Si vous suivez de près le blog, vous saurez déjà qu'en cette période de confinement, sur les comptes Instagram et Twitter d...


Si vous suivez de près le blog, vous saurez déjà qu'en cette période de confinement, sur les comptes Instagram et Twitter d'Invisible Bordeaux, je publie des photos prises au fil des années à Bordeaux, aux alentours et parfois au-delà. Certaines ont déjà été exploitées sur le blog, alors que d'autres n'ont jamais vu autre chose que l'intérieur de mon disque dur. Après une première série puis une deuxième, voici une troisième compilation, qui démarre ci-dessus avec une vue côté verso d'une boîte à lire bordelaise (et un client potentiel), le tout dans le parc Rivière.

Direction rive droite de l'estuaire de la Gironde à la découverte d'une des deux piscines tournesol de Gironde ; celle-ci se trouve à Braud-et-Saint-Louis, au nord de Blaye (l'autre est située à Cestas). On doit la conception si particulière des 183 piscines tournesol construites à travers la France - et qui ont eu droit à leur propre billet Invisible Bordeaux il y a quelques années - à l'architecte Bernard Schoeller, décédé il y a quelques jours à l'âge de 90 ans.


Restons sur les plafonds insolites en admirant celui du marché de Lerme, qui n'est plus un marché couvert mais plutôt un espace polyvalent géré par la ville de Bordeaux. La structure d'origine remonte au milieu du XIXe siècle et a été conçue par Charles Burguet. Le lieu a été complètement rénové il y a quelques années et a rouvert sous sa forme actuelle en 2011.


Toujours à Bordeaux, voici un bout de la Cité Administrative, le gratte-ciel le plus emblématique de la ville. La plus haute de ses deux tours pas tout à fait jumelles mesure quelque 92 mètres (112 mètres en comptant l'antenne sur le toit). Conçu par les architectes Pierre Mathieu et Pierre Calmon, les travaux ont été achevés en 1974.


Des poteaux en bois sur ce qui était autrefois le champ de tir du Camp de Souge à Martignas-sur-Jalle, où plus de 300 exécutions ont eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale. Il y a quelques jours, un terrible feu de forêt a ravagé cette partie du camp militaire. On ne sait pas encore si le mémorial aux martyrs de Souge a été épargné.


Sur une note beaucoup plus légère, nous voici à l'intérieur du Stadium Vélodrome de Bordeaux Lac, devant ce qui est officiellement connu comme la « piste cycliste Roger et Guy Lapébie ». Dans les années 1990, le vélodrome a été le théâtre de plusieurs records de distance parcourue en une heure, notamment ceux de Chris Boardman, Miguel Indurain ou Tony Rominger.


Restons dans l'univers du sport car voici l'Hippodrome du Bouscat et sa magnifique tribune d'honneur ! Lorsque le calendrier n'est pas perturbé par des pandémies mondiales, l'hippodrome accueille 32 rencontres chaque année, l'équivalent de quelque 230 courses individuelles !


Voici le modeste immeuble de la place du Maucaillou dans le centre-ville de Bordeaux où Mitt Romney, sénateur républicain américain et candidat malheureux à la présidentielle de 2012, a vécu pendant six mois en 1968, alors qu'il était missionnaire mormon en France. L'histoire de cette période charnière dans la vie de Romney est détaillée quelque part au fond des archives du blog !


Ci-dessous, Jacques-Yves Cousteau, tel qu'il apparaît sur la plaque à retrouver sur le bâtiment où il est né en 1910 à Saint-André-de-Cubzac. Après une vie passée à naviguer sur les océans, la boucle était bouclée suite à son décès en 1997 puisque le dernier lieu de repos de ce célèbre explorateur et cinéaste du monde sous-marin se trouve à quelques pas de là, dans le cimetière municipal de sa commune de naissance. Pour les gens de ma génération qui ont grandi au Royaume-Uni dans les années 1970, il était sans doute un des Français les plus célèbres, aux côtés de Sacha Distel…


