillan.

Remontons donc à 1797. Suite à la révolution française, cet ancien directeur des pépinières royales de Guyenne doit obligatoirement changer de cap ! Il crée son propre établissement vers la place Saint-Martial à Bordeaux et acquiert au Haillan un terrain marécageux de 106 hectares, le domaine de Nouville, pour en faire un arboretum. Il conçoit un réseau de canaux d’irrigation et implante ses cultures dans la partie centrale sur un espace de 15 à 20 hectares. Grâce à ses relations avec diverses sociétés savantes étrangères, il obtient de nombreux végétaux rares qu’il acclimate avec succès.
La zone au sud du Haillan où se situe l'arboretum. Sur la base de ses recherches, Xavier Daurel (que nous rencontrerons plus bas) a localisé les différentes zones implantées par Catros. J'ai tenté ici de reproduire ses travaux en les couplant à la vue satellite de Google Earth. À noter, on trouve encore aujourd'hui des bambous dans la zone des "traçants".
En l’espace de quelques années le terrain est transformé. À la place de ronces et de bruyères on y cultive désormais des arbres de la Virginie, du Canada, de la Caroline, différents types de magnolia, hortensia, rhododendrons, pins, sapins… L’endroit devient un véritable jardin d’Éden, ce que confirme J.-F. Laterrade, professeur d’histoire naturelle, dans son récit suite à une visite effectuée en 1818 (publié dans le Bulletin polymathique du Museum d’instruction publique de Bordeaux).

Il évoque notamment « le pistachier lentisque ou la clématite flammule qui mêlait son parfum à celui de tant d’autres espèces exotiques, tandis que les fleurs et les boutons des superbes espèces du genre magnolia s’épanouissaient au-dessus de nos têtes ; nous aurions cru aux forêts enchantées, ou du moins nous aurions pensé être dans un autre hémisphère, si le concert agréable des oiseaux du pays n’eût détruit en quelque sorte l’illusion tout en l’embellissant ». L’exotique ne s’arrête pas là : « En passant sur un petit pont chinois, nous entrâmes dans une pièce de terre consacrée à l’éducation des abeilles. Nous ne pouvions nous lasser d’admirer tant de beautés réunies, tant de sites variés, tant d’espèces différentes sur un même point, et de si belles cultures sur un sol naguère ingrat. »

L'arboretum aujourd'hui (code couleur : automne), dont un magnifique pin Douglas (Pseudotsuga menziesii).
Introduits en Europe au début du 19e siècle, les bambous poussent toujours au même endroit qu'à l'époque de Catros.
Catros meurt en 1836 et c’est son neveu Charles qui hérite de la propriété. Ce dernier décède en 1844 au Chili où il avait entrepris le commerce des arbres cultivés au Haillan. Sa veuve vend alors le domaine à un certain Dr Levieux. En 1865, ses héritiers abattent et vendent le bois des plus beaux sujets pour ne conserver que ceux qui n’avaient aucune valeur commerciale. Le domaine, alors dévasté, est racheté en 1872 par un M. Jaille, grand amateur d’arbres et membre de la Société Dendrologique de France. Il cherche non seulement à restaurer et conserver les restes de l’œuvre de Catros, mais à la compléter par l’introduction d’espèces nouvelles. Dans une serre, M. Jaille cultive des espèces délicates et abrite provisoirement les plants qui le nécessitent.

En 1910 la boucle est bouclée, comme le témoigne un rapport rédigé par H. Bacon de Lavergne et R. Hicket relayé dans le Bulletin de la Société de Dendrologie, détaillant les noms des espèces qui existent encore et démontrant l’intérêt dendrologique qu’avait alors le domaine. Mais le domaine, qui continuera à changer régulièrement de mains, va de nouveau souffrir pendant la 2e Guerre Mondiale, où plusieurs coupes sont réalisées avant que les bombardements alliés de juin 1944 (contre les Allemands qui occupaient alors l’aéroport) ne fassent une croix quasi-définitive sur les arbres. Cette fois-ci, l’arboretum ne se relèvera que très péniblement.

