Le parc Ausone, situé dans la commune de Bruges, est un ajout récent au paysage local et propose un mélange insolite de sentiers forestiers,...


Le parc Ausone, situé dans la commune de Bruges, est un ajout récent au paysage local et propose un mélange insolite de sentiers forestiers, d'aires de jeux et d'œuvres d'art publiques... sans oublier un imposant belvédère, d'élégantes passerelles métalliques et, cerise sur le gâteau, un pont suspendu ! Le lieu méritait amplement une visite.


Ce parc très innovant a ouvert ses portes en septembre 2019, deux ans après l'achat de ces douze hectares de terrain par la municipalité. La mission d'aménagement paysager d'un montant de 2,3 millions d'euros a été confiée à la paysagiste floiracaise Graziella Barsacq et au collectif d'architectes Moonwalklocal, et l'initative s'inscrivait dans le projet de développement et d'urbanisation de ce quartier de Bruges.


En effet, un tout nouveau quartier résidentiel est sorti de nulle part au cours des cinq dernières années et, au-delà des logements et des commerces, les nouveaux arrivants méritaient et avaient besoin d'un peu d'espace aménagé pour la détente et les loisirs. D'où la création de ce parc Ausone, mis en avant dans les documents officiels comme un « poumon vert », une « bulle de verdure » et, oui, un « parc écologique, durable et poétique », rien de moins. Mes attentes étaient donc élevées en me dirigeant vers l'une des sept entrées du parc - ce qui en soi est un symbole fort de l'intention de rendre le parc aussi accessible que possible à tous les habitants des alentours.


Cette carte montre comment le parc est entouré de quartiers résidentiels de tous les côtés, et aussi comment le parc lui-même entoure un complexe résidentiel.


Comme il y a sept entrées, ce que l'on découvre au premier abord dépend de son point de départ ! Dans mon cas, je me suis dirigé vers le portail situé près de l'arrêt Ausone de la ligne C du tramway, et me suis immédiatement retrouvé au pied du belvédère, une belle entrée en matière. J'ai grimpé au sommet pour admirer la vue panoramique, mais ayant involontairement interrompu un couple de jeunes tourtereaux qui profitaient d'un peu de temps de qualité en altitude, dès que j'ai eu ma photo du paysage en boîte je me suis éclipsé !


Le belvédère.

La vue depuis le sommet !
À partir de là, un chemin mène vers ce qui pourrait être considéré comme le cœur du parc. Le long du chemin, un filet d'eau canalisé accompagne le promeneur. Lors de mon passage, c'était presque sec mais le niveau de l'eau doit varier en fonction de la météo. Le réflexe naturel est alors de se diriger vers la chênaie centenaire, avec son dense réseau de chemins sous les arbres. C'est dans ce secteur que l'on va dénicher deux des sites les plus remarquables du parc.


Le premier est le pont suspendu évoqué au début de l'article, qui enjambe un ruisseau et relie le parcours forestier à une autre entrée plus élevée. Bien que le pont oscille avec chaque passage, la surface antidérapante de la plate-forme la rend relativement accessible et, information capitale, le tout est d'un rouge vif qui doit énormément plaire aux enfants !




 

Ensuite, « le Livre de Sable » est une installation artistique conçue par Moonwalklocal avec le collectif Paysagistes Sans Frontières. L'œuvre a été inspirée par le livre du même nom de Jorge Luis Borges (publié en 1975) et a été réalisée à l'origine pour l'édition 2018 du festival international de jardins de Chaumont-sur-Loire. Ici, la palette de couleurs bascule au bleu foncé, et les différents composants de l'œuvre se lient et s'entrelacent avec les arbres et les buissons. Si vous souhaitez approfondir votre compréhension de l'œuvre, un panneau d'informations disponible sur place fournit tous les détails. Pour l'instant, retenons simplement le fait que cela crée un contraste surprenant avec toute la verdure environnante.



S'éloignant de la chênaie vers une autre entrée du parc, un tunnel en acier corten aussi spectaculaire que  futuriste encadre une passerelle au-dessus des bassins et des zones humides qui forment une frontière naturelle à une grande partie du parc. La conception du tunnel s'inspirerait des charpentes métalliques des serres construites par les maraîchers locaux. Quoi qu'il en soit, son esthétique photogénique fera sûrement des ravages sur Instagram... même si pour l'instant je ne l'ai jamais vu passer dans ma « timeline ».

La vue depuis la passerelle.

Non loin de cette entrée, des bancs et des chaises longues sont disséminés par ci et par là aux côtés de jeunes pins. La toile de fond est désormais la succession de résidences blanches qui semblent sorties tout droit d'un dépliant de promoteur immobilier. Ces bâtiments pointent également au-dessus des arbres près de l'aire de jeux pour enfants, qui apporte un peu de bruit et d'animation au lieu. Aucun besoin de faire demi-tour, la découverte se termine par un passage à travers un autre tunnel en acier corten, qui débouche naturellement à un complexe résidentiel et un retour dans le monde réel, ou Bruges pour les intimes !