Et nous terminons cette série toujours aussi aléatoire avec une photo prise lors d'un vol mémorable le long de la côte atlantique et le long de l'estuaire de la Gironde (reportage complet à retrouver ici). Il s'agit du Phare de Richard, qui du haut de ses 18 mètres domine modestement la rive gauche de l'estuaire de la Gironde au niveau de Jau-Dignac-et-Loirac. Le phare a fonctionné de 1843 à 1870, date à laquelle il a été remplacé par une structure plus haute, qui à son tour a fonctionné jusqu'en 1953, date à laquelle les méthodes de navigation maritime sur l'estuaire étaient passées à l'utilisation de balises ou de bouées. Le phare original désaffecté a été rénové par des bénévoles à partir de 1993 et ​​est désormais un lieu de visite très apprécié des touristes.


> La première série de photos d'archives est à retrouver ici !

Si vous suivez de près le blog, vous saurez déjà qu'en cette période de confinement, sur les comptes Instagram et Twitter d'I...


Si vous suivez de près le blog, vous saurez déjà qu'en cette période de confinement, sur les comptes Instagram et Twitter d'Invisible Bordeaux, je publie des photos prises au fil des années à Bordeaux, aux alentours et parfois au-delà. Certaines ont déjà été exploitées sur le blog, alors que d'autres n'ont jamais vu autre chose que l'intérieur de mon disque dur. Après une première série publiée il y a quelques jours, voici la deuxième sélection, qui commence ci-dessus par cette vue prise depuis la tour Pey Berland de deux trams de la ligne B qui se croisent. On voit même un peu de monde sur les quais... ah, le bon vieux temps !

Et, non loin de là sur la rue des Trois-Conils, voici une rangée de bicyclettes V3 / VCub, en attente de nouveaux usagers !


Toujours dans le centre-ville de Bordeaux, nous voici au cœur de l'hôtel de Ragueneau, rue du Loup, à l'époque où cet ancien hôtel particulier abritait encore le service des archives de la ville. La célèbre glycine à l'extérieur doit être en pleine floraison en ce moment !


Voici les portes d'entrée d'une de mes salles de concert préférées, le Krakatoa à Mérignac. Courage, au passage, à tous les artistes et intermittents du spectacle qui sont tellement impactés par cette crise sanitaire... Coïncidence, le site culturel Le Type vient de publier une excellente interview avec l'équipe du Krakatoa, qui raconte le confinement vu depuis une salle de spectacle en veille. C'est à retrouver ici : letype.fr/2020/04/07/la-vie-du-krakatoa-en-confinement-racontee-par-son-equipe/
 

Au cœur des vignes sur la rive gauche de l'estuaire de la Gironde, voici le village médocain de Lamarque, vu depuis le dôme panoramique perché au sommet du clocher de l'église Saint-Seurin (XIXe siècle), en vedette sur le blog il y a quelque temps 


Ce buste en bronze se trouve aux portes du jardin botanique de Bordeaux et représente Carl von Linné, botaniste, médecin et zoologiste suédois considéré comme le père de la taxonomie moderne et l'un des initiateurs de l'écologie moderne. L’œuvre a été dévoilée en 2007 et est la création de la Lucie Geffré, jeune et talentueuse artiste née à Bordeaux. Lucie a d'ailleurs raconté en exclusivité à Invisible Bordeaux la genèse de ce buste de Linné, interview à découvrir en cliquant ici (uniquement disponible en anglais) !


Ceci est (était !) la Gare de Ravezies qui, jusqu'il y a quelques années, était le terminus bordelais des trains en provenance de la presqu'île du Médoc (désormais remplacés par une liaison train <> tram à Blanquefort). Une partie de l'ancienne ligne de chemin de fer a récemment été convertie en voie verte qui relie ainsi Bordeaux à Bruges en passant par Le Bouscat.


Voici une vue panoramique du Stade Galin. Situé dans le quartier Bastide rive droite, il s'agit d'une des enceintes sportives les moins connues de l'agglomération. Le stade a été érigé en 1935 à une époque où de nombreux projets similaires ont pris forme dans toute la ville. Ces dernières années, des financements issus de l'édition 2016 de l'Euro de football ont notamment permis l'installation de ce beau gazon artificiel bien vert, mais depuis que cette photo a été prise en 2017, les tribunes ont été démolies. Pour la petite histoire, cette photo a déjà figuré sur le blog dans le cadre du reportage sur le maire controversé Adrien Marquet...


