Le Bordeaux Invisible est tombé sur ces sympathiques vues aériennes de Bordeaux dans les années 1950-60. Les allées de Tourny, le Triang...


Le Bordeaux Invisible est tombé sur ces sympathiques vues aériennes de Bordeaux dans les années 1950-60. Les allées de Tourny, le Triangle d’Or, Place Gambetta, le Jardin Public et la Cité de la Benauge, le tout depuis des perspectives inhabituelles ! Déroulez la page pour voir chaque photo de plus près !

Tout d'abord, les allées de Tourny, dotée encore de ses fontaines et sa statue Gambetta. En bas à droite : l’ancien marché des Grands-Hommes. Les voitures ont encore la possibilité de se garer sur la place de la Comédie ! Une modeste manifestation est en cours sur la place des Quinconces, ou alors est peut-être en cours de montage ou démontage. Les quais sont le territoire de grues et de hangars. Rive droite, la gare d’Orléans est encore relié au réseau de chemins de fer et la toute jeune Caserne des Pompiers de la Benauge est en place. Le pont Saint-Jean ne viendra se positionner entre le pont de Pierre et le pont Eiffel que quelques années plus tard !

Photo : éditions aériennes Combier (Macon).
Le Triangle d’Or, avec la rencontre en « V » des cours Clémenceau et de l’Intendance. On devine facilement le nom du « Petit Paris », bâtiment blanc en bas, le « Français » du cinéma que l’on connaît encore, ainsi que l’ancien marché des Grands-Hommes. Au fond, notez l’alignement des grues sur les quais et, rive droite, le bâtiment des Grands Moulins de Paris qui est encore fidèle au poste plus de 60 ans plus tard ! 

Photo : éditions Lapie (Saint-Maur).
Voici la place Gambetta, depuis le sud, où on remarque l’alignement de la rue du Dr Charles Nancel Penard (ou rue Dauphine jusqu’en 1946) et le cours Georges-Clémenceau.

Photo : éditions Lapie (Saint-Maur).
Autre vue de la place Gambetta (avec ses quelques voitures et un seul autobus), regardant en direction du cours Georges-Clémenceau et le Jardin Public.

Photo : éditions Lapie (Saint-Maur).
Voici le Jardin Public, vu depuis le nord-ouest, avec notamment au premier plan les bâtiments (et cour intérieure) du lycée Montesquieu (précédemment lycée Longchamps). 

Photo : édition Renaud & Buzaud (Bordeaux), cliché P. R. Larrey/Delboy.
Enfin, la cité de la Benauge, grande réalisation des années 1950 avec notamment, à gauche et au milieu, les tours et résidences de la cité Pinçon, au milieu le « rond des Mamans », en bas la salle des sports Jean Dauguet, en haut à gauche l’école élémentaire Benauge et, en haut à droite, le stade Galin (la piscine n’existe pas encore à cette époque).

Photo : Chatagneau (Bordeaux), cliché Herlec – Libourne, opérateur M. Le Collen/Elcé.
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L'épisode n°11 du podcast Invisible Bordeaux est désormais disponible ! Embarquement immédiat pour un voyage dans le temps c...


L'épisode n°11 du podcast Invisible Bordeaux est désormais disponible ! Embarquement immédiat pour un voyage dans le temps car c'est près de 200 ans d'histoire que nous allons aborder en compagnie d'Antoine Puentès, qui raconte la grande aventure des transports en commun à Bordeaux.

Cet historien de formation et ami du blog, qui de jour est agent du Patrimoine au sein du Centre des Monuments Nationaux, s’est discrètement installé comme un des grands experts de ce vaste sujet, fort de ses nombreuses conférences et divers articles devenus des références du genre.

Depuis les premiers omnibus à chevaux et tramways première génération, jusqu'aux projets de bus à haut niveau de service et de RER urbain, en passant par les autobus, les trolley-bus, le projet avorté du métro VAL et le retour des trams, sachez que votre ticket donne droit à un nombre illimité de correspondances pendant ces vingt minutes véritablement passionnantes en compagnie de ce véritable passionné !

Vous pouvez écouter le podcast via le bouton lecture qui doit s'afficher ci-dessous, ou alors sur différentes plates-formes dont Anchor, Apple Podcasts / iTunes, Spotify, Google Podcasts, Breaker, PocketCasts, RadioPublic, Overcast, Podbean, Podcast Addict et Stitcher. N'hésitez pas à vous abonner afin de ne rien rater ! Bonne écoute !


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D'accord, la Cité du Vin est tout sauf un sujet « invisible » à Bordeaux, étant donné que depuis son ouverture en 2016, ce lieu a...

D'accord, la Cité du Vin est tout sauf un sujet « invisible » à Bordeaux, étant donné que depuis son ouverture en 2016, ce lieu atypique s'est rapidement imposé comme l'un des sites incontournables de la ville. Mais, malgré quelques visites express lors d’événements professionnels, je n'avais jamais pris le temps de visiter le lieu correctement, chose que je suis enfin parvenu à faire dernièrement, et j’avais envie de partager mes impressions. Quel sera le verdict ?