Le grillage du site Herakles.
En 1963, la propriété devient un terrain industriel acquis par Sud Aviation (qui sera ensuite transféré au groupe Thomson-CSF, dont les activités au Haillan se feraient plus tard sous le nom Sextant puis Thales Avionics) et par la Société d'Etudes de la Propulsion par Réaction (SEPR, aujourd’hui intégrée dans ArianeGroup). L’entretien des terres est géré par M. Dubrana, un forestier averti, qui raconte qu’étant monté sur une souche d’arbre, à vue d’œil la végétation ne dépassait pas la hauteur de sa poitrine. Pourtant, en l’espace de quelques années, les frondaisons couvrent à nouveau le domaine. En collaboration avec le service des Eaux et des Forêts du Jardin Botanique de Bordeaux, un recensement est fait des espèces les plus rares et des mesures de sauvegarde (fossés, piste, sentiers, étiquetage, etc.) sont mises en place. Dans les années qui suivent, les industriels évitent de construire des bâtiments dans la zone de l’arboretum.

Elisabeth Desplats et Edith Moreau.
Un nouveau chapitre concernant la sauvegarde de l’arboretum prend forme dans les années 1980, à l’initiative de feu Xavier Daurel, descendant de Catros (et le père d’Elisabeth et d'Edith) et alors directeur des établissements Catros-Gérand ainsi que président de la Société d’Horticulture de la Gironde. Il noue des liens avec la municipalité du Haillan ainsi qu’avec les représentants des acteurs industriels qui sont tous deux sensibilisés à la sauvegarde du domaine. Résultat : une convention d’une durée de trois ans reconductible signée entre SEP, la Société d’horticulture de la Gironde et la mairie du Haillan fixant les charges et règles de gestion, d’entretien et de visites (sous certaines conditions) de l’arboretum. Cette convention ne sera pas visée par Thomson-CSF mais la prise de conscience est bien réelle ; l’arboretum sera durablement protégé.

Et c’est encore le cas aujourd’hui. La richesse des espèces présentes est certes à relativiser car lors des nombreuses « renaissances » du domaine, seules les espèces les plus vigoureuses ont survécu, à savoir tout ce qui a pu rejeter ou se ressemer naturellement. Néanmoins, des recensements effectués ces dernières années ont permis d’identifier une quarantaine d’espèces remarquables côté Herakles et une trentaine côté Thales (où l’arboretum a été aménagé en parcours de santé utilisé par les collaborateurs sportifs de l’établissement).

Au cœur de l'arboretum sur le site de Thales :
ci-dessus, une halte sur le parcours de santé et, ci-dessous, un terrain de football qui a connu des jours meilleurs.

L’avenir est plus incertain. Fin 2016, Thales quitta le site (dont il était devenu locataire) pour rejoindre un nouvel établissement à quelques centaines de mètres sur la commune de Mérignac. Le devenir de cette partie du domaine Catros est donc lié à celui du site qui l’entoure. En 2019, les anciens locaux de Thales étaient en cours de démolition avec un nouveau parc d'activités à venir. Selon différentes sources, l’arboretum allait être non seulement préservé mais également ouvert au public selon la volonté de la mairie du Haillan. Seul l’avenir nous dira si cette piste se confirme !
> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux  : Arboretum de Toussaint-Yves Catros, rue Toussaint-Catros, Le Haillan. 
> Mes remerciements à Elisabeth Desplats et Edith Moreau de m'avoir invité à parcourir leurs archives familiaux, et à Yves Baillot d’Estivaux de nous avoir mis en contact ! 

Quel est le lien entre l’industriel Thales Avionics, un fournisseur de semences à Carbon-Blanc et un artichaut géant sur un rond-point à...


Quel est le lien entre l’industriel Thales Avionics, un fournisseur de semences à Carbon-Blanc et un artichaut géant sur un rond-point à Macau ? Réponse : le pépiniériste Toussaint-Yves Catros !

