L'esprit Invisible Bordeaux est à retrouver une fois de plus sur le nouvel E.P. de Slowrush, The Story Starts... ! En effet, comme le...
Du slow tourisme en musique en compagnie de Slowrush !
L'effervescence du centre de Bordeaux peut parfois devenir un peu pesante, n'est-ce pas ? Dans ce cas, il n'y a rien de plus res...
Verdure very verticale : les murs végétaux de Bordeaux
L'effervescence du centre de Bordeaux peut parfois devenir un peu pesante, n'est-ce pas ? Dans ce cas, il n'y a rien de plus ressourçant que de se détendre près du plus grand mur végétal de la ville. Nous voici donc dans le square Vinet... à deux pas à peine des rue Sainte-Catherine et place Camille-Jullian toujours si animées!
Entre la rue du Cancéra et la rue Vinet, cette petite place tranquille bordée de platanes date des années 1970 et sa création suite à la démolition d'une rangée d'immeubles vétustes. Le tournant qui nous intéresse s'est produit en 2005 avec l’ajout de son curieux (et très joli) mur végétal de 100 mètres de long (ou d’une surface de 400 mètres carrés, selon !), dans le cadre d'un réaménagement important qui a coûté 540 000 euros. Les travaux ont été controversés à l'époque, mais (si l'on en croit les archives) principalement parce que les balançoires à l'ancienne ont été remplacées par des jeux plus modernes pour les enfants. « Beau mais trop intello », titrait alors le quotidien Sud Ouest !
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| Le Square Vinet dans toute sa splendeur. |
Bref, revenons à notre mur végétal, c’est-à-dire ?... Du côté de Wikipédia, il est précisé que « les concepts de mur vivant, mur-manteaux végétalisé et mur végétal décrivent des jardins ou écosystèmes verticaux, plus ou moins artificiels. Ces parois verticales végétales ou végétalisées sont conçues tantôt comme éléments esthétiques et de décor intérieur ou extérieur (dans le cadre du jardinage urbain), tantôt comme œuvres d'art utilisant le végétal, ou encore comme éléments d'écologie urbaine. »
Le mur végétal du Square Vinet a vu le jour dans le cadre d'une charte paysagère menée par le paysagiste Michel Desvignes. La conception du mur est, selon le site de la municipalité, « le fruit de la recherche scientifique et du talent artistique du botaniste Patrick Blanc » (à qui l'on doit également le mur végétal du Musée des Arts Premiers Quai Branly à Paris), le tout ayant été « mis en œuvre avec le service des Espaces verts de la Ville ».
| Il faut en effet aimer le vert. |
Le mur est composé de « multiples espèces végétales aux textures et aux couleurs adaptées à l’univers ludique des enfants ». Car oui, la place comprend toujours ces équipements (un toboggan et divers objets mystérieux sur ressorts) destinés à occuper les plus jeunes du quartier ! Que demander de plus ?
Mais même pour les visiteurs sans enfants, la petite place constitue une découverte intéressante, et le contraste entre le mur végétal du square Vinet (Elie Vinet, soit dit en passant, était un éminent professeur, historien et écrivain bordelais du XVIe siècle) et la pierre blonde des bâtiments environnants est frappant.
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| Deux murs, deux ambiances. |
À noter que le mur végétal Vinet n'est pas le seul dans la ville, un autre se trouve dans le quartier Mériadeck, le long de la salle du conseil de Bordeaux Métropole. Avec, en prime, le bassin qui l'entoure et la sculpture abstraite en bronze de François Cante-Pacos (et oui, il y a même de jolis poissons rouges !).
| Les murs végétaux de la salle du conseil de Bordeaux Métropole. Et un poisson rouge. |
Il y a également eu des projets de murs végétaux moins réussis, notamment sur le cours de la Martinique, où un immeuble résidentiel arborait des rangées de verdure qui traversaient les balcons de chaque appartement, une fois encore selon les plans de Patrick Blanc. L'entretien et la maintenance se sont avérés difficiles et le système d'évacuation des eaux était inefficace, ce qui entraînait, lors des périodes de froid, des dégâts liés au gel de la structure des balcons et des trottoirs dangereusement verglacés au niveau de la rue. En 2012, cinq ans seulement après leur installation, ces jardins suspendus du cours de la Martinique faisaient donc déjà parler d'eux pour de mauvaises raisons dans le Sud Ouest. Quelques années plus tard, les balcons de l'immeuble sont désormais bien lisses !
> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux : Square Vinet et Bordeaux Métropole building and green wall, Bordeaux.
> This article is also available in English!
> Un grand merci à Mathias Cisnal (auteur du guide Mériadeck - Parcours en ville) pour ses précieux conseils !
Je ne sais plus trop comment cela s'est produit, mais je suis tombé sur une publication réseaux sociaux datant de 2019 annonçant l'i...
J'ai testé pour vous : les boîtes à livres (ô combien insolites) d'Eysines
Je ne sais plus trop comment cela s'est produit, mais je suis tombé sur une publication réseaux sociaux datant de 2019 annonçant l'installation de nouvelles boîtes à livres très originales à divers endroits de l'agréable commune d'Eysines, toutes répertoriées par ailleurs sur une carte disponible sur le site web de la municipalité. La plupart des boîtes à livres d'Eysines ont ceci de particulier qu'au lieu d'être de simples structures rectilignes en bois, chacune d'entre elles reflète son environnement et a été fabriquée de manière artisanale par les agents techniques de la ville. Inutile de dire que cela nécessitait bien un périple dominical !
Bien sûr, le principe de base de ces micro-bibliothèques publiques est simple : venez, feuilletez un peu, déposez idéalement un livre et, en retour, emportez-en un chez vous. Pour les besoins de ce projet, j'ai adapté cette règle au format de mon roadtrip, en apportant d'abord un livre au vivier, puis en sélectionnant à chaque bibliothèque un livre que je laisserais à mon prochain arrêt, formant ainsi une sorte de chaîne continue reliant les différentes boîtes à livre. Pour commencer, le livre que j'ai déposé dans la première boîte à livres était le très Invisible Bordeaux-friendly « Grandir à Bordeaux dans les années 1940 et 1950 » de Véronique Cardinal. Quelle œuvre allais-je rapporter chez moi dix arrêts plus tard ?
Ma première boîte à livres avait la forme d'un tramway d'époque de la ligne "Eysines Bourg", installé ici un peu avant la mise en service de l'arrêt actuel "Eysines Centre" de la ligne D du tramway. La bibliothèque était en bon état et proposait un bon choix de livres. C'était aussi ma première expérience du travail accompli par les équipes techniques d'Eysines : je me suis rendu compte que les charnières des portes contiennent un solide mécanisme à ressort, de sorte qu'une fois relâchées, les portes se referment automatiquement sur elles-mêmes. C'est très astucieux. J'ai échangé mon livre de Véronique Cardinal contre un classique de la littérature qui me ramènerait à mes années d'université : « Le Père Goriot » de Balzac.
La deuxième étape s'est déroulée dans le verdoyant Bois du Derby, dont le nom pourrait éventuellement faire référence à l'hippodrome voisin. En forme d'arbre coloré, la bibliothèque se compose de deux petites maisons pour ranger les livres, l'une à hauteur d'adulte et l'autre à hauteur d'enfant.
Cette dernière était sinistrement vide... et les portes à ressorts étaient absentes. Pour une raison ou une autre, cela a réveillé le politique qui sommeille en moi et « Le Père Goriot » a ainsi été remplacé par « Un fantasme nommé Juppé » d'Anna Cabana.
En tout cas, le jour où j'y étais, il y avait des parallèles évidents avec le camping-car garé à côté qui vendait des plants de tomates ! Cette halte m'a également permis de voir pour la première fois une nouvelle œuvre d'art public remarquable, une sculpture en bronze signée Ibai Hernandorena représentant trois jeunes locaux qui sont en situation de handicap. L'œuvre intitulée « Jéremy, Germain et Olivier », que vous pouvez découvrir en cliquant ici, mériterait peut-être un article à part entière dans Invisible Bordeaux ! Je suis parti, désormais avec « Mars et Vénus sous la couette » de John Gray bien rangé dans mon sac.
Je me dirigeais à présent vers le Bois Gramond, un agréable espace de verdure niché au milieu de rues résidentielles et bordé au nord-ouest par la Rocade. D'après ce que j'ai pu constater pendant mon court séjour, le parc est un peu le paradis des joggeurs et des promeneurs de chiens. Il abrite également la plus spectaculaire des boîtes à livres d'Eysines : une cabane avec des étagères bien garnies sur tous les côtés et une invitation à profiter du cadre à tout moment de l'année, chaque côté de la cabane évoquant l'une des quatre saisons.