Mais, tout d'abord, un avertissement : cet article ne traitera aucunement de l’architecture si particulière du lieu (signée Anouk Legendre et Nicolas Desmazières de l'agence internationale d'architecture XTU). Vous n’y trouverez pas non plus d’éléments chiffrés sur ce bâtiment de 55 mètres de haut, avec ses 918 panneaux de verre de couleur et ses 2 300 panneaux en aluminium. Et je n’évoquerai pas non plus son auditorium de 250 places, sa salle de lecture paisible ou son restaurant chic du septième étage. Cher lecteur, nous allons nous concentrer pleinement sur la visite du parcours permanent lui-même (et sa scénographie signée par l'agence londonienne Casson Mann), à savoir ce que la plupart des visiteurs viennent voir.

Et, pour commencer, ces visiteurs sont équipés d'un « compagnon » électronique de type smartphone et d'un casque, dont la conception laisse un peu d'espace entre les haut-parleurs et les oreilles, pour conserver au moins une certaine notion de ce qui se passe autour. Cette combinaison compagnon / casque est l'accessoire essentiel pour pouvoir profiter pleinement de l'expérience Cité du Vin, car tout le contenu audio alimente ce dispositif tout au long de la visite, et l'appareil sert également de guide personnel, offrant diverses ressources et activités supplémentaires au cours du parcours.

L’installation vidéo « Le tour du monde des vignobles ». 
Ensuite, les visiteurs sont lâchés dans l'exposition proprement dite. Bien qu'il n'y ait pas d'itinéraire défini, il y a six univers distincts à explorer à volonté : « Vignobles du monde », « De la vigne au verre », « Au cœur des civilisations », « Le vin et vous », « Les imaginaires du vin » et, fort logiquement, toute une zone consacrée à Bordeaux. Le point de départ naturel est la zone consacrée aux « Vignobles du monde », dont le premier moment fort est un superbe film diffusé en format multi-écran qui compile des images de drones montrant des vignobles et des propriétés viticoles du monde entier. La transition est toute naturelle en se déplaçant vers l’un des autres points forts de ce premier univers, la « Table des terroirs », expérience multimédia dans laquelle des vignerons d’un large éventail de pays partagent des témoignages vidéo de leurs histoires personnelles et des spécificités de leurs territoires respectifs. Le tout est fabuleusement intéressant et même étrangement émouvant.

Témoignages de vignerons du monde entier sur la « Table des terroirs ».
L’univers « De la vigne au verre » dévoile tout sur la production de vin, depuis les divers atouts des différents cépages et les techniques et équipements employés dans la transformation des raisins, l'élaboration et la culture du vin, jusqu'au produit final. Ces histoires sont racontées principalement à l’aide d’écrans tactiles, dont certains en forme de larges soucoupes où les visiteurs balaient la surface afin d’interagir avec les informations proposées.

Comme on pouvait s'y attendre, la zone « Au cœur des civilisations » s'étend au-delà du produit lui-même vers l'économie et la culture associées. Tout d'abord, le « mur des tendances » couvre des aspects tels que le marketing et l'emballage. Puis, « À bord », une attraction digne de Disneyland, où les visiteurs sont assis dans le noir, entourés d'un grand écran incurvé et sont transportés dans le temps et sur les mers, à bord de navires marchands en compagnie de marins. On comprend alors que l’exportation de vins était, par le passé, synonyme de risque et d’aventure !

C'est la galère.
Dans la zone « Le vin et vous », on se dirige vers les codes et l'étiquette liés à la consommation du vin. Le premier rendez-vous est « le Banquet de légendes » où de célèbres amateurs de différentes périodes de l'histoire se réunissent et échangent bons mots. Il y a, entre autres, Napoléon Bonaparte, Colette, Marie Curie, Churchill, Voltaire et Hitchcock, ainsi que le troisième président américain Thomas Jefferson qui, très étonnamment, ne fait aucune allusion à sa précédente apparition sur le blog Invisible Bordeaux (et, là-aussi, il était question de vin).

Les personnages historiques amateurs de vins entourent l’acteur Pierre Arditi, qui joue son propre rôle.
Ensuite, nous arrivons aux attractions jumelles « Tout un art de vivre » et « Tête à tête avec les experts », où plusieurs spécialistes apparaissent sur de grands écrans verticaux pour partager leurs réflexions sur les rituels liés au vin et donner leurs meilleurs conseils sur le choix, la conservation ou la dégustation, etc. La dernière partie de cette zone, le « Buffet des cinq sens », constitue sans doute l’attraction la plus amusante de toute l’exposition, avec une multitude d'objets à observer, gratter, presser, sentir, écouter et toucher... De quoi aiguiser tous les sens!