Né en 1757 à Saint-Brieuc en Bretagne, Toussaint-Yves Catros se définissait comme « cultivateur de pépinières », spécialité familiale depuis de nombreuses générations. En début de carrière, Catros part s’installer dans la capitale et est rapidement nommé à la tête des pépinières royales implantées dans le 8e arrondissement (quartier Faubourg-du-Roule) et à Vincennes.

En 1785, toujours sous le règne de Louis XVI, il est nommé directeur des pépinières royales de Guyenne à Bordeaux. Mais la Révolution de 1789 n’est pas loin et ce rôle sera sans suite. Catros doit trouver sa voie et fonde son propre établissement de distribution de semences près de la place Saint-Martial dans le quartier Bacalan à Bordeaux, puis en 1797 crée un arboretum sur un terrain situé entre les communes du Haillan et Saint Médard-en-Jalles.

L’arboretum aujourd’hui avec,
au premier plan, une variante corse
du pin noir européen (Pinus nigra laricio Corsicana).
L’arboretum est encore bel et bien présent de nos jours [dossier complet ici] mais se trouve à présent derrière les grillages sécurisées des entreprises Thales Avionics et Herakles, et donc inaccessible au grand public. Étant collaborateur de Thales, j’ai un accès privilégié à une partie de l’arboretum où de nombreuses espèces continuent de pousser, et ce malgré plusieurs épisodes difficiles au fil des siècles. En 2005, un inventaire sur la zone Thales a permis d’identifier pas moins de 34 espèces notables.

Chêne rouge d'Amérique (Quercus rubra).
Pin d'Oregon ou sapin de Douglas (Pseudotsuga menziesii), qui figure également sur la photo en haut de l'article.
Catros est resté célibataire tout au long de sa vie mais sa sœur Anne-Jeanne a épousé un certain Jean-Louis Gérand. Celui-ci a conclu un partenariat avec son nouveau beau-frère et c’est ainsi qu’est née la maison Catros-Gérand. La nouvelle entreprise a créé un nouvel arboretum plus près du centre-ville de Bordeaux, entre les rues Rivière et de Tivoli. En 1840, quatre ans après le décès de Catros, l’entreprise s’est installée dans des locaux sur les Allées de Tourny.

L'établissement Catros-Gérand sur les allées du Tourny
(archives Catros-Gérand, source: Sud Ouest).
Au 25 allées de Tourny aujourd'hui.
C’est sur les allées de Tourny que Catros-Gérand a opéré jusqu’au crash financier de 1929, puis l’entreprise a déménagé à Carbon-Blanc sur les terrains de la propriété familiale, le domaine de Salazard. En 1964, l’entreprise a lancé la marque Les Doigts Verts, utilisée encore aujourd’hui pour la commercialisation de semences et de bulbes. Sur les façades du site moderne situé non loin du domaine de Salazard, les deux noms cohabitent paisiblement !

Floraisons sur le site de Catros-Gérand / Les Doigts Verts
Mais revenons fin 18e / début 19e siècles, car Toussaint-Yves Catros faisait également du bruit dans les environs de Bordeaux. Il a en effet joué un rôle capital dans le choix des espèces à planter dans l’optique de consolider les dunes de sable face à l’Atlantique. Dans le Médoc, le Marquis de la Colonilla l’a sollicité pour dessiner les jardins du Château Margaux.

C’est également Catros qui a identifié les qualités du terroir à Macau qui, grâce à sa situation géographique unique aux portes de l’estuaire de la Gironde, est alimenté par les eaux fluviales de la Garonne et de la Dordogne. Pensant que les conditions étaient réunies pour la culture de l’artichaut, il a importé quelques spécimens de la variété « Camus » depuis sa Bretagne natale, donnant ainsi naissance à une nouvelle spécialité locale : l’artichaut de Macau. Commençant par la distribution sur les marchés de Bordeaux, les artichauts de Macau sont désormais disponibles dans les rayons de supermarchés dans toute la France. Une œuvre d’art installée sur un rond-point à Macau célèbre ce légume incontournable dans la commune, visible entre les silhouettes de raisins et de sardines.