Conclusion ? Oui, le parc Ausone coche sans aucun doute toutes les cases, apportant un espace de verdure très apprécié au cœur de ces constructions qui se sont multipliées dans cette zone. Je pense également que cette courte première visite aura permis de découvrir la plupart des incontournables du parc, mais j'ai aussi le sentiment de ne pas avoir tout vu. Et, vu que le lieu est encore en devenir, il peut y avoir d'autres nouveautés à venir.


Mais une dernière chose que je me dois de souligner avant que vous, chers lecteurs, n'annuliez tous vos rendez-vous afin de vous précipiter vers le parc Ausone. Assurez-vous de ne pas vous y rendre un lundi car, bizarrement, le parc est fermé le lundi - peut-être une sorte d'acte de solidarité avec toutes les banques et les salons de coiffure de l'Hexagone. Fort heureusement, d'autres parcs sont disponibles !


> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux : Parc Ausone, Bruges.

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Ce billet insolite a été inspiré par une publication Twitter montrant une vue aérienne de Londres qui répertoriait également le tracé du rés...

Ce billet insolite a été inspiré par une publication Twitter montrant une vue aérienne de Londres qui répertoriait également le tracé du réseau "London Underground". Il fallait bien une déclinaison bordelaise, vous me l'accorderez ! 

La photo aérienne de Bordeaux qui a servi de point de départ a été prise en janvier 2012, est créditée à M.M. Minderhoud, et a été réutilisée et adaptée ici sous la licence Creative Commons. Les quatre lignes de tramway ont été habilement superposées sur la photo grâce à l'utilisation peu experte d'outils d'édition d'image les plus basiques ! Vous n'en doutez pas, un grand regret est qu'une grande partie de la Métropole n'est pas visible ; sur cette image, la ligne de tram A n'atteint ni Cenon ni Lormont, la ligne B ne rejoint pas tout à fait le pont d’Aquitaine, et une branche de la ligne C s’arrête avant Bordeaux-Lac ! 

Cependant, l'image montre à peu près tout le Bordeaux intra muros (ou boulevards ?) et capture l'étalement de la métropole vers le nord, l'ouest et le sud. Si vous pensez à une photo encore plus représentative qui pourrait être utilisée, contactez-moi et je recommencerai avec plaisir ! En attendant, j'espère que cette première version vous plaira !
 

> Télécharger ici la version haute résolution de l'image.


N.B. : La photo originale de Londres qui a inspiré cet article (et disponible ici) a notamment été partagée par l'historien, géographe et présentateur de télévision Tim Dunn, ainsi que par le bassiste du groupe de musique Suede, Mat Osman. La photo a été attribuée à DJ Santero tandis que les lignes du Underground londonien ont été tracées par l'urbaniste Martin Bangratz.


Les amateurs de guides de voyage connaissent tous Le Petit Futé , qui répertorie chaque année les bons plans, les lieux incontournables et l...

Les amateurs de guides de voyage connaissent tous Le Petit Futé, qui répertorie chaque année les bons plans, les lieux incontournables et les activités à ne pas manquer dans différents villes et pays à travers le monde.

Cette collection historique a dernièrement fait peau neuve et propose désormais le concept « livre de votre ville » du Citybook, adoptant un format mini-magazine et intégrant des rencontres avec des acteurs locaux… et l’édition Bordeaux pour 2021 met en avant Invisible Bordeaux !

Donc n’hésitez pas à vous procurer un exemplaire et de faire un tour à la page 8 pour découvrir l'histoire derrière le blog Invisible Bordeaux, avoir un aperçu de ce qui rend la ville si intéressante à mes yeux, ou pour revoir des photos prises dans le cadre du récent reportage visant à reproduire des images capturées par les étudiants américains Steve et Patti Owen lors de leur séjour à Bordeaux au début des années 1970. Et puis continuez à parcourir le guide pour tout savoir sur comment profiter au maximum de la ville !

Un grand merci à l’équipe du Petit Futé pour cette mise en lumière, et plus précisément à Laurène Delion pour la prise de contact et la rédaction de l’interview !


> Vous trouverez le Citybook Petit Futé  Bordeaux 2021 dans les librairies à Bordeaux, à travers la Métropole et au-delà, ainsi qu’en ligne. 256 pages, €5,95. 
> Site internet : www.petitfute.com


Aucun besoin de voyager dans le temps à la recherche des mystères de Bordeaux car de nombreuses énigmes parfois absurdes nous entourent enc...

Aucun besoin de voyager dans le temps à la recherche des mystères de Bordeaux car de nombreuses énigmes parfois absurdes nous entourent encore et toujours dans la ville moderne. En voici un florilège.