La chroniqueuse Ariane Massenet paraît en taille réelle sur grand écran pour parler de vin et d’art de vivre.
Une présentation pleine de sens.
Ensuite, la zone « le Vin et l’imagination » ramène les visiteurs sur terre dans une ambiance quelque peu arty, d'abord avec « Le vin divin », une étrange installation vidéo, puis avec « Bacchus et Vénus » où, derrière des rideaux, les visiteurs s’allongent sur un canapé sorti tout droit d’une boîte de nuit afin de regarder au plafond un écran circulaire où des œuvres d'art sont projetées au son de musiques atmosphériques. C’est un poil intello et on ne comprend pas tout, mais quelqu’un quelque part a bien dû se dire qu’il s’agissait d’une bonne idée à mettre en œuvre.

Enfin, la zone portant sur Bordeaux raconte sur un grand mur vidéo « la grande saga » de la ville, avec ses hauts et ses bas, et propose des tables interactives afin que les visiteurs puissent se familiariser avec les appellations locales et le développement de l’industrie du vin à travers les siècles. Mais il reste un dernier arrêt car n'oublions pas que le billet d’entrée comprend un verre de vin au bar le Belvédère au huitième étage… et que le vin se déguste de préférence en admirant l’extraordinaire vue panoramique sur la ville depuis la terrasse qui entoure le bâtiment.

Le bar du Belvédère dans toute sa splendeur.
Une toute petite partie de la vue panoramique sur la ville.
Quel est donc le verdict ? Commençons par la colonne des moins. Tout d'abord, il faut dire que visiter la Cité du Vin peut facilement devenir une expérience très solitaire. Le concept du casque est formidable, mais par conséquent le lieu rappelle l'une de ces discothèques silencieuses où tout le monde danse sur un air différent dans ses écouteurs. De plus, il est peut-être question de mauvaise organisation de ma part, mais il m’est arrivé à plusieurs reprises de perdre toute trace des personnes avec qui j’étais, et le projet de sortie en groupe s'est transformé en aventure similaire à celle d'un enfant perdu dans un supermarché. Et justement, parlons d’enfants ! Je sais qu'il y a un parcours dédié aux plus jeunes enfants qui se concentre principalement sur les aspects les plus ludiques de l’exposition, mais je pense qu'il doit être difficile pour les parents et les enfants de synchroniser de manière satisfaisante leurs visites (et je n’ose même pas imaginer des ados dans ce lieu, mais je serai ravi de revoir ma copie si vous me confirmez que le lieu est bien teenager-friendly). L’aspect high-tech de l’exposition est fabuleux, mais il est vrai qu’on aurait presque souhaité davantage d’activités manuelles dans l’esprit du « Buffet des cinq sens ». Enfin, comme vous l'aurez compris, quelques attractions sont tellement du domaine du grand art qu’on a du mal à les comprendre… mais, certes, il en faut pour tous les goûts !

Je confirme, je n’ai pas compris grand-chose à l’attraction « Bacchus et Venus ».
Les côtés positifs : la diversité des formats et des concepts de ce qui est présenté est extrêmement impressionnante, et les contenus conçus sur mesure qui alimentent les différents points de visite sont de grande qualité et très homogènes en termes de ton et d'approche. Le périmètre présenté s'étend bien au-delà de Bordeaux, et ce parti pris permet de proposer une visite très informative où même les connaisseurs de vin les plus experts apprendront quelque chose de neuf. Et, peu importe le temps que vous passez à visiter l'exposition permanente, vous ne pouvez pas vous empêcher de penser qu'il reste encore beaucoup à découvrir. Il faudrait sans doute plusieurs visites pour vraiment s’approprier pleinement tout ce qui est proposé.

Retenons donc que la Cité du Vin est véritablement un site touristique de classe mondiale. Le monde du vin méritait sans aucun doute un tel lieu insolite, donc saluons Bordeaux de l’avoir imaginé et de l’avoir fait.

> La Cité du Vin, esplanade de Pontac, 134 quai de Bacalan, Bordeaux
> Site internet de la Cité du Vin : www.laciteduvin.com
> This article is also available in English. 

Nous nous trouvons dans le quartier de Caudéran à Bordeaux pour découvrir la Pergola, théâtre de 300 places situé dans un complexe qu...

Nous nous trouvons dans le quartier de Caudéran à Bordeaux pour découvrir la Pergola, théâtre de 300 places situé dans un complexe qui est un cas d’école de l'architecture art déco des années 1930 et qui fait partie de la liste très sélecte des édifices locaux officiellement classés au titre de Patrimoine du XXe siècle.

Lors de sa construction, la Pergola était considérée comme une salle des fêtes polyvalente destinée aux Caudéranais ; rappelons que Caudéran était à l’époque une commune à part entière (elle a fusionné avec son imposant voisin dans les années 1960). Le conseil municipal avait chargé l'architecte de la ville Marcel Picard de concevoir le bâtiment, qui devait comprendre non seulement la salle principale – qui, à l'origine, pouvait accueillir jusqu'à 600, voire 800 personnes –, mais aussi deux ailes, dont l'une devait abriter un gymnase et champ de tir, et l’autre sept salles de réunion. Les travaux ont commencé vers 1927 et se sont achevés en 1930.