J'aurais très bien pu rater l'entrée de ma prochaine destination, le parc du Limancet. En passant devant la première fois, le portail métallique semblait non seulement fermé mais verrouillé. Ce n'est qu'en revenant sur mes pas que j'ai remarqué qu'il y avait heureusement un moyen tout à fait légitime de contourner le portail et d'entrer dans cet agréable espace boisé. Une fois à l'intérieur, je craignais d'avoir du mal à localiser la boîte à livres, mais je l'ai vite repérée, à côté d'une grande grange. Pas besoin d'être un personnage d'un roman d'espionnage de Serge Laforest pour remarquer la similitude entre les deux, la bibliothèque est en fait une version minuscule du bâtiment voisin !
Dans les quartiers nord de Bordeaux, près de l'endroit où la cité des Aubiers a été construite dans les années 1970, trois éléments du p...
Le pont, le terrain vague et le toboggan : le visage évolutif des quartiers nord de Bordeaux
Dans les quartiers nord de Bordeaux, près de l'endroit où la cité des Aubiers a été construite dans les années 1970, trois éléments du paysage montrent à quel point la ville a évolué et continue d'évoluer, mais démontrent également que certaines solutions temporaires s'avèrent bien plus durables que prévu. C'est l'histoire d'un pont, d'un terrain vague et d'un toboggan (ou autopont), correspondant aux trois zones identifiées dans la photo aérienne ci-dessus, datant de 1984.
Le pont
Le pont en question est le pont de Cracovie. Ce pont a été ouvert en 1967 pour faire face à un afflux de trafic entrant dans Bordeaux par le nord, suite à la mise en place du tout nouveau Pont d'Aquitaine permettant de traverser la Garonne depuis Lormont, connectant ainsi le trafic routier arrivant de l'autoroute A10 aux premiers tronçons de la Rocade.
S'il était fort logique de créer cette voie d'accès à Bordeaux, il y avait un obstacle à franchir : une ligne ferroviaire de fret qui permettait de relier le quartier portuaire des bassins à flot à la gare Saint-Jean, au sud de la ville. Pour passer d'un côté à l'autre, un pont routier sans prétention a donc été livré : voici donc venir le pont de Cracovie..
| L'arrêt de tram Cracovie se trouve là où se situait jadis le pont. |
Enfin, un pont, c'est bien, mais s'il était synonyme d'accessibilité pour les uns, il est devenu une barrière physique pour les autres. Pour les premiers habitants de la cité des Aubiers, le pont a ajouté au sentiment d'isolement avant que d'autres projets immobiliers ne prennent forme aux alentours. Ils étaient physiquement coupés du reste de la ville, desservis par une seule ligne de bus. Si on avait le malheur de rater le dernier bus pour rentrer chez soi, il n'y avait pas d'autre alternative que de passer sous le pont à pied, en traversant la voie ferrée, et de s'aventurer dans un environnement dangereux et inhospitalier.
Le pont a finalement été démoli en 2006 pour faire place aux rails du nouveau réseau de tramway, qui a été installé au niveau du sol, l'utilisation de la ligne ferroviaire de fret ayant cessé dans l'intervalle. L'arrêt de tramway qui en résulte a été baptisé « Cracovie ». La chute du pont a été une révélation pour certains. Dans une vidéo qui retrace l'histoire du domaine des Aubiers, un témoin définit le pont comme « une frontière… Dès qu’on a cassé le pont, comme par hasard il y avait Bruges comme si c’était chez nous, à côté, ou le Grand Parc, alors que le pont, c’était bizarre, le pont posait des problèmes. « Laisse tomber, c’est loin Bruges », alors que c’est à côté ! Le pont nous a marqués. »
| La démolition du pont en 2006. Cette photo ainsi que la première du pont tirée d'une vidéo Bordeaux Ma Ville sur Dailymotion. |
| Ces clichés aériens (à retrouver sur le site IGN Remonter Le Temps) datent de 1961, 1965, 1976 et 2012. Le pont de Cracovie est visible sur la photo de 1965, mais n'était pas encore en service. La cité des Aubiers est visible sur la photo des années 1970. Sur la photo de 2012, le pont a fait place au réseau de tramway. Voir aussi la compilation vidéo de ces photos et d'autres à la fin de l'article ! |
Le terrain vague
Les habitants des Aubiers étaient également enfermés par les vastes voies de garage qui s'étendaient le long de leurs bâtiments. Des photos aériennes montrent que ces rails ont été définitivement retirés vers 2010, mais rien n'a immédiatement pris leur place sur ce terrain qui comprend officiellement deux parcelles, l'une appartenant à Bordeaux Métropole, l'autre au Port de Bordeaux.