L'ancien et le nouveau. Détail de la médiathèque de Mérignac, projet architectural achevé en 2007 qui a conservé l'la façade de ce qui était autrefois l'hôtel de ville de la ville, en le combinant avec des éléments modernes en verre et en acier. Il s'agit certainement d'un des bâtiments les plus insolites et intéressants de la métropole.


Et nous terminons cette série toujours aussi aléatoire avec une photo prise lors d'un vol mémorable le long de la côte atlantique et le long de l'estuaire de la Gironde (reportage complet à retrouver ici). Nous voyons la Pointe de Grave (commune du Verdon-sur-Mer), à savoir la pointe nord de la presqu’ile du Médoc, le point le plus septentrional du département de la Gironde, et l'endroit où l'estuaire de la Gironde rencontre l'Atlantique. La petite tache blanche en haut à droite est le célèbre phare de Cordouan.


> La première série de photos d'archives est à retrouver ici ! 
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Lors d'un tour à vélo à travers les banlieues nord de l'agglomération quelques jours avant l'instauration de la période de c...


Lors d'un tour à vélo à travers les banlieues nord de l'agglomération quelques jours avant l'instauration de la période de confinement liée à la crise sanitaire que l'on traverse actuellement, j'ai fait un arrêt imprévu pour regarder de près une œuvre interactive intitulée « Traversée », installée sur les quais de la gare SNCF / tramway de Blanquefort.

Cette création, inaugurée en septembre 2017, est signée des jeunes artistes Cécile Beau et Nicolas Montgermont. Elle s'inscrit dans la commande d’œuvres d’art contemporain liée au développement du réseau tramway de la Métropole. L’œuvre a ainsi été réalisée par Bordeaux Métropole avec le soutien financier du ministère de la Culture et de la Communication ainsi que de la direction générale de la création artistique et la direction régionale des affaires culturelles de Nouvelle-Aquitaine.

Voici l’œuvre "Traversée".
De quoi s'agit-il ? D'après le panneau d'informations visible sur place, Traversée s'inspire « de l'image cinématographique d'un indien [= un Amérindien ?] écoutant l'arrivée d'un train en posant son oreille sur le rail d'une voie ferrée ». D'où ce rail de chemin de fer déformé et détourné, surélevé et incurvé, qui s'étend sur 15 mètres le long du quai et qui est connecté physiquement à l'extrémité de la ligne de tramway. Le concept : les usagers du tram ou du train peuvent ainsi toucher l’œuvre et ressentir les vibrations générées par un tram à son arrivée ou à son départ.

Soyons plus poétiques : selon la communication officielle, Traversée est « une proposition sonore silencieuse qui transforme le temps d'attente en expérience sensible » ou alors, selon le panneau sur place, « Traversée est un instrument vibrant qui varie et évolue, créant un lien physique avec le tramway chaque jour renouvelé ».

Diverses silhouettes humaines appréciant le plaisir procuré par Traversée.
J'ai donc passé un peu de temps sur place afin de profiter pleinement de cette proposition sonore silencieuse et je dois avouer que l'expérience fut peu concluante. Mes essais ont porté sur les arrivées et départs de deux trams et j'ai fait de mon mieux pour essayer de ressentir ce lien physique avec ces rames de tram par le biais des vibrations éphémères de Traversée, mais je n'ai malheureusement rien relevé de perceptible.

Traces de la vie antérieure de cette œuvre artistique interactive.
Il faut dire que la fréquence des trams en matinée le week-end est particulièrement faible à Blanquefort, j'ai donc rapidement abandonné, tout en me promettant de persévérer en revenant sur place et d'accorder une deuxième chance à cet instrument vibrant (et pour prendre de meilleures photos !)... mais la période de confinement en a voulu autrement et ce projet personnel reste inachevé. Cependant, je m'y engage : j'y retournerai et y collerai mon visage, mes mains, mes oreilles et toute autre partie de mon corps dans l'espoir de ressentir enfin ces bonnes ondes du tramway. D'ici-là, vu le contexte général, il est fort probable que peu de personnes interagissent ainsi avec Traversée actuellement.