Quatre-vingt-dix ans plus tard, la façade reste plus ou moins inchangée. Deux grandes colonnes (comportant chacune de petites vigies qui doivent offrir une vue époustouflante sur les alentours) dominent la section centrale qui a été décorée de quelques sculptures en bas-relief signées Edmond Tuffet (qui a également contribué à la Maison Cantonale dans le quartier de la Bastide), et qui évoquent la musique et le théâtre. Parmi les autres vestiges de cette période, on peut citer une minuscule billetterie ou encore le lettrage en fer forgé au-dessus des portes des deux ailes. Le gymnase est maintenant une salle de fitness et la salle de répétition de l'orchestre d'harmonie de Bordeaux, tandis que les salles de réunion abritent aujourd'hui une école de musique.

Quelques détails de la façade... et la billetterie minuscule.
À l’intérieur, de nombreuses caractéristiques originales du bâtiment ont apparemment disparu au fil des années, mais il reste encore beaucoup de belles choses à découvrir : d’impressionnants carrelages au sol, un magnifique escalier, et un grand hall au premier étage où les colonnes alignées rappellent la façade extérieure. Le grand tableau qui domine l'escalier est un ajout récent, bien que l'œuvre s'inspire d'une pièce des années 1930 qui correspond bien à l'atmosphère générale du lieu.

Le grand escalier et le foyer du premier étage.
Et puis il y a la salle de théâtre elle-même, avec ses rangées parfaites de chaises rouges pliantes (qui ne sont pas d’origine), son système d'éclairage sophistiqué au plafond et sa scène compacte, flanquée de chaque côté de fontaines en mosaïque colorées qui ajoutent une certaine symétrie, en espérant qu’elles ne déconcentrent pas trop les spectateurs lors de représentations !

Le système d’éclairage et l’une des fontaines en mosaïque si discrètes.
Mais pourquoi la salle s'appelle-t-elle la Pergola? La réponse se trouve sur les terrasses extérieures situées le long du théâtre, c'est-à-dire au-dessus des deux ailes. Des rangées de colonnes tronquées sont tout ce qui reste de ce qui était autrefois de véritables pergolas, de belles signatures qui ont ainsi donné leur nom à cette salle des fêtes.

Quelques traces de la pergola d’origine !
Au fil des années, cette vocation de salle polyvalente s'est estompée et la Pergola est devenue une salle de théâtre principalement utilisée par la compagnie de théâtre Présence. La compagnie a récemment célébré son 30e anniversaire et jouit de liens étroits avec la Pergola depuis 1995, date à laquelle le maire de Bordeaux d’alors, Alain Juppé, avait accepté de leur laisser l’utiliser gratuitement. Ces jours-ci, soit quelque 3 000 représentations plus tard, la compagnie présente environ une douzaine de spectacles chaque année et ce pour tous types de public. Et lorsque la Pergola n’est pas utilisée par les acteurs de la compagnie Présence, la mairie de Bordeaux met le lieu à la disposition d’autres organisateurs de spectacles ou manifestations.

Et une dernière chose ! Juste en face de la Pergola se trouve un petit commissariat de police, qui a déjà fait une apparition sur le blog dans un article sur les escargots distinctifs de Caudéran qui figuraient sur les armoiries de la commune « indépendante » de Caudéran (et visibles au-dessus de l’entrée). Cet autre bâtiment est un proche cousin de la Pergola, date de la même époque, est dans le même esprit et les même tons, et est sans aucun doute l’œuvre du même architecte !


> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux : La Pergola, rue Fernand-Cazères, Bordeaux
> Un grand merci aux étudiants membres de l’association Archimuse-Bordeaux qui nous ont permis de découvrir ce lieu lors des journées du Patrimoine 2018 (oui, il m’a fallu plus d’un an pour rédiger ce papier !)

> This article is also available in English!

Le dixième épisode du podcast Invisible Bordeaux est désormais disponible et nous partons à la rencontre de Fleur, guide indépendant...


Le dixième épisode du podcast Invisible Bordeaux est désormais disponible et nous partons à la rencontre de Fleur, guide indépendante et blogueuse, dont le site Fleur explore Bordeaux recense de nombreuses idées de balades dans la région - le tout en mode « slow tourisme » à pied ou à vélo - ainsi que différents reportages et interviews. 

Fleur m’avait donné rendez-vous place du Chapelet à Bordeaux, à savoir dans le quartier dit du Triangle d’Or au croisement du passage Sarget, de l’église Notre-Dame et de la Cour Mably. Elle m'a notamment parlé du bâtiment en photo ci-dessus, avant d'aborder ses découvertes du cimetière de la Chartreuse, du Bassin d'Arcachon à vélo, de l'insolite dans la métropole de Bordeaux, de son interview avec le street artist David Selor, et bien plus encore !