 

Le mystère des lignes de tramway à la station Quinconces


Même pour les voyageurs les plus aguerris, le hub de transports en commun des Quinconces peut s’avérer être un animal difficile à dompter. Quatre quais sont alignés en parallèle avec des indications visuelles des plus minimalistes identifiant chaque ligne ou la direction de chaque tram. Pour ajouter une dimension supplémentaire au défi, les quais orientés sud sont desservis non seulement par la ligne C mais aussi par la ligne D. Tentez de repérer les passagers qui sautent depuis un tram ligne B direction Pessac et qui doivent traverser les rails afin de rejoindre un tram C ou D en direction de la gare Saint-Jean. Cela ne se termine pas toujours bien mais est en tout cas très divertissant lorsqu’on est simple spectateur. Pour être complet, un phénomène similaire peut être observé à plus petite échelle à la station Porte de Bourgogne. 

Le mystère des toilettes publiques


Bordeaux a beau être une destination très prisée, lorsque les touristes de passage (tout comme les locaux, d’ailleurs) ont besoin de gérer un petit besoin pressant, il y a étonnamment peu d'options. Certes, il y a bien sûr quelques « sanisettes » éparpillées dans le centre-ville, mais l’attente entre chaque passage peut être longue et pénible, et une fois à l’intérieur le cadre est tout sauf plaisant… et ce n’est pas la musique d’accompagnement très kitsch qui permettra de rendre l’expérience plus agréable. Pour vous messieurs, quelques urinoirs « vespasiennes » subsistent ici et là (rue Robert-Lateulade et rue Paul-Broca par exemple, photo ci-dessus), et des toilettes rustiques se trouvent dans le jardin de l'Hôtel de Ville et le Parc Bordelais, mais à part ça, la meilleure option est bien de se diriger vers un centre commercial ou un bar…

Le mystère des Bistro Régent


En tout, combien de Bistro Régent la métropole pourra-t-elle supporter ? Depuis sa création en 2010, le concept du Bistro Régent, avec son menu sans fioriture et sa « fameuse sauce Charmelcia » (si fameuse que j’ai dû chercher le nom sur Google), s'est rapidement développé à Bordeaux et dans les environs, et s’exporte désormais bien au-delà. Marc Vanhove, le fondateur de cette franchise, est désormais une célébrité à part entière et le logo de la chaîne s’affiche sur les maillots du FC Girondins de Bordeaux. Dans la métropole, nous sommes au stade où chaque bâtiment désaffecté se transforme en Bistro Régent, d’où cette statistique étonnante que je viens d’inventer : où que vous soyez dans l’agglomération, vous n'êtes jamais à plus de 10 minutes à pied d'un Bistro Régent. Rassurant ou effrayant, au choix.

 

Le mystère des sans issue du quartier Mériadeck

Le quartier de Mériadeck a souvent été couvert sur le blog. Son visage moderne a principalement pris forme au long des années 1970 et 1980, et reste généralement peu appréciée des Bordelais pour diverses raisons tout à fait compréhensibles. L'une des spécificités principales du quartier Mériadeck est l’omniprésence de passerelles et d’esplanades surélevées (le célèbre concept d’urbanisme sur dalle). Dans l’ensemble, il est relativement simple de regagner le niveau inférieur, mais par endroits cet exercice peut s’annoncer compliqué. Entre cages d’escalier qui ne sont pas indiquées, escalators hors service ou passages qui se terminent en impasse, le chemin des écoliers est parfois la seule issue possible.

 

Le mystère Saint-Christoly 

En balade dans le centre-ville un samedi après-midi et à la recherche de calme ? Dirigez-vous tout simplement vers le centre commercial Saint-Christoly. Ce complexe des années 80, situé à deux pas de la place Pey-Berland et de la rue Sainte-Catherine, semble être le grand oublié des amateurs de shopping bordelais. À une époque, la Fnac située au sous-sol drainait amateurs de musique et de littérature. Depuis le déménagement de la Fnac vers la rue Sainte-Catherine, le centre commercial peine à attirer des clients autres que ceux qui se dirigent vers le Monoprix qui l’a remplacé, ou le magasin de surgelés Picard. Même avant la crise sanitaire de 2020, de nombreux commerces de ce centre commercial peinaient à joindre les deux bouts. L’avenir s’annonce compliqué*.

*Mise à jour : il a été annoncé fin décembre 2020 dans un article Sud Ouest que le centre commercial avait changé de propriétaire et qu'il « fera l’objet d’une "lourde restructuration" et son concept sera "intégralement revisité". »

 

Le mystère du début de la piste cyclable du pont Saint-Jean 

Le pont Saint-Jean est le pont bordelais que l'on ne voit jamais sur Instagram. Cette structure très fonctionnelle des années 1960, si associée à l’âge d’or de l’automobile, propose pourtant un passage simple et sécurisé pour les piétons et les cyclistes. Mais le principal défi pour cyclistes et piétons est tout simplement de trouver comment accéder au pont, compte tenu de la densité du réseau routier tout autour. Spoiler : la piste commence depuis un tunnel vers l'arrière d'un parking situé en face du Château Descas, en sachant que le parking est depuis quelque temps la gare routière (provisoire ?) utilisée par les divers opérateurs de cars… ce qui rend l’accès encore moins évident. Pourtant, cela en vaut la peine si ce n’est que pour profiter de la vue sur la ville depuis le milieu du pont ! 