Parmi les plus beaux exploits de Toussaint-Yves Catros, retenons aussi le catalogue encyclopédique de 600 pages qu’il a publié en 1810, à savoir son « Traité raisonné des arbres fruitiers ». Dans ce livre il recense 18 catégories d’arbres regroupant 347 espèces individuelles (il y a par exemple 120 variétés de poiriers !). Pour chaque espèce, Catros propose une description complète, explique comment et où la planter, et note les particularités des fruits associés.

Dans son introduction, Catros émet son souhait : « Puisse cet ouvrage être aussi agréable que j’ai cru qu’il pouvait devenir utile ! » En parcourant le livre, qui peut être consulté dans son intégralité ici (grâce à University of British Columbia Library/archive.org) il est évident que Catros peut se rassurer ; le catalogue est une référence absolue.


Toussaint-Yves Catros a été largement salué lors de son vivant. En 1825, Charles Lemercier de Longpré (Baron d’Hausez), Préfet de la Gironde, a applaudi ce personnage qui « a porté à son plus haut degré l’art de naturaliser les plantes étrangères ».

Et aujourd’hui saluons nous-aussi ce grand monsieur dont l’héritage est devenu partie intégrante du paysage, depuis la côte Atlantique à Carbon-Blanc, au Haillan et à Macau, où ses différentes initiatives continuent à porter leurs fruits !
> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux : chercher > Toussaint-Yves Catros's Le Haillan arboretum, Catros-Gérand 19th-century establishment on Allées de Tourny, Catros-Gérand modern-day facility in Carbon-Blanc, Macau artichoke roundabout. 

Bientôt sur tous les écrans cinéma (de mon monde imaginaire), voici venir la bande annonce Youtube d'Invisible Bordeaux ! Vous ...


Bientôt sur tous les écrans cinéma (de mon monde imaginaire), voici venir la bande annonce Youtube d'Invisible Bordeaux !

Vous y retrouverez des extraits des clips Youtube qui ont déjà été visionnés par littéralement des dizaines d'internautes, et qui offrent un aperçu de l'univers Invisible Bordeaux : Kapla, coiffeuses, chansons a capella dans des cimetières ou encore des courses Formule 1 en centre-ville... tout y est. Enjoy !


Nous sommes sur la rue Notre-Dame, une des rues les plus longues et les plus anciennes du quartier des Chartrons à Bordeaux. Entre les i...


Nous sommes sur la rue Notre-Dame, une des rues les plus longues et les plus anciennes du quartier des Chartrons à Bordeaux. Entre les immeubles élégants du 18e, les antiquaires hors du temps et les galeries d’art tendance se trouve une étrange façade, celle d’un ancien hammam. Son nom ? « Les Grands Bains des Chartrons ».

Cet établissement, dont le propriétaire d’origine était un négociant en vins, un M. Jaubert, a été inauguré en 1895 sur un site où se situait autrefois le « couvent des Carmes déchaussés », également connu sous le nom de « couvent des Petits-Carmes ». Le bâtiment des Grands Bains a été dessiné par l’architecte bordelais Eugène Gervais, qui a également signé le Théâtre des Arts sur la rue Saint-Sernin et quelques villas impressionnantes à Royan.

Un guide des vins qui sort de l’ordinaire est paru cette année : « La Carte des vins s’il vous plaît ». Ce guide, qui a la particularité...


Un guide des vins qui sort de l’ordinaire est paru cette année : « La Carte des vins s’il vous plaît ». Ce guide, qui a la particularité de tenir sur une page et mêle infographies, anecdotes et astuces, est l’œuvre de Jules Gaubert-Turpin et Adrien Grant Smith Bianchi. J’ai pris rendez-vous avec Jules pour en savoir plus sur cette réalisation (autour d’un verre de vin).

Quelle est ta définition de la Carte des Vins s’il vous plaît ?

C’est une carte dépliante qui regroupe des infographies pour parler d’un vignoble et comprendre visuellement comment il fonctionne : quels sont les cépages qui sont plantés, quelles sont les proportions des différents types de vins, etc. Nous avons cherché à relever le défi de parler du vin - qui est quelque chose d’un peu élitiste - de façon assez simple. Nous pensons que parfois la compréhension passe le mieux par un schéma, des courbes ou une frise chronologique.