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> Site Fleur explore Bordeaux
> Découverte du cimetière de la Chartreuse
> Tour à vélo du Bassin d'Arcachon

> Balade insolite dans la Métropole
> Interview de David Selor 

> Et fils Facebook, Twitter, Instagram et Pinterest

Invisible Bordeaux a de nouveau basculé dans sa langue maternelle pour ce nouveau podcast, qui revient sur la terrible soirée en 1959 ...


Invisible Bordeaux a de nouveau basculé dans sa langue maternelle pour ce nouveau podcast, qui revient sur la terrible soirée en 1959 où un appareil DC-7C de la compagnie Transports Aériens Intercontinentaux s'est écrasé peu de temps après son décollage de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac.

Soixante ans plus tard, je suis retourné sur les lieux de l'accident à Saint-Jean-d'Illac. J'y ai rencontré Chris Davey qui, avec son compagnon de voyage Paul, est venu à vélo depuis le sud-ouest de l'Angleterre. Sa venue était hautement symbolique car son père, James ou Jimmy Davey, était parmi les 54 victimes de l'accident.

Voici donc le podcast dans lequel je retrace la séquence des événements qui ont conduit au crash, et échange avec Chris autour de ce voyage à la recherche de ses racines personnelles. 


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> Cet épisode du podcast est une adaptation du billet posté sur le blog que vous trouverez ici. Vous y découvrirez diverses ressources et photos, ainsi qu'un plan de la zone où l'avion s'est écrasé. 
> En savoir plus sur les parcours de Jimmy Davey et de Hilary Morris.

Ah, ces bons vieux châteaux d'eau que l'on aperçoit à peine, malgré leurs tailles imposantes ! Et pourtant, que ferait-on sans ...


Ah, ces bons vieux châteaux d'eau que l'on aperçoit à peine, malgré leurs tailles imposantes ! Et pourtant, que ferait-on sans ces structures « destinées à entreposer l'eau et placées en général sur un sommet géographique pour permettre de la distribuer sous pression ». (Merci Wikipédia.) Mais leur heure de gloire est bien arrivée : partons à la découverte de quelques uns des châteaux d'eau les plus marquants de la Gironde, aux attributs divers et variés. 

Nous démarrons au Porge avec ce château d'eau datant de 1950. Admirez son style art déco plein de cachet et les belles lettres qui forment le nom de la commune. Situé sur la place principale du Porge entre la mairie et l’église, il domine ainsi tout le centre-ville. 


La particularité de ces deux châteaux d’eau à Saint-Médard-en-Jalles est la faible distance qui les sépare. Ils sont tous deux situés juste à l’intérieur de l'enceinte d'ArianeGroup, espace dont le surnom est encore et toujours « la poudrerie » en raison de son activité historique de production de poudre à canon et d’explosifs. De nos jours, l’installation produit le carburant et les gaz utilisés pour lancer des fusées et des missiles. 


Ce château d’eau situé dans le hameau de Blagon (sur la commune de Lanton) vante les mérites d'une boisson légèrement plus alcoolisée que l'eau avec sa vieille publicité peinte pour le Rhum St Esprit. Cette marque de rhum a été créée par le négociant en vins de Bordeaux André Teissèdre en 1867 et un article sur durhum.com explique que la marque a continué à être commercialisée jusque dans les années 1990.


La particularité de ce prochain château d'eau de Cours-les-Bains est qu'il a été construit au point culminant du département de la Gironde. Il y a quelque temps, avec mon compagnon de route occasionnel Vincent Bart (blogueur et vedette des réseaux sociaux), nous avons entrepris un voyage impromptu à destination de cette commune, tout simplement pour voir ce qui se passerait à une telle hauteur vertigineuse (altitude : 167 mètres!). Sans doute en manque d'oxygène, nous n'avons pas été très productifs et n'avons donc jamais rédigé de récit revenant sur cette non-aventure… mais je suis heureux de pouvoir intégrer le château d'eau dans cette compilation.  


Ce château d'eau des années 1970, dans le lieu-dit le Pouch (commune de Carcans), est peut-être mon préféré, juste à cause de la fresque assez, disons, originale qui a été ajoutée lors de sa refonte complète en 2010. Ce tableau circulaire, qui occupe toute la surface de la tour, est l'œuvre d'un Francis Lecoq, peintre-décorateur du centre de la France et réussit l'exploit d'être un poil ringard mais aussi assez sympathique. Et si vous voulez savoir comment c'était avant, cliquez par ici.  


Ceci est techniquement un réservoir plutôt qu’un château d’eau (mais à quel moment l’un devient-il l’autre ?). Le réservoir de Lavardens à Talence, incroyable structure en béton armé datant de 1927, mérite pleinement une mise en avant ici. Malgré son ampleur, peu d’informations sur l’endroit sont disponibles en ligne, même si un document que j’ai découvert suggère que le réservoir n’est plus utilisé. (Voir page 90 ici.)


À voir au Haillan, ce château d'eau des années 1970, du haut de ses 30 mètres, est tout simplement énorme et semble sorti tout droit d'un film de science fiction. 