 

Le mystère des flux humains sur les quais 

Les quais longeant la Garonne sont l'un des symboles de la récente transformation de Bordeaux et sont devenus l'un des lieux incontournables pour une agréable balade… à pied, à vélo, à skate, à trottinette ou encore en rollers. Bref, il est assez incroyable qu’il n’y ait pas davantage de collisions entre les différentes populations ! Des marquages au sol ​​sont néanmoins apparus dernièrement pour canaliser au moins les flux de joggeurs et promeneurs aux abords du fleuve. Cependant, le point noir est plutôt le long de la chaussée, où cyclistes pressés et piétons cohabitent parfois difficilement. Là-aussi, on s’attendrait à plus d’incidents et pourtant, dans l’ensemble, tout se passe généralement bien et sans heurt. 

 

Le mystère des écrans de l’Utopia

L’Utopia est le cinéma d'art et essai très apprécié des Bordelais, dernière incarnation en date de ce qui était autrefois l'église Saint-Siméon sur la place Camille-Jullian. Certaines des plus petites salles ont été installées dans une annexe à l’arrière du bâtiment, et pour que tous les spectateurs puissent profiter d’une vue dégagée sur les films, les écrans ont été installés à une hauteur fort impressionnante. La position assise à la limite de la posture d’observation des étoiles peut surprendre au premier abord, et pourtant l’on s’y fait.

 

Le mystère des sorties de l’UGC 

Toujours au chapitre des cinémas, dirigeons-nous vers l’UGC Ciné-Cité, rue Georges-Bonnac, où on peut régulièrement observer le phénomène des spectateurs qui sortent du cinéma sans savoir où ils se trouvent. En effet, ce multiplexe, installé dans un bâtiment qui abritait autrefois un théâtre, comprend pas moins de 18 écrans dont certains au rez-de-chaussée, certains à l'étage et certains souterrains. Les sorties des différentes salles mènent à divers endroits autour du bâtiment et il faut inévitablement quelques instants pour s’orienter et situer la sortie par laquelle on a quitté le cinéma !

 

Le mystère des files d’attente de Mollat
 

Nous aurons du mal à identifier les quelques rares bienfaits de la crise sanitaire de 2020, mais parmi ceux-là retenons le marquage au sol qui a permis de formaliser le système de file d’attente aux caisses de la librairie Mollat. Auparavant, si la file s’étirait, un système prenait forme de manière organique. Mais avant d’arriver à ce stade, un dispositif hybride entre files et foule calqué sur un modèle de marché ambulant faisaient des malheureux au quotidien. Cette anarchie d'antan reviendra-t-elle à l’avenir ou ce système plus formel de file d'attente sera-t-il pérenne ? Voilà, chers lecteurs, un véritable mystère bordelais des temps modernes.


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Invisible Bordeaux est fier d'avoir fait une nouvelle apparition dans le dernier numéro de Bordeaux Moments , l'excellent magazine t...

Invisible Bordeaux est fier d'avoir fait une nouvelle apparition dans le dernier numéro de Bordeaux Moments, l'excellent magazine trimestriel bilingue "de voyage et de style de vie" de Bordeaux Tourisme.

 

Dans l'article, je propose quelques suggestions de sorties insolites à Bordeaux et aux alentours à savourer, n'est-ce pas, une fois que l'on pourra à nouveau sortir de chez soi. Ces conseils emmènent le lecteur du Parc Floral à la Cité Frugès de Pessac, au fil de l'Eau Bourde, et à Lormont au musée national de la Caisse primaire d'assurance maladie !

 

En temps normal, le magazine - qui comprend de nombreux bons articles dont des suggestions intéressantes d'activités à faire avec les enfants, un guide des escapades hivernales sur le Bassin d'Arcachon, et quelques tuyaux pour découvrir des maisons dont les façades sont ornées de chats sculptés - est disponible dans les offices de tourisme, les espace accueils d'hôtels, ou encore en mairie.

> Ou vous pouvez tout simplement découvrir le magazine en cliquant ici ! Bonne lecture  !

La place Ravezies est l'un des principaux points d'entrée de Bordeaux proprement dit et est une importante plaque tournante du résea...

La place Ravezies est l'un des principaux points d'entrée de Bordeaux proprement dit et est une importante plaque tournante du réseau de transports en commun ainsi que pour le trafic routier. Jusqu'en 2012, c'était aussi l'emplacement de la gare SNCF de Ravezies, qui était pendant de nombreuses années le terminus des liaisons ferroviaires depuis la presqu'île du Médoc. Sur les derniers kilomètres, les passagers ont dernièrement basculé sur une nouvelle branche de la ligne C du tramway (avec notamment la création de la liaison tram-train à Blanquefort), et en 2015 la gare de Ravezies a été démantelée définitivement, laissant un espace vide linéaire le long du couloir de l'ancienne voie ferrée. 


Les instances locales (Bordeaux Métropole avec les mairies de Bruges et du Bouscat) ont étudié le sujet de près et ont rapidement eu l'idée d'embellir le lieu en déployant un projet en lien avec le programme « 55  000 hectares pour la nature » de la Métropole visant à intégrer et à préserver la nature et la verdure dans les nouveaux développements urbains. Le projet « Ligne verte » est né ! 