À suivre pour un nouvel essai ? 

> Localiser sur la carte Invisible Bordeaux : Traversée, gare de Blanquefort
> Un site internet est entièrement dédiée à l’œuvre et comprend plans, schémas et photos de fabrication et d'installation de Traversée : http://traversee.xyz/

> This article is also available in English.
> Ne manquez pas les sites internet des artistes Cécile Beau and Nicolas Montgermont. Le site de Nicolas Montgermont publie notamment ce clip Soundcloud de l'arrivée d'un tram, fruit d'une expérience plus réussie que la mienne… 


Pendant cette période de confinement déployée afin de se protéger et de protéger les autres, du côté des comptes Invisible Bordeaux ...



Pendant cette période de confinement déployée afin de se protéger et de protéger les autres, du côté des comptes Invisible Bordeaux sur Instagram et Twitter j'ai cherché à combler un peu le vide en publiant des photos prises au fil des années à Bordeaux, aux alentours et parfois au-delà. Certaines ont déjà été exploitées sur le blog alors que d'autres n'ont jamais vu autre chose que mon disque dur. Voici les dix premières photos à avoir été mises en avant !

Ce voyage tout à fait aléatoire et sans thème particulier commence ci-dessus dans le centre-ville de Bordeaux et un voyage dans le temps jusqu'à l'impasse de Rue-neuve, qui a déjà connu son heure de gloire sur le blog. Ensuite, direction le vieux Lormont et cette vue quasi-aérienne du chemin de fer et de l'entrée du tunnel qui annonce aux passagers l'arrivée en proche banlieue bordelaise. Pour avoir cet angle de vue il faut bien sûr s'aventurer à vélo sur le pont d'Aquitaine !


Nous voilà à présent un jour ensoleillé à Saint-Jean-d'Illac pour ce cliché pris au pied d'une tour d'observation de la forêt.
 

Retour à Bordeaux sur la place Pey-Berland devant la cathédrale Saint-André et le Palais Rohan, le tout sous un ciel particulièrement menaçant.


Sur la rive droite de la Garonne, voici la caserne des Pompiers de la Benauge, véritable cas d'école en matière de fonctionnalisme architectural.


Ensuite dirigeons-nous bien plus au sud, le long de la côte Atlantique jusqu'à Capbreton à la découverte de sa célèbre "estacade". Cette jetée était mal-en-point l'année dernière et a dû être fermée au grand public, mais elle a depuis été restaurée et devrait être prête à accueillir des visiteurs lorsqu'on aura à nouveau la possibilité de sortir !



Destination Bordeaux à nouveau, pour un peu de symétrie urbaine proposée par ces deux échoppes jumelles !


Cette photo panoramique montre la petite place de la rue Chabrely dans le quartier Bastide de Bordeaux, y compris la statue de 1896 du célèbre "médecin des pauvres" du quartier, le Dr Édouard Chabrely, sujet d'un de mes dossiers préférés sur le blog. Cette photo a été prise en 2014 et la cabine téléphonique n'est plus là ... 




Voici un repère de nivellement à découvrir sur le cours d'Albret à Bordeaux, c'est-à-dire un repère qui affiche les niveaux d'altitude et est utilisé par les géomètres ou toute personne généralement intéressée par l'altitude d'un lieu ! Il y en a des centaines à repérer dans la métropole sur les bâtiments, les ponts et les monuments et, devinez quoi, ils sont tous documentés sur un site web : https://geo.bordeaux-metropole.fr/canevas



Et nous terminons cette première sélection avec un ravissant escalator hors service dans le quartier Mériadeck de Bordeaux. Coïncidence, le dernier numéro du podcast Invisible Bordeaux parle justement de Mériadeck, assurez-vous de l'écouter !


> Deuxième sélection de photos à suivre bientôt !
> This item is also available in English! 

L'épisode n°14 du podcast Invisible Bordeaux est désormais disponible ! Dans ce numéro nous prenons la direction du quartier d...