Du côté de Saint-André-de-Cubzac, le château d’eau de Montalon est d'une échelle similaire mais ses nombreuses petites fenêtres et ouvertures contribuent à son aspect assez rétro. Au-dessus de l'entrée on devine la légende « Syndicat des eaux du cubzaguais fronsadais ». 


Cette sphère en acier à Ambarès-et-Lagrave est au contraire très futuriste et peut peut facilement être repérée depuis l'autoroute A10. La structure se situe dans l'enceinte de la société pharmaceutique Sanofi.


Une ambiance rétro-futuriste est également à retrouver à Lormont. Ce château d'eau en forme de balle de golf a été construit vers 1965 et un vaste réservoir se trouve à sa base. La belle boule revêt de temps en temps des habits de couleur, comme par exemple la fois où l'artiste Olivier Crouzel l'a exploitée pour une de ses installations, à découvrir ici et ici.


Un château d'eau aux formes beaucoup plus traditionnelles peut aussi être repéré à Lormont, dans une dense zone résidentielle. Celui-ci a été construit en 1952.


Ce château d'eau, qui se trouve rue de la Croix-de-Seguey dans le centre-ville de Bordeaux, ressemble à un élément de château médiéval ! Il a en fait été construit en 1857 et constitue une partie de l’énorme installation qui comprend également le célèbre réservoir souterrain de Paulin, d’une capacité de 13 000 mètres cubes, utilisé pour stocker l’eau qui est acheminée depuis la banlieue nord-ouest de l'agglomération. 


Le moins imposant de ces deux châteaux d'eau à Podensac a été le premier des projets sur le territoire français du célèbre architecte Le Corbusier, édifice qui a déjà fait l'objet d'un papier sur le blog. Une rénovation complète est désormais à l'ordre du jour et le lieu pourrait même être ouvert au public dans les années à venir. Pendant ce temps, son cousin plus jeune et plus grand continue de se focaliser sur ses tâches quotidiennes liées à la gestion de l'eau ! 


Et nous terminons cette promenade en regardant par-dessus les vignes en direction du château Segonzac à Saint-Genès-de-Blaye, dont le magnifique château d’eau aurait fière allure sur les toits de New York, ne pensez-vous pas ?


Bien sûr, ici nous ne faisons qu'effleurer la surface du monde mystérieux des châteaux d’eau de la Gironde, et je suis sûr que de nombreux lecteurs penseront à d'autres beaux spécimens dont j'ignore ou ai oublié l'existence. Heureusement, il existe un site qui est bel et bien consacré aux châteaux d'eau français (http://chateau.deau.free.fr) avec notamment une page complète qui répertorie tous ceux qui sont à repérer en Gironde... et qui confirme qu'il reste d'autres superbes châteaux d'eau à découvrir à Barsac, Cestas, Cussac-Fort Médoc, Haux, Léognan, Libourne, Pauillac, Saint-Trojan et bien d'autres !

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Le huitième épisode du podcast Invisible Bordeaux est désormais disponible et nous partons à la rencontre de Jean-Pierre Gauffre. Jour...


Le huitième épisode du podcast Invisible Bordeaux est désormais disponible et nous partons à la rencontre de Jean-Pierre Gauffre. Journaliste de formation, Jean-Pierre s’est construit un parcours atypique et éclectique au fil des années dans les médias, dans les maisons d’édition et sur les planches. Auteur, comédien, metteur en scène et chroniqueur, sa voix est devenue l’une des plus reconnaissables du département de la Gironde, grâce notamment à ses interventions tous les jours dans la matinale de France Bleu Gironde. 

Lors de cet entretien, Jean-Pierre dévoile les coulisses de sa chronique quotidienne, raconte la genèse de ses différents spectacles (dont le dernier en date, Les Monologues du Vin), parcourt l'historique de ses Petit dictionnaires absurdes & impertinents aux éditions Féret, et partage ses quelques lieux de prédilection à Bordeaux et dans le Médoc.

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> Le site internet de Jean-Pierre Gauffre propose une vue d'ensemble de son œuvre : http://jeanpierregauffre.fr/
> Ses chroniques sur France Bleu Gironde sont à retrouver ici.
> La série complète des Petits dictionnaires est disponible sur le site internet Féret ici.

Il y a quelques semaines je m’amusais une nouvelle fois à superposer de vieilles cartes postales sur les panoramas d'aujourd’hui. Le...


Il y a quelques semaines je m’amusais une nouvelle fois à superposer de vieilles cartes postales sur les panoramas d'aujourd’hui. Le cliché ci-dessus du Jardin Public fait le trait d’union entre le Bordeaux du début du 20e siècle et la ville moderne. On y devine quelques vers, extraits d’une « Ode à Bordeaux » signée par Lodoïs Lataste. Mais qui était ce Lodoïs Lataste et quid de son ode au port de la lune ?