J'ai récemment découvert une des visites guidées les plus insolites et les plus intéressantes du tout Bordeaux... du moins si on est...


J'ai récemment découvert une des visites guidées les plus insolites et les plus intéressantes du tout Bordeaux... du moins si on est amateur de tourisme industriel et prêt à veiller tard : la découverte du centre d'impression du quotidien régional Sud Ouest, situé rive droite au quai de Brazza.

Ces visites guidées, qui sont entièrement gratuites, ont lieu plusieurs fois par semaine entre octobre et juin et sont encadrées par une sympathique équipe de jeunes guides. De nombreuses personnes viennent dans le cadre de visites de groupes (organisées par des CE, institutionnels ou municipalités) mais l'initiative est bel et bien ouverte aux particuliers également. Et c'est ainsi qu'avec mon fils aîné nous nous sommes joints à la trentaine de personnes regroupées devant le site un vendredi soir à 22h30.

Lorsque j'ai eu le privilège d'embarquer à bord d'un Cessna 172 pour un survol de la côte Atlantique, de l'estuaire de ...


Lorsque j'ai eu le privilège d'embarquer à bord d'un Cessna 172 pour un survol de la côte Atlantique, de l'estuaire de la Gironde et du Médoc,  j'ai fait en sorte d'avoir avec moi ma caméra GoPro afin d'immortaliser le décollage et l'atterrissage de l'appareil.

Voici donc ce que voit un pilote depuis son cockpit à l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. Nous avons emprunté la piste principale, dite 05 / 23  (signification du système de nommage ici), et avons décollé et atterri en direction nord-est, chose inhabituelle car les avions sont plus souvent orientés vers le sud-ouest.


Un collègue qui est également pilote m'a récemment proposé de l'accompagner à bord d'un avion de tourisme avec pour objectif...


Un collègue qui est également pilote m'a récemment proposé de l'accompagner à bord d'un avion de tourisme avec pour objectif de prendre des photos du nouveau site que notre employeur Thales construit du côté de Mérignac. Il est évident que je ne pouvais qu'accepter son offre !

Il m'a donné rendez-vous un samedi matin ensoleillé aux locaux du cercle aéronautique CAPAM au pied des pistes de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. Nous sommes montés à bord d'un Skyhawk Cessna 172 avant d'attendre patiemment un créneau de décollage entre les départs et arrivées de divers avions de ligne. Une fois les photos du site de Thales en boîte, nous avons pris la direction de la côte Atlantique que nous avons suivi entre Le Porge et Le Verdon, avant de parcourir l'Estuaire de la Gironde en passant par Pauillac, Blaye et Margaux. En voici quelques preuves en images !

Vincent Bart, mon confrère blogueur et moitié des formidables Bordeaux2066 , est à l’origine de cette nouvelle aventure commune. C’est e...


Vincent Bart, mon confrère blogueur et moitié des formidables Bordeaux2066, est à l’origine de cette nouvelle aventure commune. C’est en effet lui qui a eu l’idée que nous enfourchions nos vélos pour suivre une petite rivière de bout en bout. La rivière en question, c’est l’Eau Bourde, qui coule sur près de 23 kilomètres depuis sa source à Cestas avant de rejoindre la Garonne à Bègles. Titillé par ce nouveau défi, j’ai bien entendu accepté avec plaisir de reprendre la route avec Vincent.


Rendez-vous a été pris pour le samedi 1er août à Gradignan, la ville d’enfance de Vincent. De là nous pédalons vers le sud pour débusquer l’endroit où nous avions localisé la discrète source de l’Eau Bourde, non loin d’un rond-point de la Nationale 10 dans le quartier Labirade de Cestas. Après plusieurs semaines de grandes chaleurs, cette source s’avère asséchée ; nous nous contentons donc dans un premier temps d’explorer les énormes tunnels construits sous cet axe routier fréquenté.