L'épisode n°14 du podcast Invisible Bordeaux est désormais disponible ! Dans ce numéro nous prenons la direction du quartier de Mériadeck à Bordeaux en compagnie de l’architecte Mathias Cisnal, dont les travaux de recherche et de documentation sur le quartier sont devenus la référence en la matière, et sont notamment visibles en ligne par le biais de son site internet et de la page Facebook qu’il anime.  

Ensemble nous parlons des nombreux chapitres de l'histoire mouvementée de Mériadeck, de sa transformation à partir des années 1960, de l’architecture si particulière que l'on peut désormais y découvrir, d’urbanisme sur dalle, du désamour des Bordelais pour le quartier moderne, de diverses légendes urbaines qui ont pris forme au fil des années, de Mériadeck sur le grand et petit écran, et des meilleurs parcours et points de vue pour s’approprier ce quartier atypique.

Vous pouvez écouter le podcast via le bouton lecture qui doit s'afficher ci-dessous, ou alors sur différentes plates-formes dont Anchor, Apple Podcasts / iTunes, Spotify, Google Podcasts, Breaker, PocketCasts, RadioPublic, Overcast, Podbean, Podcast Addict et Stitcher. N'hésitez pas à vous abonner via l'application de votre choix afin de ne rien rater ! Bonne écoute et n'hésitez pas à dérouler la page pour découvrir tous les liens qui permettront d'aller plus loin dans la découverte du quartier Mériadeck !


Cliquez ici si le lecteur ne s'affiche pas sur votre appareil.

> Le site internet de Mathias consacré au quartier Mériadeck est à retrouver ici : http://meriadeck.free.fr
> La page Facebook est ici
> Sur le blog Invisible Bordeaux, un article entièrement dédié au quartier est à retrouver ici (uniquement en langue anglaise) et un timelapse aérien de la construction du quartier est disponible ici.

La ville de Bordeaux vient de dévoiler son quatrième plan-relief en bronze, situé au pied de la Cité du Vin. Tout comme les trois premi...


La ville de Bordeaux vient de dévoiler son quatrième plan-relief en bronze, situé au pied de la Cité du Vin. Tout comme les trois premiers, à voir sur les places Pey-Berland, de la Comédie et du Palais, cette nouvelle œuvre est la création du sculpteur François Didier, réalisée en collaboration avec la fonderie des Cyclopes à Mérignac. Le projet a été entièrement financé par l’UNADEV, l’Union Nationale des Aveugles et Déficients Visuels, dont le siège se trouve à Bordeaux.

Au fil des années, François Didier est devenu un peu un habitué du blog. Je l'ai rencontré pour la première fois en 2014 dans son atelier à Lugos, vers la pointe nord des Landes, pour parler longuement de l'histoire des trois premiers plans-reliefs, ainsi que du projet similaire mené dans le hameau de Bages, près de Pauillac. Depuis, de nouveaux plans ont été installés à Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence), plus récemment à Pau, et un autre devrait prochainement voir le jour à Chantilly. Nous nous sommes revus l'année suivante à Gradignan pour la découverte de son exposition « Neanysa » qui présentait une ville antique imaginaire.


Une inscription rappelle l'origine du don à la ville.
Ce qui nous amène à 2020 et à l'aimable invitation de François à assister à l’inauguration de ce nouveau plan-relief - aux côtés de divers officiels locaux et représentants de l'UNADEV - et d’avoir le privilège d'être parmi les premiers à pouvoir découvrir cette table d'orientation si unique, qui représente le quartier en constante évolution des Bassins à Flots, sur une zone qui s’étend depuis la Base Sous-Marine jusqu’au pont Chaban-Delmas.