Ces dernières années, le terrain s'est progressivement transformé en un bidonville de migrants composé de logements de fortune construits par des Roms roumains et bulgares. Au début de l'année 2021, on estimait à jusqu'à 400 le nombre de personnes qui logeaient sur le site, et au fil du temps, la tension est montée entre les habitants du bidonville et leurs voisins des Aubiers. Selon divers récits cela serait principalement dû à la musique et aux nuisances sonores à toute heure, mais aussi à la fumée et aux odeurs causées par la combustion du revêtement plastique des fils électriques pour récupérer le cuivre..
À la fin de l'année 2021, le bidonville a été définitivement évacué suite à une série d'incendies résultant des tensions entre migrants et riverains. À l'heure où nous écrivons ces lignes, la quantité de débris qui subsiste sur le site demeure impressionnante : voitures et camions éventrées, caddies de supermarché, restes de caravanes, de meubles en plastique, etc. Mais il y a aussi un permis de construire annonçant ce qui va suivre, à savoir deux immeubles de bureaux et un parking. Ces nouveaux locaux devraient accueillir les bureaux de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de la Gironde et une école du cirque.
Le toboggan
À l'extrémité est de la future ancienne friche, l’on peut découvrir une structure qui ne figurera jamais sur une liste des incontournables touristiques à Bordeaux, et pourtant sa survie au fil des décennies mérite bien qu'on lui consacre quelques paragraphes sur le blog Invisible Bordeaux. Nous vous présentons l'autopont de Latule ! (Ou encore le VMD Latule, pour viaduc métallique démontable, pour les puristes !)
Il s'agit là encore d'un pur produit de l’expansion de Bordeaux vers le nord, et de la nécessité, au début des années 1970, de faciliter et fluidifier la circulation automobile depuis le centre de Bordeaux et ses boulevards vers la Rocade, ou encore les nouveaux complexes commerciaux, hôteliers et d'exposition du quartier Bordeaux-Lac. En ce point stratégique où plusieurs grands axes se rejoignent, ce viaduc alors futuriste a ainsi été installé en 1973 (ouverture à la circulation le samedi 10 novembre 1973 selon Frederick Llorens dans son excellent ouvrage 'L'automobile à Bordeaux')... il aura donc bientôt 50 ans !
La structure métallique à voie unique mesure 254 mètres de long, 3,5 mètres de large et se compose de 13 travées dont les longueurs varient entre 12 et 30 mètres. Conçu à l'origine pour une utilisation de courte durée, il doit faire l'objet de travaux d'entretien réguliers, ce qui lui vaut une bonne visibilité dans les infos trafic, car les fermetures entraînent d'importants ralentissements (et affectent par ricochet les plans de voyage des passagers des 13 000 voitures qui l'empruntent chaque jour). L'autopont a en outre été entièrement restauré à deux reprises, en 1984 et 1996.
Mais le plus remarquable est sans doute que le viaduc soit toujours en place et reste fidèle au poste. Il a été question de transformer le carrefour en un gigantesque giratoire, ou encore de détourner entièrement le trafic automobile pour libérer l'espace, qui serait alors dévolu aux piétons et aux cyclistes. Mais il est toujours là, un ovni rouge bordeaux dans le paysage bordelais, comme s'il devait se trouver dans une grande métropole américaine, vestige d'une époque révolue mais pas si lointaine où les choix d'infrastructures urbaines étaient entièrement centrés sur la voiture. Compte tenu du climat actuel et de la montée en puissance de moyens de transport urbains alternatifs, parlera-t-on encore de l’autopont de Latule dans 50 ans ?
Et maintenant, place à une vidéo "timelapse" qui démontre combien le secteur a évolué depuis 1924 !
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> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux map : site of former Pont de Cracovie, Cracovie wasteland, Latule flyover.
Bon, il est temps de l'avouer, j'adore les cartes. Alors, comme vous pouvez l'imaginer, j'ai été très enthousiaste lorsque j...