Le projet avait pour objectif la reconversion de 3,1 kilomètres de l'ancienne ligne en lieu de promenade, reliant ainsi la place Ravezies aux quartiers résidentiels du Bouscat, avec la création de divers points d'intérêt en chemin. Et, bien que les travaux soient toujours en cours et que nous n'ayons pas encore le produit fini, la Ligne verte a bel et bien été ouverte au grand public cette année. Il était donc logique de s'y aventurer afin de découvrir la balade proposée. 


Mais le premier défi était tout simplement de parvenir jusqu'au point de départ. La zone située près de ce qui était autrefois la gare est un parking compact, à savoir un véritable Tetris d'automobiles à aborder tel un Indiana Jones des temps modernes, en sachant qu'aucun panneau de signalisation n'indique le chemin exact vers le début de la Ligne verte

 

L'entrée se situe... quelque part au fond, derrière ces rangées de voitures !

Des barrières en bois ont été placées à l’entrée de la Ligne verte, et divers poteaux, tampons et bouts de quais rappellent la vie antérieure du lieu. Avant de partir, j’en ai d'ailleurs profité pour tenter de reproduire une photo que j’avais prise en 2012 à l’époque de la fermeture définitive de la gare.



Ci-dessus : le panorama en 2012.
La même vue aujourd'hui.

Non loin de là on découvre un nouveau renvoi vers le passé ferroviaire du chemin avec le "petit train de Ravezies", une modeste aire de jeux en forme de locomotive pour que les enfants puissent s'imaginer en conducteur de train ! Les anciennes lignes restent d'ailleurs visibles, encastrées dans le nouveau revêtement de la Ligne verte, et un peu plus loin le chemin passe sous une série d'arcs métalliques, traces des anciennes caténaires SNCF (voir photo en haut de l'article).

En avançant on découvre une deuxième aire de jeux, comprenant cette fois des balançoires, une cabane et un toboggan. Mais le blogueur en moi s'enthousiasme davantage devant la vue non loin de là du bassin de stockage des eaux de pluie Béquigneaux, partie intégrante du réseau métropolitain de protection contre les inondations, conçu pour stocker le surplus d'eaux pluviales lorsque c'est nécessaire, comme détaillé dans un précédent article Invisible Bordeaux sur ce dispositif de « bassins de rétenue ». Ce bassin des Béquigneaux, créé en 1987, est tout simplement énorme, et peut stocker jusqu'à 102 800 mètres cubes d'eau.


Une partie du bassin des Béquigneaux.

Plus loin, l'environnement est composé de petites parcelles de culture privées, de jardins et, au-delà, de grandes tours résidentielles, avant d'arriver à une piste BMX durement mise à l'épreuve par une poignée d'ados lors de mon passage. Puis le chemin longe la jeune extension du tramway avant d'arriver à la gare et quartier au nom charmant de « La Vache ». Sur votre gauche : les terres d'un vieux domaine bourgeois bouscatais. Sur votre droite : l’un des cimetières municipaux de Bruges. Tout cela donne une certaine sensation de grands espaces, et les quelques murs qui brisent la vue des alentours ont manifestement connu des jours meilleurs, mais ils constituent au moins un bon terrain de jeu pour les street artists du coin !     


Dès lors, la voie ferrée désaffectée réapparaît et la Ligne verte la longe jusqu'à ce que, en arrivant dans un début de virage, elle termine de façon assez brusque, inattendue et, oui, prématurée. Il n'y a alors d'autre choix que de quitter le chemin et de se diriger tout naturellement dans le lotissement Gourribon, qui a déjà joué un rôle de premier plan sur le blog. En rebouclant vers l’ancienne voie ferrée, on découvre des signes prometteurs indiquant qu’un nouveau tronçon de la ligne verte semble être en devenir et reliera à terme ce quartier à l’avenue de la Libération au Bouscat. Le panneau d'informations visible sur place indique que cette « phase 5 » aurait dû être finalisée en 2020, mais je pense que nous sommes tous très indulgents par rapport à tout ce qui aurait dû être livré en 2020 !


L'actuelle fin peu spectaculaire de la Ligne verte.
Un nouveau tronçon en devenir ? 

Quel est donc l'avis d'utilisateur Invisible Bordeaux ? Cette Ligne verte est indéniablement une initiative intéressante et nul doute que les habitants du quartier Gourribon (entre autres) doivent être ravis d’avoir désormais un lien direct aussi agréable avec la place Ravezies et les portes de Bordeaux ! C’est certainement une promenade très plaisante, quoiqu'un peu courte pour une balade à vélo. Les trois kilomètres défilent et, si on retient que l'un des temps forts principaux est bien la vue d'un bassin de retenue, il va sans dire que le chemin ne figurera jamais aux palmarès des plus beaux itinéraires vélo du monde ! Mon conseil est donc de privilégier la marche à pied au vélo. Mais un grand bravo à tous les acteurs impliqués dans la création de cette promenade linéaire qui propose un itinéraire paisible à la frontière des communes de Bruges et du Bouscat, et dont la réalisation est une manière innovante de redonner vie à une autre ancienne voie ferrée. 


> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux : ancienne gare Ravezies, place Ravezies, Bordeaux (= le point de départ).

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Invisible Bordeaux est l'un des acteurs locaux ayant contribué à un projet innovant centré sur le patrimoine du territoire mené cette an...


Invisible Bordeaux est l'un des acteurs locaux ayant contribué à un projet innovant centré sur le patrimoine du territoire mené cette année par Bordeaux Métropole en collaboration avec Deux Degrés, la maison d'édition / agence de médiation déjà habituée du blog (et dont je suis un fan inconditionnel depuis de nombreuses années). Les livrables ont été récemment dévoilés : il s'agit de deux jeux de cartes collectors, l'un étant un jeu des sept familles et l'autre un jeu de cartes classique.

Le double objectif du projet, au nom de code de « Vous avez une carte à jouer », était de pouvoir identifier et valoriser différents lieux d'intérêt connus ou méconnus dans toute la métropole, ainsi que de fournir un support aux associations et acteurs évoluant autour du patrimoine pour se rencontrer et collaborer. L'initiative s'inscrivait dans la démarche plus large du réseau européen Atlas World Heritage qui se concentre sur la préservation et la mise en valeur du patrimoine urbain (les autres villes participantes sont Édimbourg, Florence, Porto et Saint-Jacques-de-Compostelle), et le défi était de boucler le tout à temps pour les événements de l'édition 2020 de la semaine des sites du patrimoine mondial de Bordeaux, à la mi-septembre.

Ci-dessus - Des panneaux explicatifs présentent la démarche Atlas World Heritage sur la place de la Bourse pendant la semaine des sites du patrimoine mondial 2020.

Au départ, le plan élaboré début 2020 par Bordeaux Métropole et Deux Degrés consistait à organiser des réunions et des ateliers collaboratifs mais - comme vous l'avez peut-être deviné - la période de confinement les a obligés à revoir complètement leurs plans. Le projet a entièrement basculé en mode en ligne, s'articulant principalement autour de cartes interactives afin que ceux qui souhaitaient participer puissent localiser les points d'intérêt et fournir l'argumentation derrière chaque proposition.

Un soixantaine de structures ont participé - associations, blogueurs... - et ont ainsi identifié 400 points d'intérêt, dont une présélection a été soumise à un vote lors duquel 110 participants ont choisi les sujets qu'ils jugeaient les plus significatifs. Ensuite, en combinant ces résultats avec d'autres choix raisonnés afin d'assurer une représentation équitable de chaque commune de Bordeaux Métropole, Deux Degrés s'est mis à travailler sur la production de ces deux jeux de cartes. 

Ci-dessus - Ma commune de résidence, Saint-Aubin-de-Médoc, figure dans les jeux. Cette séance photo a pu être entièrement réalisée à pied !

Le jeu des sept familles vise un jeune public et regroupe les points d'intérêt en sept catégories… ou plutôt sept familles : nature, industrie, eau, habitat, monuments, architecture contemporaine et châteaux. Chaque famille comprend six membres, et sur chacune des 42 cartes figure une illustration signée par la très talentueuse Julianne Huon - dont le style est devenu synonyme de l'identité graphique de Deux Degrés au fil des ans - et un bref descriptif du lieu. Fait intéressant, si les cartes sont retournées, elles peuvent également être positionnées tel un puzzle pour former une grande illustration rappelant les paysages de Bordeaux Métropole.



Le jeu de 52 cartes (ou plutôt 54 avec les deux jokers) sert de guide très éclectique à la fois de sites incontournables et de lieux insolites de la métropole, et comprend également un dépliant permettant aux joueurs de lire des informations pour aller plus loin dans la découverte. Les illustrations sont l'œuvre d'un artiste tout aussi doué, Jean Mallard. Ce jeune illustrateur est basé à Paris avec de la famille dans la région, mais n'était pas nécessairement familier avec la plupart de ces sites. Il a pu profiter d'une courte fenêtre de liberté post-confinement afin de passer deux jours à explorer la métropole et à s'approprier les sites présélectionnés pour le projet. Les illustrations qui en résultent capturent cette sensation de découverte. Jean Mallard a employé diverses techniques, en privilégiant néanmoins l'aquarelle. Il s'est également volontairement limité à une palette de couleurs relativement limitée afin d'obtenir une cohérence entre les cartes. Et pour donner un peu de vie aux images, il a toujours cherché à intégrer une présence humaine.

Lors d'un événement organisé en septembre à la Maison Cantonale du quartier de la Bastide (qui figure lui-même dans le jeu de cartes) pour présenter le projet finalisé au réseau de contributeurs, Julianne Huon et Jean Mallard ont pu raconter les coulisses de ce projet aux côtés de Pierre-Marie Villette de Deux Degrés et d'Anne-Laure Moniot de Bordeaux Métropole. Jean Mallard a même apporté les œuvres d'origine, c'est-à-dire la cinquantaine d'illustrations de taille de carte postale qui démontrent à quel point chaque création individuelle est complexe et détaillée.