Bien que ces plans-relief soient appréciés des publics de tous âges, il est important de se souvenir de leur raison d'être d'origine. François rappelle : « c’est un travail que j’ai réalisé pour les malvoyants à la commande de l’UNADEV, afin qu'ils puissent se faire une idée du quartier en touchant la maquette. Des correspondants malvoyants ont contribué en amont ; leur apport me permet de modifier ma perception de l’espace que je dois représenter. Cette réalisation n’est pas quelque chose qui vient des voyants vers les malvoyants, mais quelque chose qui vient des malvoyants vers les voyants ! »


Sous différents angles le plan-relief prend des airs très Instagram-friendly.
En l’occurrence, la réalisation est une interprétation attrayante et agréable du quartier : « Mon but est à la fois de montrer, objectivement, le quartier tel qu’on pourrait le voir d’avion, mais aussi d’essayer de faire sentir l’impression qu’on a quand on marche au niveau du sol. » Outre les entrepôts et sites industriels reconvertis, le plan-relief cherche à mettre en valeur les nombreux établissements culturels qui se sont développés ici ces dernières années : Cap Sciences, la Cité du Vin, le Musée Mer Marine, ou encore la Base sous-marine.

Gros plan sur la Base sous-marine miniature.
Tout n’était pas forcément très simple à mettre en œuvre : « J’ai un petit peu triché pour le pont Chaban-Delmas que j’ai choisi de représenter simultanément dans les positions levée et baissée, tout simplement pour des raisons de solidité et de sécurité. Le pont levé aurait été extrêmement fragile, alors que baissée les quatre piliers auraient été trop agressifs pour les passants. Quant à la Cité du Vin, il a été difficile de représenter avec un matériau opaque ce bâtiment tout en acier, en verre et transparent ! »

Le pont Chaban-Delmas aux deux tabliers.
Tout laisse à penser que ce nouveau plan-relief sera tout aussi apprécié que les autres : « Ces œuvres sont dehors mais sont respectées par le public. C’est une certaine façon de célébrer le quartier et ses habitants, en montrant qu’on leur prête attention ainsi qu’à leur habitat, à l’usage qu’ils font de leur quartier ; les gens le sentent et c’est pour cela que les œuvres sont respectées. »

Vous pourrez juger par vous-même en observant ce dernier ajout au paysage bordelais en vous rendant à l’esplanade devant la Cité du Vin, tout près du pont de tramway quai de Bacalan !

Pour agrémenter votre lecture de ce dossier, voire votre découverte de ce plan-relief, écoutez ce numéro « hors-série » du podcast Invisible Bordeaux, enregistré lors de l’inauguration début mars 2020. À découvrir ici ou via l’application podcast de votre choix (Spotify, Apple Podcasts, Google Podcasts, etc.).

Cliquez ici si le lecteur ne s'affiche pas correctement.

Bonus en forme de clin d’œil : me voici en pleine visite guidée aux côtés de l'artiste François Didier ! Confirmation au passage : il y avait beaucoup de vent ce jour-là. Photo reproduite ici avec l'aimable autorisation de l'UNADEV.

> Pour aller plus loin : tout sur la genèse des plans-reliefs de Bordeaux dans le premier article à retrouver ici (uniquement en anglais). Et cliquez ici pour lire le reportage sur le projet Neanysa de François Didier.  
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Il y a quelques semaines, les équipes de l'Université Bordeaux Montaigne ont marqué le 50e anniversaire de l’établissement en p...


Il y a quelques semaines, les équipes de l'Université Bordeaux Montaigne ont marqué le 50e anniversaire de l’établissement en publiant des photos soumises par des personnes qui y avaient étudié ou travaillé au fil des ans. Quelques photos envoyées par un certain Steve Owen ont vraiment attiré mon attention et m'ont incité à consulter sa galerie Flickr, où j’ai pu consulter d'autres vues de lieux et de scènes de vie à travers la ville, photographiées par Steve ainsi que par une Patti Larson.

J'ai pensé qu'il pourrait être amusant de retourner sur ces mêmes lieux près de cinquante ans plus tard... et c'est donc précisément ce que j'ai fait sur deux week-ends, après avoir d'abord reçu l’autorisation de Steve de donner cette seconde vie à ses photos… d'où les clichés que vous découvrez ici !