À l'ombre de la ville : la canopée en aluminium en forme de carte de Bordeaux
Initialement installée ici en juin 2023 et accessible au grand public depuis la fin de cette même année, l'œuvre a été financée par le Fonds Cré'Atlantique, une fondation philanthropique créée par les promoteurs immobiliers publics Bordeaux Euratlantique et les distributeurs locaux d'eau de vie/brandy le Groupe Bernard. Les 20 tonnes d'aluminium ont adopté leur nouvelle forme à la fonderie d’art « Fusions », dans le Puy-de-Dôme, sur une période de 18 mois. Lorsque le journal Sud Ouest a rencontré Leandro Erlich, l'artiste a souligné l'un des messages clés du projet : « L’arbre soutenant la ville : c’est un symbole fort en ces temps cruciaux pour la planète. »
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| Les troncs métalliques sont aussi réalistes que ceux des vrais arbres au loin. |
| Il faut lever les yeux ! |
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| Panneau d'information avec son QR code et sa mini-version de la grande carte de Bordeaux. |
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| Londres ? Paris ? New York ? Munich ? Le quartier Belvédère. |
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Vous allez visiter Bordeaux dans les semaines à venir ? Ou bien vous y vivez déjà mais vous avez envie de sortir et de découvrir un peu plus votre ville ? Dans tous les cas, Invisible Bordeaux peut vous aider à tirer le meilleur parti de la ville grâce à ces cinq circuits pédestres autoguidés, disponibles sous forme de guides PDF entièrement gratuits et téléchargeables, avec des cartes détaillées, des explications et des photographies originales, ainsi qu'une carte Googlemap dédiée en option pour vous aider à trouver votre chemin.
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Pour ce nouvel épisode du podcast Invisible Bordeaux nous rencontrons Tanguy Coureau, présentateur de l’émission HandiSport Go sur France 3 ...
Podcast #19 - Tanguy Coureau, présentateur de Handisport Go (France 3 NoA)
Pour ce nouvel épisode du podcast Invisible Bordeaux nous rencontrons Tanguy Coureau, présentateur de l’émission HandiSport Go sur France 3 NoA, pour Nouvelle-Aquitaine, où il part à la découverte des sportifs et des clubs handisport de la région !
Apprêtez-vous à être bluffé par ce jeune homme plein d’enthousiasme et d’énergie, un personnage on ne peut plus inspirant qui démontre au quotidien que tout est possible, même en situation de handicap.
Il dévoile comment son aventure dans les médias a commencé en descendant d’un tall ship en provenance de Dublin, il partage quelques temps forts et les coulisses de ses tournages en compagnie de l’équipe de Grenouilles Productions, il évoque son autre vie au sein de l’agence de communication NovaSancO, et se confie sur ses sentiments en ce début d’année paralympique… le tout avant de révéler son autre grand projet créatif pour 2024.
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Pour aller plus loin :
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| Photos : crédits Tanguy Coureau / Grenouilles Productions / France 3 NoA. |
Vous vous souvenez peut-être qu'il y a quelques mois, je suis parti à la découverte d’un certain nombre de groupes rock bordelais des an...
À la découverte de la scène rock bordelaise 1988-1998
Vous vous souvenez peut-être qu'il y a quelques mois, je suis parti à la découverte d’un certain nombre de groupes rock bordelais des années 1970 et 1980 grâce à une compilation en double CD publiée par l'association musicale Bordeaux Rock. Il se trouve que vers 2006, suite au succès de cette première collection Bordeaux Rock a récidivé en publiant deux autres doubles CD, l'un célébrant la scène telle qu'elle se présentait en 2006, l'autre revenant sur les artistes opérant cette fois-ci entre 1988 et 1998. Une fois de plus, j'ai pensé qu'il serait intéressant de m'asseoir, de mettre mon casque audio et d'évaluer comment la musique avait résisté à l'épreuve du temps, trois décennies plus tard.
| Le bon vieux lecteur de CD paré au décollage. |
| Le livret est très complet. |
La pop mélodique continue alors à s'installer avec le titre Je veux être sous le mer de Bonjour Chez Vous, qui fait le plein d'arpèges de guitare et de carillons aux synthés, le tout très tendance à l'époque. C'est soigné et propre, mais cette pop sucrée a une saveur particulière lorsqu'on sait que le chanteur Thierry Sabir - qui a collaboré par la suite avec Paco Rodriguez au sein du projet Sitarsonic avant de signer son propre album, Apollopop - est décédé fin 2023. Rest in peace, Thierry.
Noir Désir, le plus célèbre export bordelais de cette période, nous présente Un Jour en France, extrait de son quatrième album. Cela sonne très pro et quelques classes au-dessus du reste, mais encore aujourd'hui, il est difficile d'écouter le groupe sans penser aux événements bouleversants qui ont eu lieu en 2003. Le disque 1 se termine avec Tortilla Flat, dont je suis ravi de lire qu'ils rappellent XTC et Bowie. En écoutant leur titre Walking, extrait de leur unique sortie, une cassette 3 titres (les temps ont bien changé...), il y a en effet un soupçon de Bowie dans la voix du chanteur Jérémy Vacances... et même un peu des Silencers dans les lignes d'harmonica !