Selon différentes sources, au fil des années Lodoïs Lataste, né à Bordeaux en 1842 (mort en 1923), aurait été président d’une société de secours mutuel de Bègles, secrétaire général adjoint du syndicat de la presse mutualiste française, mais aussi, à Paris, chef du service des procès-verbaux et de l'expédition des lois de la Chambre des députés (rien de moins). Mais Lataste était également auteur-compositeur : auteur notamment dès 1866 des paroles de « Le rêve de l’orphelin », ou signant les paroles et la musique de « Fontainebleau ! » en 1888, ou encore de « Les deux sœurs », des strophes patriotiques à la gloire des liens unissant la France et la Russie (1894).  

Mais on doit surtout à Lodoïs Lataste son « Hymne à la Mutualité » (1904), à savoir une marche chantée arrangée en pas redoublé militaire. Selon le site internet Musée de la Mutualité française, l’hymne était un « morceau de bravoure patriotique à tous les sens du terme ; le Général André, ministre de la Guerre, le faisant jouer dans des défilés militaires, son hymne s’affirme comme un acte pédagogique en faveur de la doctrine réformatrice de la mutualité. » Lataste gagna ainsi un nouveau surnom et devint le « Rouget de l'Isle de la Mutualité », en référence à son homologue compositeur de la Marseillaise.

En cherchant davantage d’informations sur cette « Marseillaise de la Mutualité », je suis tombé sur un blog animé par un certain JC Togrege et son récit de la découverte d’une partition de l’Hymne à la Mutualité parmi des centaines de partitions ayant appartenu à ses parents. JC Togrege précise que « Au total, il y a six couplets dans lesquels apparaissent les mots suivants : liberté, classes prolétaires, retraites ouvrières, bonheur social, prévoyance, etc. » et ajoute que « l'on peut sourire devant ce style largement ampoulé, mais ne rions pas devant les valeurs qui y sont proclamées.  Rappelons-nous que la Sécurité Sociale ne date que de 1945 ! Avant cette date, la protection sociale était du domaine des mutualistes, d'abord à travers les sociétés de secours mutuel qui furent les ancêtres des mutuelles. »

Cette partition datant de 1905 a droit à son article dédié du côté du blog les Chroniques de JC Togrege (article dont la lecture est vivement recommandée !).
Et cette « Ode à Bordeaux », alors ? L’extrait qui figure sur ma carte postale (datant de 1913) est, fort logiquement, un couplet à la gloire du Jardin Public (lieu dont le nom rime donc avec celui du peintre et graveur baroque flamand Antoine Van Dyck…) :

Un ravissant Éden où coule une rivière
Près des lilas en fleurs, c'est le Jardin Public.
On y voit des babys jouant sous l’ombrière,
À tenter le pinceau d’un Greuze ou d’un Van Dyck.

Source : mistercard.net
Grâce à la magie du web, j’ai pu trouver deux autres cartes postales mettant aussi à l’honneur l’hommage de Lataste à sa ville natale. D’abord son analyse de la statue Tourny :

Ce joli monument consacre la Mémoire
D’un Maire de Bordeaux, l’Intendant de Tourny.
La splendeur de nos quais est entière à sa gloire,
Il sert toujours d’exemple aux Maires d’aujourd’hui.

Et puis le « pont de fer », connu aujourd’hui sous le nom de passerelle Eiffel :

Salut beau Viaduc, jeté sur la Garonne
Imposant et léger ainsi qu'un arc-en-ciel !
Celui qui te conçut a parfait sa couronne
En créant à Paris la belle Tour Eiffel !

Voilà donc trois couplets de ce poème lyrique, mais combien de strophes et de rimes douteuses manquent encore à l’appel ? Dans la littérature grecque, une ode se composait traditionnellement de sept strophes… si Lataste était fidèle à cette règle, quels sont les quatre autres lieux emblématiques de la ville qui avaient été immortalisés ? N’ayant pas pour l’instant retrouvé le texte complet, le mystère demeure entier. Peut-être saurez-vous m’aider à aller plus loin afin de reconstruire l’ « Ode à Bordeaux » de Lodoïs Lataste, le « Rouget de l'Isle de la Mutualité » ?...

Cette histoire commence dans la dépendance du jardin d'une collègue qui, plus tôt cette année, était occupée à faire des travaux da...


Cette histoire commence dans la dépendance du jardin d'une collègue qui, plus tôt cette année, était occupée à faire des travaux dans cette propriété située dans le quartier Caudéran de Bordeaux où elle s'installa en 2017. Elle tomba sur une petite boîte métallique de pellicule photo 35 mm Kodak Plus-X. Sur le couvercle, il était précisé que le film devait être développé avant le mois d'octobre 1955. Elle ouvrit la boîte et y trouva un long rouleau de négatifs.