Porte Saint-Éloi / la Grosse Cloche. Le bâtiment tout en courbes à gauche n'existe plus.
La rue Sainte-Catherine, avant sa transformation en zone piétonne, vue depuis la place Saint-Projet.
La vue depuis le haut de la rue Sainte-Catherine.
Lors de nos échanges, Steve a confirmé qu'il avait donc été étudiant à ce qui était alors l'Université Bordeaux III au cours de l'année universitaire 1971-1972, et ce dans le cadre du programme « Education Abroad » de l'Université de Californie. « À cette époque, Bordeaux était le seul endroit en France pour nous étudiants de premier cycle à l’Université de Californie, et nous étions une centaine en tout. Nous avons passé six semaines à Pau pour suivre des cours de français, puis l'année universitaire à Bordeaux. Nous avons suivi les cours classiques en français, bien que l'UC ait dû mettre en place des systèmes d’examens et de notes à part car les deux systèmes étaient assez différents. J'étais étudiant en histoire, et la plupart des cours que j'ai suivis pendant mon séjour à Bordeaux étaient des cours d'histoire, même si j'ai également suivi un cursus d'histoire de l'art qui s'est déroulé dans l'ancienne faculté de médecine, place de la Victoire. »

Qui était alors cette Patti Larson créditée de nombreuses photos, et qui apparaît également sur certains de ces clichés ? « C'était une autre étudiante de Californie, et aussi ma petite amie à partir de la période où nous sommes partis de Pau fin septembre. Nous nous sommes mariés en 1974… et avons ensuite eu deux fils et deux petites-filles ».

Voici Patti et Steve devant l'entrée de la maison située rue Mouneyra où Patti était en location.
Restaurant universitaire / Bordeaux étudiants club, rue de Cursol.
Suite à son année bordelaise, Steve s’est intéressé de près à l'histoire française, matière qui est devenue sa spécialité pour la suite de ses études. Lui et Patti sont revenus en France en 1978-79 et ont passé dix mois, à Paris cette fois-ci, pendant que Steve travaillait dans les archives. « Ma carrière universitaire ne s'est toutefois jamais concrétisée et nous avons tous les deux fini par travailler dans l'administration à l'U.C. Berkeley, et nous sommes partis à la retraite il y a environ neuf ans. » Patti et Steve sont revenus à Bordeaux vers 2005 et « nous avons été impressionnés par la transformation de la ville… ainsi que par la dégradation du campus universitaire ».

Une magnifique R12 en vedette sur la place de la Victoire, où on pouvait apercevoir des panneaux indiquant le chemin vers Agen, Mont-de-Marsan, Pau et Toulouse.
Sensibilisation au code de la route dans le Parc bordelais.
Jour de carnaval à Talence.
Quels sont les souvenirs de Steve de son année à Bordeaux? « J’en garde de très bons souvenirs. Beaucoup de ces souvenirs tournent autour de Patti bien sûr, mais mon séjour bordelais (ainsi que plusieurs semaines passées à Paris à différents moments) a également suscité chez moi une véritable fascination pour la France en général. À l'époque, j'ai été frappé par les différences de perspectives et de styles de vie entre la Californie et la France, donc ce séjour avait un parfum assez exotique. La France et la Californie sont beaucoup plus similaires aujourd'hui, mais je reste toujours fasciné par l’approche des Français envers certaines choses. Quant à Bordeaux, j’y ai passé de bons moments, mais je n'ai pas été trop impressionné par la ville à l'époque. Plus tard, j'ai commencé à apprécier davantage le lieu ; était-ce la force de la nostalgie ou plutôt par le biais de la ville transformée que nous avons découverte lors de notre retour bien plus tard ? En tout cas, nous avons le projet de revenir à nouveau ces prochaines années. »

Patti et Steve, vous serez bien sûr les bienvenus !

Voici à nouveau le reportage photos... mais avec quelques images qui bougent en prime !


> Cliquez ici pour visionner les autres photos bordelaises de Steve Owen dans sa galerie Flickr. D'ailleurs, si vous déroulez la page, vous verrez même une photo de Steve et Patti aujourd'hui !
> Les publications Instagram de l'Université Bordeaux Montaigne sont à retrouver ici et ici.
> Un grand merci à Steve et à Patti d'avoir autorisé l'utilisation de leurs photos dans cet article, ainsi qu'à l'Université Bordeaux Montaigne dont les publications sont à l'origine de la découverte.
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