Le second chapitre commence avec Sleeppers et un morceau hardcore qui donne un peu l'impression d'être coincé à proximité de grands travaux publics, sans casque antibruit à portée de main. Mais j'attends déjà avec impatience le « duo iconoclaste » (selon les termes du livret) de la piste 4. Il s'agit du duo drum'n'bass (au sens propre) Belly Button, composé de Fred Bourdil et Franck Stofer, que j'ai eu l'immense plaisir de connaître à l'époque où ils étaient étudiants. Ils se sont ensuite fait un nom en tant que valeur sûre de festivals dans le monde entier. Belly Button a signé un retour inattendu il y a quelques années mais, d'après ce que j'ai pu constater, Franck est maintenant responsable de la coordination et du développement au Grand Palais Immersif à Paris, tandis que Fred reste un musicien actif vivant localement, se produisant sous le nom de Fredovitch One-Man Band et collaborant avec des formations telles que King Khan & The Shrines et Ardi'town. Le morceau qui figure ici, Mister Hamster, est synonyme d’1'58'' d'énergie pure. Je soupçonne que lors de l'enregistrement de cette chanson, ils étaient torse nu et trempés de sueur, mais je peux me tromper.
Cette ambiance s’installe pour la majeure partie du disque 2, culminant d'abord avec le chanteur de Glu, Pierre Poirier, qui hurle dans le micro comme si c’était sa dernière nuit sur Terre, soutenu dans l’exercice par ses collègues Yvon Tutein et Bruno Lacaussague, ce dernier étant amusamment crédité de « guitare approximative ». La pochette évoque les "textes en français et assumés" de Glu, comme si les groupes de l'époque devaient presque s'excuser de chanter en français, ce qui explique en partie pourquoi si peu de titres de cette compilation sont dans la langue de Molière. Cette performance est égalée par Petit Vodo, un musicien solo qui jouait apparemment à la fois de la batterie, de la guitare, du chant et parfois de l'harmonica, et dont l’œuvre aurait été acclamé par la critique au Japon.
Nous en sommes maintenant à la piste 16 et au morceau Channel 666 de TV Killers, dans lequel j'entends des échos de Beastie Boys, mais tout cela est devenu tellement implacable que je souhaiterais que l'album soit terminé pour pouvoir passer à autre chose de plus « middle of the road » (j'ai une soudaine envie de mettre du Carpenters). J'arrive enfin à écouter le dernier morceau des blues rockers Art 314, décrits dans les notes de pochette comme le « house band » de la salle mythique Le Jimmy. C'est presque un soulagement lorsque leur chanson enjouée, The Race, titre de leur unique album, s'achève.
| Le tracklisting au complet. |
Quel est donc le bilan ? Pour commencer, je pense qu'il s'agit d'une compilation qu'il est préférable d'apprécier par petites touches plutôt que de l'écouter du début à la fin. Cette succession décoiffante de groupes qui se ressemblent un peu et crient aussi fort les uns que les autres sur le disque 2 est certainement quelque chose m’est resté dans les oreilles, mais heureusement il y a suffisamment de rayons de lumière mélodiques ailleurs pour que l'ensemble vaille le détour. Une autre chose qui frappe, outre le manque de paroles en français, c'est la prédominance masculine des groupes. D'après ce que j'ai pu constater, seule une poignée d'artistes comptait des femmes dans ses rangs (Charming Boys, Kim et Marie, Skullduggery, Basement, et Wunderlich Ausgang, je crois que c'est tout). Il est donc ironique que la pochette représente une chanteuse, mais il y a peut-être quelque chose qui m’échappe.
Still, Mais, une fois de plus, c'est un véritable plaisir de pouvoir remonter le temps pour explorer la scène musicale locale telle qu'elle était dans les années 1990, et je remercie l'équipe de Bordeaux Rock d'avoir réalisé cette compilation, qui constitue un excellent témoignage de cette, qu’on pourrait qualifier de grinçante, énergique, bruyante par moments, et globalement assez sombre et sérieuse. Bref, pour me remettre de mes émotions, direction un best of des Carpenters.
















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