Ci-dessus - Jean Mallard présente les illustrations d'origine. À droite, son interprétation du stade Chaban-Delmas, qui retrouve sa dénomination précédente de Parc Lescure dans le jeu de cartes.

Les deux jeux ont été initialement produits en séries limitées de seulement 500 unités chacun et ont été distribués tout au long de la semaine des sites du patrimoine mondial depuis une mini-exposition "pop-up" située place de la Bourse. Au-delà, ils seront fournis aux médiathèques de toute la Métropole. Une version destinée à la vente pourrait suivre… c'est pour l'instant incertain mais je vote pour !


Ci-dessus - La mini-exposition place de la Bourse.

En attendant, ici à Invisible Bordeaux, je suis très fier d'avoir pu contribuer au projet, et ravi d'avoir vu que certaines de mes soumissions (comme les jardins jumelés de la ville de Bordeaux, le Parc du Ruisseau au Haillan, ou la locomotive à retrouver à l'ancienne gare de Saint-Médard-en-Jalles) figurent dans les magnifiques jeux.
 


Tout cela montre qu'il y a une vraie sensibilisation en cours autour du petit patrimoine, et il est formidable de voir que Bordeaux Métropole prend cela très au sérieux et cherche à fédérer les acteurs du patrimoine local sur des projets du genre. Félicitations à toutes les personnes impliquées dans ce beau projet !


> Site internet Deux Degrés : www.deuxdegres.net

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La plus grande nouveauté de la scène culturelle bordelaise en cette année quelque peu irréelle a sans doute été la récente renaissance de l...

La plus grande nouveauté de la scène culturelle bordelaise en cette année quelque peu irréelle a sans doute été la récente renaissance de l'espace d'exposition de la Base sous-marine de la ville. Bienvenue donc aux Bassins de Lumières, lieu entièrement dédié à l'art numérique, et notamment aux technologies de « mapping » vidéo par projection. Depuis début 2020 ce lieu fait parler de lui dans les médias de toute l'Europe et au-delà, et génère un grand nombre de publications Instagram postées par des influenceurs comme par des anonymes. Bref, je n'avais d'autre choix que de partir à la découverte de cette nouvelle initiative, qui plus est se trouve dans les murs de cette fameuse Base sous-marine, sujet du billet le plus lu sur le blog Invisible Bordeaux !
 

Au total, quatre des onze anciens bassins de la base sont consacrés à l'espace d'exposition des Bassins de Lumières, conçu et géré par le réseau national de musées et d'attractions Culturespaces. Les travaux de reconversion du lieu ont duré plus de deux ans, et si l'ouverture officielle des Bassins de Lumières a été retardée par la crise sanitaire, elle a finalement accueilli le grand public pour la première fois en juin 2020.

Quatre animations sont présentées en ouverture jusqu'à début janvier 2021. L'attraction phare très attendue présente le travail du légendaire peintre symboliste autrichien Gustav Klimt (1862-1918), dans le cadre d'une longue séquence audiovisuelle conçue par les artistes du numérique immersif Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi, en collaboration avec le musicien Luca Longobardi. La deuxième séquence principale est une compilation animée des œuvres du peintre germano-suisse Paul Klee (1879-1940) mis en musique. Deux autres animations multimédia modernes sont présentées dans un espace appelé Le Cube : « Ocean Data » des studios Ouchhh et « Anitya » du collectif Organ’Phantom.


L'expérience visiteur consiste à se déplacer dans la quasi-obscurité de bassin en bassin, et d'apprécier les différentes séquences de mapping vidéo (diffusées en boucle) depuis différents points de vue. Les animations sont reflétées dans les bassins et s'étendent parfois au sol. Les images diffusées par des centaines de projecteurs occupent chaque centimètre carré et les spectateurs sont ainsi entourés par des œuvres d'art à 360°, le tout accompagné en permanence d'une puissante bande musicale. Et bien qu'il y ait un flux constant de visiteurs, il n'y a jamais le sentiment que d'autres personnes gênent ou empiètent sur le spectacle visuel - ces silhouettes mobiles d'inconnus ajouteraient presque à l'ambiance mystique du lieu.


Dans deux espaces fermés, le Cube mentionné plus haut, mais aussi la très cylindrique « La Citerne », les visiteurs découvrent un cadre inhabituel où ils peuvent s'allonger de manière plus ou moins élégante sur de grands coussins posés par terre. Enfin, un ensemble de panneaux d'informations propose un rappel historique du lourd passif de la base sous-marine.

Bien installés au sein du Cube.

La zone historique.