Sa réaction naturelle fut de se rendre dans un magasin de photo situé à proximité pour convertir les négatifs en fichiers numériques. La pellicule révéla ainsi 51 images inespérées : des photos de famille à la maison, en pique-nique ou en mode détente à la plage d'Arcachon, des clichés de Caudéran et de Mérignac couvertes de neige épaisse, ou encore ce qui semblait être une fête d'anniversaire d’enfant. Il y avait aussi beaucoup de voitures et d'animaux de compagnie !
Lorsque ma collègue nous présenta ses découvertes inattendues, je compris immédiatement que le sujet était potentiellement intéressant pour Invisible Bordeaux. Et quand elle nous montra la magnifique scène (ci-dessous) digne de Robert Doisneau, représentant un enfant et un adulte assis sur le pare-chocs d'une voiture, je compris que le défi logique consistait à retrouver cet enfant 65 ans plus tard ! Où pourrait-il être et par où pouvions-nous commencer?


Les précédents propriétaires de la maison à Caudéran l’avaient acquise en 2000. Les documents associés indiquaient que les vendeurs étaient alors une Jacqueline D. et ses deux enfants, Jean-Claude D. (né en 1948 à Talence, habitant alors à Draguignan, dans le Var) et Christine Marie D. (née en 1956 à Bordeaux, résidant à Louviers, dans l’Eure). En croisant ces informations avec les photos, l’un des personnages récurrents était ce petit garçon, y compris les deux photos d'une fête d'anniversaire où le gâteau arborait sept bougies. Il y avait donc de bonnes chances que ce petit garçon soit Jean-Claude qui, avec le temps, aurait sans doute hérité de la propriété.

Je rêvais instantanément de déclencher une recherche massive sur les réseaux sociaux, mais j’ai d’abord privilégié les bonnes vieilles Pages Blanches (du moins la déclinaison en ligne !) et ai rapidement trouvé un Jean-Claude D. domicilié dans une commune à une trentaine de kilomètres de Draguignan. J’ai tout de suite envoyé un message pour expliquer les raisons de ma prise de contact. Plus tard dans la même journée, mon téléphone sonna et c’était un certain Stéphane D. à l’appareil, me confirmant qu’il s’agissait bien de son père, Jean-Claude, sur les photos.

Cette vue du front de mer d'Arcachon en 1955 figure parmi les photos découvertes 64 ans plus tard !
Il m’expliqua que la maison appartenait à l’origine aux arrière-grands-parents de Stéphane (à savoir, les grands-parents de Jean-Claude) et que Stéphane avait lui-même de bons souvenirs d’enfance de la maison et de ses environs. Dans les années 1950, le jeune Jean-Claude passait ainsi ses vacances là-bas avec ses parents. Son père, photographe amateur passionné, captura ces scènes de la vie ordinaire. Je promis d'envoyer à Stéphane les photos qu'il montrerait ensuite à son père. Après avoir « zippé » les fameux fichiers, l'affaire fut conclue !

Le lendemain, mon téléphone sonna à nouveau. Cette fois-ci c’était Jean-Claude himself en ligne depuis le sud-est de la France. Il était ravi de ce paquet surprise et de la découverte de ces photos près de 65 ans plus tard. Nous établîmes rapidement que l'endroit où la boîte fut trouvée était autrefois l'emplacement de la chambre noire où son père développait ses propres photos. En regardant les images, la plupart des visages lui étaient familiers et Jean-Claude avait reconnu des amis de la famille, des oncles et des tantes, sans oublier quelques cousins ​​à ses côtés dans les photos immortalisant la fête de ses sept ans ! 

Les sept ans de Jean-Claude en octobre 1955 ! Admirez également le beau poste radio en arrière-plan.
Jean-Claude précisa que les images de Caudéran sous la neige ont été prises à l'hiver 1956, l'un des épisodes les plus froids jamais enregistrés en France et dans la majeure partie de l'Europe occidentale. Quant à la photo d’un nouveau-né, il s’agissait de sa sœur Christine, dans les bras de leur oncle et de leur tante. 


Enfin, la photo qui avait déclenché la quête était celle de lui avec un ami de son père, une personne dont il se souvenait comme étant le « clown de service » et qui, en examinant de plus près la photo, était en train de déguster une énorme glace ! La voiture derrière eux était une Renault 4CV. Bien sûr, pour que cette mission soit réellement accomplie, j’aurais souhaité boucler la boucle avec une photo de Jean-Claude dans une situation similaire. Je demandai donc un remake 2019 de cette image qui était restée cachée pendant toutes ces années et espère rajouter cette photo supplémentaire dès qu’elle sera disponible !

Voilà donc comment la découverte d'une vieille pellicule photo déclencha cette mini-enquête amusante ! Une dernière pensée : maintenant que nous sommes en pleine ère numérique, les générations futures se lanceront-elles dans des quêtes similaires après avoir déniché de vieilles clés USB ou cartes mémoire ? Les données numériques survivront-elles aussi longtemps que ces négatifs ? Nous verrons dans soixante ans… alors, en guise de clin d’œil au célèbre tube Disco 2000 du groupe Pulp, retrouvons-nous en 2080 !

> Un grand merci à Agnès d'avoir partagé ces photos, et à Stéphane et à Jean-Claude pour toutes les informations complémentaires ! 
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