Quel est donc le verdict ? Chose peu étonnante, Invisible Bordeaux a été réellement impressionné par la technologie ainsi que par tout le côté esthétique de cette première exposition de très haut vol, une vraie réussite même si l'obscurité et le défilé constant d'images en font un spectacle assez impersonnel. La qualité du son laisse à désirer dans certaines zones de l'espace, en sachant que l'acoustique du lieu ne facilite certainement pas ce genre de chose. Quant aux différentes séquences de ce programme inaugural, les animations Klimt et Klee séduiront forcément les connaisseurs bien qu'un fil conducteur soit difficile à repérer, alors qu'un passage dans le Cube donne parfois l'impression d'être enfermé dans un énorme économiseur d'écran Windows 98.
     

Quoi qu'il en soit, suivant les traces de la Cité du Vin et de la salle de spectacles Arkéa Arena, toutes deux inaugurées ces dernières années, ce nouveau-venu dans le paysage bordelais est un symbole fort de la volonté de la ville de s'assurer d'une place durable et incontestée dans la cour des grands des hauts lieux culturels européens. Cette mission semble être en bonne voie à en juger par la proportion importante de visiteurs internationaux présents lors de la chaude journée estivale où j'y étais (malgré le faible nombre de touristes étrangers à Bordeaux cette année).


Et si le meilleur restait encore à venir pour les Bassins de Lumières ? Ce lieu pourrait en effet servir de canevas à des innovations sans limite. Il reste à imaginer un spectacle qui soit non seulement un chef d’œuvre technique et qui surprenne, mais qui soit aussi accessible et pertinent pour toutes les générations, ainsi que toutes les populations. En cochant toutes ces cases, nous serons face à quelque chose de tout à fait sublime... et j'y retournerai avec grand plaisir ! 


> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux : Bassins de Lumières, Base Sous-marine, impasse Brown de Colstoun, Bordeaux
> Informations complètes à retrouver sur le site officiel : www.bassins-lumieres.com
> This article is also available in English!

Comme vous l'avez peut-être remarqué si vous suivez de près le blog, le rendement d'Invisible Bordeaux a quelque peu baissé ces ...


Comme vous l'avez peut-être remarqué si vous suivez de près le blog, le rendement d'Invisible Bordeaux a quelque peu baissé ces derniers temps. Mais il y a une très bonne raison pour ce silence radio relatif. En effet, pendant la récente période de confinement, je me suis surtout focalisé sur un projet musical passionnant qui a abouti à la création d'un groupe et la publication d'un E.P.. Je vous présente donc Slowrush !

Slowrush est composé de mon ami, l'excellent Olivier Rols à la basse, mon fils Dorian Pike à la batterie, et je fais de mon mieux pour suivre à la guitare et au chant. Olivier et Dorian ont régulièrement contribué au spectacle Le Shuman Show par le passé, donc la création de ce trio était une évolution naturelle. Avec l'avènement inattendu du confinement lié à la crise sanitaire, nous nous sommes lancés le défi d'enregistrer quatre morceaux (à distance pour les lignes basse d'Olivier !). Et, quelques semaines plus tard, ces chansons sont désormais dans le domaine public et disponibles sur toutes les plateformes de streaming. 

Quel est l'univers musical de Slowrush ? Pour ma part, j'ai toujours été fortement influencé par des artistes de pop mélodique tels que Joe Jackson, XTC et Blur. Dorian apporte son énergie de millennial et des idées inspirées par des groupes tels que Everything Everything, Foals et Tame Impala. Olivier, quant à lui, est une véritable éponge musicale et a des goûts éclectiques allant du rock et du jazz au punk ! Tout cela fait un beau mélange musical bien qu'il y ait inévitablement un accent pop assez "British" qui prime.

La pochette de l'E.P.. À vous de reconnaître le bâtiment du quartier Mériadeck qui y figure !
Mais il y a aussi un fort accent bordelais ! Alors que deux des morceaux (Parallel World et Mr Morality) étaient des chansons existantes dépoussiérées pour l'occasion, les deux autres (Bordeaux Watergate et Four Walls) ont été écrites en pleine période de confinement et sont inspirées par des sujets liés au blog. Bordeaux Watergate rappelle le scandale "Winegate" des années 1970 déclenché par la découverte de milliers de bouteilles de Bordeaux qui contenaient en fait du vin du Languedoc. Et Four Walls est une manière de saluer en musique ces lieux synonymes d'événements passés et qui sont aujourd'hui une rue ordinaire, un local vide ou un quartier transformé (comme par exemple Mériadeck, dont les bâtiments figurent sur la pochette de l'E.P. !).

Mais passons à la musique ! Vous pouvez écouter ces quatre chansons sur la plateforme de streaming de votre choix (Spotify, Deezer, Apple Music, etc.) via la page que vous trouverez en cliquant ici : https://linktr.ee/slowrush

Vous pouvez également suivre l'actualité de Slowrush sur Instagram (@slowrushband), Twitter (@slowrushband), ou Facebook (@slowrushbdx). On espère pouvoir annoncer des représentations sous peu !

Et, pour le même prix, vous pouvez tout simplement découvrir les quatre morceaux via les lecteurs ci-dessous. Bonne écoute ! (Si les lecteurs ne s'affichent pas, cliquez ici).





Et à bientôt pour de nouveaux reportages plus "classiques", promis ! À suivre !